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Des traces de super-bactéries résistantes aux antibiotiques retrouvées dans l’air pollué

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 30 Novembre 2016, 18:39pm

Catégories : #Sciences

Des nouvelles recherches démontrent que l’air pollué dans les villes pourrait 

être encore plus dangereux que nous le pensions. En effet, des bactéries 

pharmacorésistantes y ont été détectées : celles-ci résistent aux antibiotiques 

communs.

Les scientifiques s’inquiètent et mettent en garde contre le fait que pour certains virus, 

le matériel génétique à l’origine de l’invulnérabilité aux antibiotiques se répand par le 

biais de l’air pollué urbain.

Ce sont des chercheurs de l’Université de Göteborg en Suède qui ont analysé 864 

échantillons d’ADN prélevés sur des humains, des animaux et des environnements 

à travers le monde entier afin de trouver des gènes liés à la résistance aux 

antibiotiques de certaines bactéries. Les résultats ont montré que les échantillons 

prélevés à Pékin (la capitale chinoise, connue pour son extrême pollution) possèdent 

un niveau élevé de gènes résistants aux antibiotiques. « Afin de généraliser nous 

n’avons étudié qu’un petit nombre d’échantillons d’air, nous devons examiner l’air de 

plus d’endroits », explique le chercheur principal Joakim Larsson. « Mais les 

échantillons que nous avons analysés ont démontré un large mélange de différents 

gènes résistants », ajoute-t-il.

Bien que la recherche n’explique pas si la bactérie découverte dans l’air pollué de

Pékin est vivante, ce qui augmenterait sérieusement la menace, Larsson annonce

qu’il est plus « raisonnable de croire qu’il y a un mélange de bactéries vivantes et

mortes, en se basant sur l’expérience d’autres études de l’air ». Ce qui reste tout de

même particulièrement inquiétant, est le fait que l’étude a révélé des gènes résistant

aux carbapénèmes : il s’agit de la classe d’antibiotiques de « dernier recours » donné

aux patients pour traiter les infections bactériennes persistantes n’ayant répondu à

aucun autre traitement.


Les chercheurs expliquent dans leur étude qu’il pourrait y avoir de « vastes sources »

de gènes à résistances inconnues, se cachant dans les environnements pollués. À

l’heure actuelle, nous ne savons pas à quel point la menace est grave, « cela peut

être un moyen de transmission bien plus important que ce que l’on pensait auparavant

», annonce Larsson. Le problème est que comme nous traitons des maladies avec

des antibiotiques, les bactéries et les virus mutent afin de pouvoir contrer ces

traitements, créant de la sorte de nouveaux micro-organismes connus sous le nom

de super-bactéries.

Et malheureusement, les bactéries évoluent plus vite que nos antibiotiques. C’est

pourquoi il est essentiel que nous améliorions notre compréhension de la propagation

de ces bactéries et virus. Il faut savoir que si nous ne pouvions plus utiliser

d’antibiotiques en tant que traitement, cela signifierait que les infections de routine

deviendraient dangereuses, voire mortelles.

C’est pour cette raison que la communauté scientifique se démène dans le but de

trouver des moyens efficaces pour combattre ces super-bactéries. L’équipe de

Larsson, connue pour sa recherche qui a permis d’identifier la corrélation entre la

décharge d’eau contaminée par des antibiotiques et l’augmentation de la résistance

bactérienne en Inde (recherche publiée dans Nature), se tourne désormais vers les

stations de traitement des eaux usées en Europe, pour effectuer des enquêtes

supplémentaires concernant cette menace.

« Nous allons étudier des échantillons d’air provenant des stations d’épuration.

Nous allons également étudier la flore bactérienne des employé(e)s y travaillant,

ainsi que des personnes vivant a proximité et aux alentours, afin de découvrir s’il

existerait un lien avec les usines de traitement des eaux usées », a expliqué Larsson.

En effet, comprendre comment ces bactéries résistantes aux antibiotiques se

propagent, nous permettrait d’avoir de meilleures chances pour tenter de les

combattre de manière efficace.

Sources : MicrobiomeUniversity of GothenburgNature

Commenter cet article

Juhas 01/12/2016 06:24

Ah...si qqun voulait bien enfin s'interesser aux chemtrails ca pourrait aider...

Juhas 01/12/2016 06:23

Ah...si qqun voulait bien enfin s'interesser aux chemtrails ca pourrait aider...

christiane 30/11/2016 19:57

est-ce qu'on comprendra un jour qu'il y a ensemencements tres toxiques : CHEMTRAILS ,est-ce normal que nos cieux soient quadriés par des trainées "blanches" larguées par avions sous pretexte que c'est pour le climat (mensonge) moultes rapports ont ete fait la dessus et nos politiques baissent toujours la culotte.

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