Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


L’énigme de la plus grosse explosion de l’histoire

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 25 Janvier 2017, 07:29am

Catégories : #Mystères

En juin 1908, une énorme explosion secoue la Sibérie. Foudre ? Météorite ? La déflagration est ressentie jusqu’au Royaume-Uni et même aux États-Unis ! Après des années de recherches, on n’est toujours pas capable d’expliquer l’origine de ce mystérieux cataclysme. Et des scientifiques russes viennent d’invalider la dernière hypothèse en date…
 

Une boule de feu traverse le ciel de Sibérie cette nuit-là. Puis soudain, au-dessus de la rivière Toungouska pierreuse, une effroyable explosion… Les rares témoins qui ont pu décrire la scène parlent d’un fracas épouvantable, « comme des pierres tombant du ciel ». La terre tremble, l’air devient brûlant.

Ce 30 juin 1908, les Toungouzes, le peuple nomade qui vit dans cette région désertique de Sibérie centrale, pensent que c’est la colère du dieu Ogdy qui s’abat sur Terre. L’onde sismique est ressentie sur toute la planète. Les poussières de l’explosion forment un panache qui s’élève à 20 kilomètres de haut et plus de 60 millions d’arbres sur 2 000 kilomètres carrés de taïga sont brûlés…

À l’époque, l’explosion a été enregistrée sur des sismographes : ils ont évalué sa magnitude entre 4,5 et 5 sur l’échelle de Richter. Quant à sa puissance, elle a été estimée à 185 fois celle de la bombe qui détruisit Hiroshima. Mais on n’a pas eu de preuve de décès humains lors de cet événement, appelé Toungouska.

Expéditions en Sibérie

Une vingtaine d’années plus tard, en 1927, le minéralogiste soviétique et spécialiste des météorites Leonid Kulik lance la première expédition vers cette région de Sibérie. Le paysage apocalyptique découvert par les membres de l’expédition laisse penser aux dommages causés par les plus grosses des météorites.

En revanche, aucune trace de cratère. Kulik conclut que la météorite a explosé avant de toucher le sol. Trois autres expéditions, en 1928, 1930 et 1938 retournent sur les lieux mais n’apportent pas de nouveaux éléments.

Une météorite hybride ?

Les hypothèses les plus folles circulent alors. Trou noir, boule de foudre, explosion d’antimatière et même attaque d’extraterrestres ! Ces derniers auraient fait exploser la météorite pour sauver la Terre… Mais d’autres études (plus sérieuses), s’attachent à la composition de ce corps céleste. En 1958, puis en 1961, de très nombreuses particules de métal et de silicate sont étudiées. Résultat : ce qui aurait heurté la Terre serait une comète dont le noyau est composé de glace et de poussière. On estime sa taille à 60 mètres de diamètre pour 60 000 tonnes. Comme la plus grande partie de ses composants se serait dispersée dans l’atmosphère lors de l’explosion, il n’est tombé sur Terre qu’une pluie de matériaux divers.

En 1990, une nouvelle équipe prélève des gouttes de résine dans les troncs de conifères sur place. Encore davantage de microparticules sont observées ce qui fait dire aux scientifiques qu’il s’agirait finalement d’un hybride entre un astéroïde et une comète, mélange de roche et de glace, pas assez massif pour provoquer un cratère lors de sa chute.

Mais pendant des années, une équipe de scientifiques italiens de l’Université de Bologne, a, elle, cherché à valider l’hypothèse de la météorite et du cratère. Parmi eux, Luca Gasperini découvre que le lac Cheko (voir carte), n’est pas mentionné sur les cartes de la Sibérie datant de l’époque des tsars. Son équipe part analyser les sédiments sur les bords de ce lac. Ils les datent de moins d’un siècle et concluent que la matière dense et pierreuse trouvée au fond du lac est le reste de l’explosion de météorite.

En revanche, aucune trace de cratère. Kulik conclut que la météorite a explosé avant de toucher le sol. Trois autres expéditions, en 1928, 1930 et 1938 retournent sur les lieux mais n’apportent pas de nouveaux éléments.

Une météorite hybride ?

Les hypothèses les plus folles circulent alors. Trou noir, boule de foudre, explosion d’antimatière et même attaque d’extraterrestres ! Ces derniers auraient fait exploser la météorite pour sauver la Terre… Mais d’autres études (plus sérieuses), s’attachent à la composition de ce corps céleste. En 1958, puis en 1961, de très nombreuses particules de métal et de silicate sont étudiées. Résultat : ce qui aurait heurté la Terre serait une comète dont le noyau est composé de glace et de poussière. On estime sa taille à 60 mètres de diamètre pour 60 000 tonnes. Comme la plus grande partie de ses composants se serait dispersée dans l’atmosphère lors de l’explosion, il n’est tombé sur Terre qu’une pluie de matériaux divers.

En 1990, une nouvelle équipe prélève des gouttes de résine dans les troncs de conifères sur place. Encore davantage de microparticules sont observées ce qui fait dire aux scientifiques qu’il s’agirait finalement d’un hybride entre un astéroïde et une comète, mélange de roche et de glace, pas assez massif pour provoquer un cratère lors de sa chute.

Mais pendant des années, une équipe de scientifiques italiens de l’Université de Bologne, a, elle, cherché à valider l’hypothèse de la météorite et du cratère. Parmi eux, Luca Gasperini découvre que le lac Cheko (voir carte), n’est pas mentionné sur les cartes de la Sibérie datant de l’époque des tsars. Son équipe part analyser les sédiments sur les bords de ce lac. Ils les datent de moins d’un siècle et concluent que la matière dense et pierreuse trouvée au fond du lac est le reste de l’explosion de météorite.

L’équipe de l’Université de Bologne sur les bords du lac Cheko. (Photo : Université de Bologne)

Selon l’hypothèse finale de Luca Gasperini, interrogé en 2007 par National Geographic, deux corps célestes sont entrés dans l’atmosphère, l’un a explosé à environ 8 km au-dessus de la Terre et l’autre s’y est écrasé, formant le cratère du lac Cheko.

Croissance spectaculaire de la végétation

Récemment, des chercheurs russes de la Société de géographie de Sibérie ont remis en cause cette hypothèse. Ils ont analysé des sédiments provenant de la partie la plus profonde du lac, à plus de 50 mètres sous la surface. D’après eux, les échantillons datent de 280 ans, ce qui veut dire que le lac est sûrement encore plus vieux, car ils n’ont pas pu extraire les sédiments les plus anciens de cette couche du lac.

« Le lac semble jeune, mais pas assez pour être le cratère causé par Toungouska », expliquent-ils dans The Siberian Times. Leurs résultats seront publiés dans leur totalité en juillet prochain.

Est-ce un astéroïde, une météorite, un objet hybride qui est tombé en 1908 ? Le mystère reste entier. (Photo : Flickr)

La question de la nature de cet objet reste encore floue. Pour certains scientifiques, l’absence de cratère d’impact n’est pas compatible avec la chute d’un astéroïde ou d’une météorite. Et d’autres mystères planent autour de Toungouska. Des végétaux proches de l’épicentre du cataclysme ont une croissance spectaculaire, dix fois plus rapide que celle observée dans le reste de la région. Dans son ouvrage La Terre bombardée : impactisme et catastrophisme, (qui tord le cou à l’hypothèse des extraterrestres 

concernant Toungouska), Michel-Alain Combes explique que la poussière de l’explosion a agi comme un super engrais.

« La végétation postcatastrophe s’est avérée anormalement riche en arsenic, en iode, brome, zinc et tellurium. » Des scientifiques russes ont aussi signalé des mutations génétiques observées sur des insectes. Mais ces derniers résultats sont plus contestés.

Quelle est la différence entre comète, astéroïde et météorite ? Entre astéroïde et météorite, c’est la taille qui varie. Un astéroïde peut mesurer entre plusieurs mètres et plusieurs kilomètres. Issu du système solaire, c’est un corps céleste qui est composé de roches, de glace et de métaux. Une météorite est de l’ordre du mètre. Son entrée dans l’atmosphère provoque une lumière intense. Généralement il s’agit de morceau d’astéroïde ou de comète. Les comètes sont aussi des corps issus du Système solaire. À la différence des deux autres, la comète a un noyau composé de glace et de poussière. Quand elle s’approche du Soleil, une fine atmosphère se forme autour d’elle : c’est la chevelure, la queue de la comète, visible depuis la Terre.

http://www.ouest-france.fr/

Nous sommes sociaux !

Articles récents