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La NASA s'apprête à explorer un astéroïde de métal qui pourrait être le noyau d'une vieille planète

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 5 Janvier 2017, 18:11pm

Catégories : #Espace

La NASA a révélé mercredi 4 janvier quelles seraient ses deux prochaines missions spatiales. L'objectif principal : étudier un astéroïde de métal, probablement le noyau d'une ancienne planète.

Présentées mercredi 4 janvier, les deux nouvelles missions de la NASA vont aider les scientifiques à percer le mystère des origines du système solaire.

Appelées Lucy et Psyche, elles seront lancées respectivement en 2021 et en 2023. Il s'agira d'envoyer des vaisseaux robotisés sur des astéroïdes. L'un de ces derniers est ce que l'on pense être le reste de la formation d'une planète il y a des milliards d'années.

"Lucy ira sur l'environnement riche des mystérieux astéroïdes troyens de Jupiter, tandis que Psyche ira étudier un astéroïde unique, en métal, qu'on n'avait encore jamais approché", décrit Thomas Zurbuchen, administrateur associé de la Direction des missions scientifiques de la NASA, dans une déclaration.

La cible de Psyche – (16) Psyche – fait environ 209 kilomètres de large. C'est un astéroïde de métal qui pourrait, d'une certaine manière, ressembler au noyau de la Terre d'après la NASA.

Les chercheurs ont même suggéré que l'astéroïde serait en fait le reste du noyau d'une ancienne planète (de la taille de Mars) qui aurait "perdu ses couches rocheuses extérieures" lors de son explosion il y a des milliards d'années. Accessoirement, (16) Psyche est en métal.

 

"C'est en s'éloignant que nous en apprendrons plus sur le noyau de notre propre planète"

 

"C'est une opportunité pour nous d'explorer un autre type d'environnement – pas de roche ou de glace, mais de métal", selon Lindy Elkins-Tanton, chercheuse principale de la mission Psyche. "(16) Psyche est le seul objet connu de ce genre dans le système solaire, et c'est la seule manière pour nous d'étudier le noyau d'une planète. Quelque part, c'est en s'éloignant dans l'espace que nous en apprendrons plus sur le noyau de notre propre planète."

Le chemin sera long pour la NASA : l'astéroïde se trouve à presque 500 millions de kilomètres du soleil.

Les origines du système solaire

La mission Lucy, elle, ira se balader dans le système solaire à partir de 2021. Plutôt que de se concentrer sur une seule cible, Lucy a été construite pour étudier différentes roches spatiales. L'engin spatial rendra visite à un astéroïde dans la ceinture d'astéroïdes principale entre Mars et Jupiter, et à 6 astéroïdes troyens – un groupe d'astéroïdes gravitant autour de Jupiter.

 

"La mission Lucy – comme le fossile – va révolutionner la compréhension de nos origines"

 

Lucy fera son premier arrêt dans la ceinture principale en 2025, et commencera à étudier son premier astéroïde troyen en 2027, pour finir sa mission en 2033.

"C'est une opportunité unique", selon Harold Levison, chercheur principal de la mission Lucy. "Les astéroïdes troyens sont les restes du matériau principal qui forme nos planètes, ils détiennent des indices vitaux pour comprendre l'histoire de notre système solaire. Lucy, comme le fossile humain d'après lequel il est nommé, va révolutionner la compréhension de nos origines."

Les rares élus

Ces deux missions ont été sélectionnées parmi cinq programmes finalistes annoncés en 2015, dans le cadre du programme Discovery. Ils ont battu deux autres missions qui auraient envoyé des sondes sur Vénus et un autre astéroïde.

L'autre mission astéroïde, appelée NEOCAM, n'a pas été totalement abandonnée. Le vaisseau – pensé pour suivre des objets passant à côté de la Terre, comme des astéroïdes – sera financé et développé par la NASA l'an prochain.

Dans ces conditions, Psyche et Lucy ne devront pas dépasser 450 millions de dollars pour leur développement. En perspective, c'est très peu comparé aux coûts des missions spatiales de la NASA. La plupart de ses missions les plus emblématiques ont coûté plus d'un milliard de dollars.

La mission Messenger sur Mercure et celle du Kepler Space Telescope avaient elles aussi été financées dans le cadre du programme Discovery.

– Adapté par Charlotte Viguié. Retrouvez la version originale sur Mashable.

http://newscdn.newsrep.net/

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