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Jean Marie Le Pen : Le Retour

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 23 Décembre 2016, 12:19pm

Catégories : #Economie-politique

Pour se financer en 2017, le FN n'exclut pas de faire appel à Jean-Marie Le Pen

 

Confronté au refus des banques Françaises, le parti de Marine Le Pen cherche toujours des pistes de financement pour ses campagnes, y compris à l'étranger.

Le Front national cherche toujours les fonds qui lui permettront de faire campagne: douze millions d'euros pour le financement de la présidentielle 2017 et huit millions d'euros pour celle des législatives qui suivent. Problème: les banques françaises rechignent toujours à prêter au parti de Marine Le Pen, comme le confirme au Figaro le trésorier du parti Wallerand de Saint-Just. Dès lors les spéculations vont bon train sur les tractations menées en coulisses par le FN auprès d'établissements, y compris à l'étranger. En interne les cadres indiquent étudier toutes les options de financement, y compris celle de s'adresser à Cotelec, l'association de financement créée et dirigée par Jean-Marie Le Pen.

«Aucune hypothèse n'est écartée actuellement», confirme David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen. «Les banques françaises continuent de faire de la politique en refusant de nous avancer les fonds alors que d'autres candidats moins solvables y parviennent», s'agace le maire de Fréjus. Si le cadre reste discret sur les partenaires envisagés pour les tractations en cours, il assure qu'à six mois du scrutin, «beaucoup d'options sont sur la table». «Nous cherchons encore, en France en Europe et partout dans le monde. Mais à ce stade nous n'avons pas trouvé», déplore pour sa part Nicolas Bay, secrétaire général du Front national ce jeudi sur Europe 1. Reste que la perspective de s'adresser à Cotelec n'est pas tout à fait confortable pour l'état-major frontiste.

 

Quand le FN voulait contourner Cotelec

 

Le 13 décembre dernier, le même Nicolas Bay confirmait en effet avoir adressé un courrier aux donateurs du FN pour qu'ils versent leurs contributions directement au parti, en contournant donc Cotelec. «Nous préférons demander aux prêteurs de Cotelec qui, pour l'essentiel, sont des soutiens du Front national, de prêter directement au FN car le parti peut parfaitement faire lui-même ce que fait Cotelec» expliquait-il. Le «carré de Nanterre», où siège la direction du parti, considère que les appels aux dons lancés par Jean-Marie Le Pen, sont diffusés de manière injustifiée, faute d'autorisation du parti, à partir d'un fichier contenant de nombreux adhérents Frontistes. En cause, l'évocation «ambiguë» du FN par Jean-Marie Le Pen dans ses appels, qui ne préciserait pas clairement comment les dons seront utilisés. Certains s'inquiètent donc de le voir tenter de financer les campagnes pour les législatives des candidats labellisés «Jeanne Au secours», que le fondateur du FN entend soutenir.

Des contacts existent entre les équipes juridiques de Jean-Marie Le Pen et sa fille, y compris sur cette question, confirme-t-on dans le giron du fondateur du FN, tenu en marge du parti depuis août 2015. «Mais il n'a jamais été question de financer ces candidats labellisés Jeanne Au secours avec Cotelec. Ils doivent prendre les risques eux-mêmes, y compris sur le plan financier, et ils le savent», se défend auprès au Figaro Lorrain de Saint-Affrique, le chef de cabinet du «menhir». Quant à la perspective de financer à nouveau les campagnes du FN, elle est accueillie avec le sourire. «Si toutes les garanties sont apportées, nous y consentirons. Nous ne sommes pas rancuniers. Jean-Marie Le Pen a toujours dit que Cotelec doit servir au financement des campagnes du FN. C'est de l'argent de déposants qui font confiance à Jean-Marie Le Pen en ce sens, et il n'y dérogera pas», assure celui qui fut en charge de la stratégie de communication du FN entre 1984 et 1994.

 

Le FN scruté depuis les USA

 

Ces dernières semaines, les rumeurs vont bon train quant aux tractations du FN pour financer sa campagne. Dernière en date, révélée ce mercredi par Le Canard Enchaîné: le parti aurait tenté de s'appuyer sur les bonnes relations qu'il entretient avec Moscou pour obtenir un prêt de 30 millions de dollars, en échange de l'engagement de la candidate du parti à reconnaître la Crimée comme partie intégrante de la Russie, si elle emportait l'élection. Une information formellement démentie par les cadres du parti depuis. Le prêt de 9 millions d'euros, déjà accordé par une banque proche du pouvoir russe au FN en 2014, avait soulevé des interrogations sur l'indépendance du FN vis-à-vis de Moscou.

Au-delà la piste Russe, des discussions ont été menées avec des établissements au Royaume-Uni et aux États-Unis. Une banque américaine se serait désistée «au tout dernier moment», selon l'entourage de Marine Le Pen, cité dans le Parisien. A sein du FN, d'autres voudraient se rapprocher de banques alternatives, par exemple implantées dans les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

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