Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Les gens exceptionnels ont des qualités que l’école réprime

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 8 Novembre 2016, 17:58pm

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Etes-vous de ceux qui n’ont jamais été premier de la classe ? La vie regorge d’exemples de personnages illustres dont la scolarité fut médiocre, incomplète ou catastrophique. Des exceptions croyez-vous ? Ce n’est pas si sûr. Ces gens disposent tous de l’une des qualités majeures, essentielles à une réussite professionnelle ou personnelle et sociale. Or, ces qualités qui permettent à un individu de se réaliser pleinement, sont brimées, réprimandées et combattues par le système scolaire.

Étiez-vous le premier de la classe toute votre vie, depuis l’enfance jusqu’à la Fac ou l’université ? Certainement pas, ou peut-être pour quelques uns à qui cet article ne s’adresse pas. Car il s’adresse plutôt aux autres, à tous les autres, ceux pour qui l’école ne convient pas.

La vie a révélé d’illustres personnages autodidactes, ou n’ayant pas réussi leur scolarité. Ils ont aussi pour la plupart, été rejetés par la société, d’une façon ou d’une autre, dans un premier temps tout du moins. Car leur talent immense a fini par éclater aux yeux de ce monde qui les rejetaient, de cette société qui, a priori n’est pas pensée pour eux qui possèdent l’une de ces qualités essentielles dans la vie et… handicapantes durant la scolarité.

Ces personnages, comme bien d’autres connus ou non, viennent casser le mythe sans cesse rabâché par les parents et professeurs selon lequel  :

il faut travailler dur pour avoir de bonnes notes et réussir dans la vie.

Le lien entre réussir sa scolarité et réussir sa vie ne serait donc pas si évident que cela. Cette situation est-elle réservée à une poignée d’hommes et de femmes ? Pour le savoir, nous allons voir quelles sont les qualités essentielles qui transparaissent chez ces personnages qu’une vie extraordinaire a rendu exceptionnels.

Peut-être vous surprendrez-vous à partager une ou plusieurs des qualités de ces Grands du monde ? Peut-être réaliserez-vous que votre scolarité médiocre ou mauvaise ne fait pas de vous un nul ? Peut-être alors pourrez-vous profiter pleinement de ce potentiel qui est le vôtre, certainement inhibé par votre scolarité, mais qui ne demande qu’à s’exprimer !

Ces qualités essentielles que l’école réprime

Identifier ces qualités puis regarder comment le système scolaire les considère nous apprend beaucoup de choses. Non seulement l’école ne développe, n’utilise ni ne valorise ces qualités essentielles chez l’individu, mais elles sont même réprimées. Le problème et l’ironie de la situation est qu’en arrivant dans la vie active, ces qualités humaines font toute la différence !

 

1. La passion

Qu’est-ce que la passion ? Un Einstein ou un Bill Gates sont deux exemples de personnages passionnés dans leur domaine, qui ont connu d’importantes difficultés scolaires… avant une réussite exceptionnelle. Eux comme bien d’autres, ont un rapport passionnel avec leur discipline de prédilection.

Un élève passionné par telle ou telle matière, va naturellement délaisser les autres matières scolaires, du fait de ce rapport au sujet passionnel qui génère l’émotion et fait naître les sentiments. Rien n’est plus humain que de nourrir ce qui provoque en nous émotions et sentiments : notre passion. Etre passionné nous rend plus humain.

Ceux qui accèdent à l’excellence par un travail acharné, parfois illuminés ou visionnaires ; ceux qui accèdent au bonheur d’une vie intense, dont le moteur est alimenté par les sentiments et les émotions : ceux là vivent leur passion, lui consacrent le temps et l’énergie nécessaires, quitte à délaisser le reste.

peut faire mieux

On peut donc en toute légitimité, se demander pourquoi l’école s’entête à exiger de chacun qu’il travaille bien dans toutes les matières ? A l’école, ce qui me passionne est traité sur le même registre que le reste : des informations à ingurgiter et restituer à la demande. En voulant apporter les mêmes connaissances à tous, l’école sanctionne les passionnés. En ne valorisant pas l’approche émotionnelle et sentimentale du travail, elle s’oppose à ce qu’il y a de plus humain chez ces élèves. Une aberration.

 

2. La curiosité

La curiosité est à la base de toute découverte depuis toujours et, c’est également une condition indispensable à toute découverte future. Ainsi va le monde… pas l’école.

Notre curiosité permet également de trouver des solutions à nos problèmes du quotidien. Autrement dit, la curiosité est une forme d’insoumission aux problèmes. Comprendre pour maîtriser les difficultés, plus que de subir avec fatalité : c’est l’essence même de la vie. La curiosité nous garantit l’accès à une vie meilleure, faite de choix éclairés et non pas une vie résignée face à nos incompréhensions.

L’élève curieux, est un élève cherchant à s’informer davantage, voulant en connaître plus sur plus de choses. C’est un élève qui souhaitera comprendre un raisonnement, quitte à le remettre en question selon les informations dont lui dispose. Il dévore les manuels scolaires et « déborde » du cours que ses professeurs cherchent à distiller méthodiquement afin de « rester dans le programme » et « réaliser les objectifs d’acquisition ».

hors sujet

C’est élève qui tentera de faire passer cette vision plus complète ou plus personnelle d’un sujet dans sa copie va très vitre être disqualifié. Il n’est en effet pas question pour le système scolaire d’évaluer ces connaissances supplémentaires. Il s’agit (seulement) d’évaluer les capacités à répondre aux questions posées. L’élève est réduit par une évaluation minimaliste et conformiste à n’être qu’un magnétophone. Rec/play.

La vie, elle, nous demande au contraire d’en savoir toujours plus, de se remettre en question, de s’informer, se former et de surtout ne pas nous contenter de ce que nous a appris l’école. Le conformisme va à l’encontre de la vie, de ses exigences qui sont énormes et font appel à des savoirs multiples… que la curiosité permet de se procurer. La vie nous demande d’être celui dont l’école ne veut pas.

 

3. La visibilité

La vie professionnelle comme personnelle nous impose d’avoir de la visibilité. Nous nous fixons des objectifs pour parvenir à réaliser notre but. Autrement dit, la vie nous apprend (car l’école a oublié) à planifier des taches et leur réalisation, dans  le but de servir un objectif. La méthode est simple, le résultat efficace.

A l’école les choses sont différentes. Si, pour réaliser son but, l’élève se fixe des objectifs distincts, pondérés, graduels… il va immanquablement se heurter aux exigences de l’école. On lui demande de travailler et d’avoir les meilleurs notes possibles dans toutes les matières. On n’accepte pas qu’il se « contente » de réaliser ses objectifs, quand bien même ceux-ci lui garantiraient le succès. En d’autres termes : ses aptitudes à mettre en oeuvre méthodiquement sa réussite lui sont reprochées.

doit fournir plus de travail

C’est d’autant plus dommageable, que la situation est rigoureusement à l’inverse de ce que le monde du travail exige. On veut que nous soyons des professionnels performants dans la réalisation de nos objectifs, pas performants par ailleurs ou en toutes choses.

Il en va de même dans la vie. Dès la petite enfance, nous faisons des choix (inconscients) et nous fixons des objectifs. Certains apprennent d’abord le langage alors que d’autre se concentrent avant sur l’acquisition de la marche, le but ultime et commun étant le même pour tous : se développer.

L’être humain a un but personnel pour lequel il se fixe des objectifs personnalisés, qu’il réalise un à un et l’un après l’autre, selon un ordre qu’il se fixe et en fonction de ses capacités et de son analyse des différents éléments qui peuvent l’amener au succès. La vie fonctionne de cette façon. La vie ne consiste pas à réaliser ou apprendre tout et n’importe quoi, sans objectif clairement défini. Il n’y a qu’à l’école que cela existe.

 

4. La créativité

La créativité est une qualité fondamentale de l’individu. Chacun développe naturellement sa capacité créative durant l’enfance. C’est aussi la première chose que nous enlève l’école. Quelques années plus tard, très peu d’adultes seront restés créatifs.

Entre deux il y a eu l’école. Elle empêche l’enfant de se comporter comme il en avait pris l’habitude de le faire : avec la créativité et l’imaginaire qui le caractérise. L’école crée des stéréotypes de réflexion et d’expression. On demande à l’élève de dire ce qu’il faut dire, non pas ce qu’il veut dire; on lui demande de réaliser un certain travail, de la façon qu’il lui a été apprise et pas autrement.

élève dispersé

Le créatif s’ennuie à l’école. Constamment en train de dessiner au fond de la classe, il aime aborder des sujets qui sortent du cours. Mais on lui apprend à rester dans le cadre scolaire, il apprend à formater sa pensée, comme on écrit dans les lignes : droit et sans dépasser.

Encore une fois, ceci est à l’opposé de ce qui l’attend dans la vie active où il faut être créatif et au top de l’innovation afin de surprendre, de séduire et de sortir du lot.

 

5. La sociabilité

Un enfant avec une grande aptitude à créer du lien, à développer de la relation aux autres, va être identifié à l’école comme un élève ayant un problème de bavardage récurent. Cet enfant à l’intelligence relationnelle hors norme a besoin de travailler en groupe. Il a besoin de l’autre, besoin d’être en synergie. Porté par l’euphorie du groupe, il est capable de donner le meilleur.

Cet élève sociable ne peut pas garder le silence ou écouter son professeur durant une heure. Il a besoin d’une ambiance collective, de provoquer chez l’autre des réactions pour pouvoir rebondir. En fait, l’absence de sociabilité constitue un risque pour lui, c’est un vide insupportable.

trop de bavardage

Aux examens, ces enfants peuvent tricher, mais non pas par volonté de tromper. S’ils entrent en relation avec leurs voisins durant un contrôle surveillé, c’est parce qu’ils ont besoin de ce partage. D’ailleurs, ils « trichent » autant pour trouver des solutions que pour en proposer à leurs camarades.

Ce que l’école appelle « tricher », le monde professionnel appel cela le travaille d’équipe. L’école demande de fournir un travail individuel, la vie demande de composer avec ses collègues. Allez comprendre.

 

Rien n’est perdu mais… tout reste à faire

 

Vous le voyez, ces qualités essentielles ne sont absolument pas valorisées à l’école. Elles sont au contraire réprimées. Ces qualités sont pourtant utiles et même indispensables dans la vie active. Le danger, c’est que ces élèves passionnés, curieux, méthodiques, créatifs et/ou sociables développent, comme c’est malheureusement trop souvent le cas, un sentiment d’infériorité et l’idée que la réussite n’est pas pour eux.

Ces mêmes personnes rejetées par le système scolaire ont pourtant les qualités requises pour réussir leur vie, se transcender et vivre avec passion. Mais il faudra au préalable déconstruire ce que l’école a mis en oeuvre et, parvenir à se défaire de l’image négative de soi-même.

Une image négative sans cesse renvoyée par une institution scolaire qui a décidément bien du mal a comprendre ou reconnaître la valeur des gens. Mais peut-être n’en a-t-elle que faire des gens ? Car finalement, le plus important à l’école ce n’est pas l’élève, dommage.

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vigilman 09/11/2016 02:29

l'intelligence est l'instruction son deux chose différente.

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