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Le Journal du Dimanche remet en cause les annonces sur l'état de santé de Michel Polnareff

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 11 Décembre 2016, 12:15pm

Catégories : #Société

Dans une enquête, l'hebdomadaire dévoile de nombreuses zones d'ombre entourant l'hospitalisation du chanteur et l'annulation de plusieurs de ses concerts.

 
AFP
Michel Polnareff à Epernay le 30 avril 2016.

MUSIQUE - "L'hospitalisation cache-t-elle un imbroglio personnel, un litige financier et une intox médiatique?" s'interroge le Journal du Dimanche ce 11 décembre. D'après l'hebdomadaire, les annonces alarmantes sur l'état de santé de Michel Polnareff pourraient avoir "servi à légitimer l'annulation de deux concerts", une version fermement contestée par le médecin du chanteur le Dr Philippe Siou.

 

Le producteur des spectacles, la société Gilbert Coullier, a saisi selon le JDD ses avocats à propos des deux concerts annulés, à Nantes et Paris, soit une somme de 500.000 euros en jeu.

 

Polnareff au bar de son hôtel le jour de l'annulation de ses concerts?

Le journal affirme que le jour de l'annulation des deux dernières étapes de sa tournée (Nantes et Paris), le chanteur a été vu au bar de son hôtel où il a laissé une addition de 362 euros. D'après son garde du corps, le chanteur se serait effondré sur la table. "C'était impressionnant, je ne l'avais jamais vu dans un tel état", raconte-t-il au JDD.

 

Le producteur Gilbert Coullier, furieux, écrit alors à l'avocat de Michel Polnareff pour demander des explications, selon le journal. Le lendemain, le chanteur "était en pleine forme à son réveil" selon son garde du corps. Il annulera pourtant son concert le soir même à la salle Pleyel à Paris, se disant "dans un état d'épuisement total" dans une vidéo diffusée sur Facebook.

 

Le samedi 3 décembre, le chanteur fait volte-face et se dit prêt à partir dans l'après-midi pour Nantes, où l'attend l'ultime concert de la tournée. Mais il revient dans l'après-midi sur sa décision et appelle le Dr Philippe Siou, de l'hôpital américain de Neuilly, qui décide de le placer en observation pour le week-end.

C'est ce médecin, ayant soigné de nombreuses personnalités du spectacle, qui évoque le mardi suivant lors d'une conférence de presse "une embolie pulmonaire bilatérale qui engage son pronostic vital".

"Je suis droit dans mes bottes", a indiqué Philippe Siou à l'AFP. "J'ai des éléments purement factuels, j'ai des examens, des scanners où on voit des caillots de sang dans ses poumons". "Que les gens qui disent 'il n'a rien' viennent le voir. Qu'un magistrat saisisse un expert judiciaire et que cet expert judiciaire vienne dans notre hôpital, on lui sortira le dossier", ajoute-t-il.

"Une embolie pulmonaire ne s'invente pas"

Interrogé sur l'hypothèse d'une imprégnation alcoolique, le médecin souligne que le bilan hépatique fait à l'entrée du chanteur à l'hôpital était "strictement normal".

"Je suis surpris de ce déni. Une embolie pulmonaire ne s'invente pas", a pour sa part réagi Fabien Lecoeuvre, l'attaché de presse du chanteur depuis douze ans. "Personne ne comprend ce déni de situation de Gilbert Coullier. Depuis le début il n'accepte pas l'embolie pulmonaire de Polnareff constatée et certifiée par les médecins. N'aurait-il pas payé la police d'assurance?", s'interroge-t-il, soupçonnant "un loup".

Gilbert Coullier a refusé de commenter les informations du JDD, précise l'hebdomadaire.

L'interprète du "Bal des Laze" a enchaîné près de 70 concerts depuis le printemps. Il a été victime en début de semaine dernière d'une sinusite qui s'est transformée en bronchite, selon Fabien Lecoeuvre. Sous antibiotiques, il avait toutefois pu assurer trois concerts consécutifs, à Toulouse, Pau et Bordeaux, mais avait renoncé à la salle Pleyel à Paris, vendredi 2 décembre, puis au Zénith de Nantes, samedi 3 décembre.

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