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Les mesures chocs que Macron va annoncer

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 10 Décembre 2016, 12:30pm

Catégories : #Economie-politique

Le fondateur d’En Marche! vient de distribuer à ses cadres un document qui synthétise ses valeurs et son programme. Avec certaines mesures totalement explosives.

Emmanuel Macron

© Fournis par www.challenges.fr Emmanuel Macron

C’est le vade-mecum pour les cadres d’En Marche!, le mouvement d’Emmanuel Macron. Titré « La Révolution en Marche », le document de 18 pages, tout juste imprimé et destiné notamment aux 100 référents départementaux du parti, rappelle le socle de valeurs et détaille le projet du candidat à la présidentielle, avec des éléments plus précis que dans son livre «Révolution», sorti chez XO. Un document important pour cette organisation, lancée en avril dernier, qui essaie de se structurer pour mener la bataille de la présidentielle.

 

"Passer d’une société des statuts à celle des sécurités individuelles"

 

Jusqu’alors, elle ne disposait d’aucune doctrine officielle pour porter la bonne parole du « Chef », comme on appelle Macron à son nouveau QG dans le 15ème arrondissement de Paris. Et la majorité des responsables locaux n’ont jamais eu de responsabilité dans un parti. Il leur fallait donc un socle idéologique et un début de programme, que Macron va encore préciser lors de son meeting, samedi 10 décembre à Paris, où il espère pas moins de 10.000 supporters. Sur les valeurs, pas de surprise. L’ex ministre rappelle qu’il «croit au progrès» et veut s’attaquer à « tous les conservatismes ». Et il prône un big bang: «nous croyons que le temps n’est pas celui des petits ajustements mais celui de l’innovation radicale ». Point clé: il entend réconcilier deux valeurs, qui d’après lui, ont été très souvent opposées : la liberté et l’égalité. « Longtemps la droite a revendiqué le monopole de la liberté et la gauche de le monopole de l’égalité». Surtout, il compte s’attaquer à notre modèle social hérité de 1945, «en passant d’une société des statuts à celle des sécurités individuelles». Un chantier de longue haleine qui nécessiterait deux quinquennats : «Construire cette société que nous voulons prendra dix ans», écrit-il.

Sur le programme économique, Macron reste vague sur de nombreux points. Il confirme à ses cadres qu’il veut réduire les dépenses publiques: «tous les champs et tous les acteurs publics doivent être mis à contribution». A l’inverse, l’Etat doit plus investir dans plusieurs domaines: l’éducation, la transition écologique et la sécurité. Dans ce document, le candidat précise qu’il veut recruter 10.000 policiers et gendarmes sur les trois prochaines années. Même flou sur le coût du travail. Macron affiche sa volonté de le diminuer pour pousser les entreprises à embaucher et investir. «Les cotisations patronales, notamment sur les bas salaires seront réduites», écrit-il, sans plus de précision. Une réduction qui s’ajoute à celle sur les charges salariales qu’il veut diminuer en les transférant sur la CSG.

 

Décentraliser une partie de l'Education Nationale, enlever les formations aux syndicats...

 

L’enseignement apparaît comme l’une de ses réformes clés. Il confirme sa volonté de concentrer les moyens sur le primaire et dans les zones défavorisées «en donnant plus à ceux qui ont moins ». Et l’enseignement professionnel «doit devenir une priorité de l’Education Nationale», souligne t-il. Avec une proposition inédite : « L’Etat doit définir les programmes et le cadre de l’enseignement professionnel, et la gestion de ces filières doit être transférée aux régions». Une partie de l’Education Nationale décentralisée? Voilà une proposition choc, qui va secouer le monde enseignant.

Sur le travail, Macron veut un big bang du système de formation professionnelle, qui dépense 30 milliards d’euros mais «bénéficie surtout à ceux qui en ont le moins besoin». Son projet : « tous les actifs devront pouvoir s’adresser directement aux prestataires de formation, sans intermédiaire». En clair, il veut faire exploser le système des organismes de collecte (les OPCA), gérés par le patronat et les syndicats, opaque et très coûteux.

En matière de droit du travail, il confirme son projet de permettre aux syndicats de déroger à la loi par des accords majoritaires (sur le temps de travail par exemple). Pour cela, il préconise de « donner aux syndicats les moyens de la négociation. Aujourd’hui, leurs ressources sont parfois insuffisantes et trop opaques. «Il faut permettre aux salariés d’orienter directement des ressources, abondées par l’entreprise, vers le syndicat de leur choix», précise le document. De fait, il s’agit de créer un système de chèque syndical, comme l’a développé le groupe Axa.

 

Big-bang des retraites, avec la création d’un «régime universel»

 

Point clé: sur la protection sociale, Emmanuel Macron fait une mise au point à ses troupes:  Le revenu universel n’est une bonne solution». Cette idée très à la mode, prônée à droite et à gauche, qui consiste à verser à tous un revenu de base est totalement rejetée. Pour des raisons financières mais aussi pour « un attachement au travail » revendiqué: «Nous croyons au travail comme valeur, comme facteur d’émancipation, comme vecteur de mobilité sociale ». Cette ode au travail -qui rappel la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007- est même devenue un nouvel axe de campagne.

Enfin, sur la Sécurité Sociale, l’ex conseil de François Hollande à l’Elysée met la barre très haut. Il prévoit un big-bang des retraites, avec la création d’un «régime universel», en rapprochant les régimes des salariés, des indépendants et des fonctionnaires. Un chantier pharaonique, la France comptant pas moins de 36 régimes! Même chamboulement dans l’assurance chômage: pour favoriser la mobilité, Macron veut permettre aux salariés démissionnaires de bénéficier des indemnités chômage. Et il prévoit d’«ouvrir des droits aux indépendants, commerçants et artisans». Pas moins. Autant de propositions décapantes que les cadres de Macron vont porter dans leurs comités locaux. Séduisantes sur le papier, elles exigent d’être détaillées. Car elles vont être très attaquées par les adversaires d’Emmanuel Macron, qui vont en dénoncer le coût, voire l’incohérence.

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anckou 10/12/2016 14:34

je ne voterai jamais pour le candidat des banques ,hé pis c'est tout ha ça mais

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