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Le message inquiétant de la Maison-blanche aux Européens

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 22 Février 2017, 07:10am

Catégories : #Nouvel ordre mondial

LE MESSAGE INQUIÉTANT DE LA MAISON BLANCHE AUX EUROPÉENS

© REUTERS/Carlos Barria LE MESSAGE INQUIÉTANT DE LA MAISON BLANCHE AUX EUROPÉENS

par Noah Barkin

Dans la semaine ayant précédé la venue de Mike Pence à Bruxelles, où le vice-président américain a insisté lundi sur "l'attachement profond" des Etats-Unis vis-à-vis de l'Union européenne, Steve Bannon, le stratège en chef de la Maison-blanche, a fait passer un message bien différent aux Européens.

Selon trois sources au fait de leur conversation, l'ex-patron du site ultraconservateur Breitbart News s'est entretenu avec l'ambassadeur d'Allemagne à Washington et lui a dit qu'il considérait l'UE comme une construction déficiente et qu'il privilégiait une approche bilatérale avec les Etats européens.

Invoquant le caractère confidentiel de cette discussion, l'ambassadeur Peter Wittig et le gouvernement allemand se sont refusé à tout commentaire.

A la Maison-blanche, un membre de l'administration présidentielle, après avoir consulté Steve Bannon, a confirmé la tenue de cette rencontre mais a démenti le contenu obtenu par Reuters. "Ils ne se sont parlé que trois minutes environ et c'était un rapide bonjour", a-t-il dit.

Mais les trois sources, souhaitant rester anonymes du fait de la sensibilité du sujet, ont évoqué une rencontre plus longue que ces trois minutes et un entretien lors duquel Steve Bannon a pris le temps de développer sa vision du monde.

Le contenu, ajoute-t-on, était assez proche du discours que Steve Bannon a prononcé via Skype en 2014 lors d'une conférence organisée par le Vatican.

L'ex-banquier de Goldman Sachs, qui dirigeait alors Breitbart News, avait évoqué positivement l'essor des mouvements populistes en Europe et expliqué que les peuples aspiraient au nationalisme parce qu'ils "ne croient plus dans ce genre d'Union pan-européenne".

L'Europe occidentale, avait-il ajouté, s'est construite sur la base de "mouvements nationalistes forts". "Je pense que c'est ce qui nous attend à l'avenir", avait-il poursuivi.

ESPOIRS DOUCHÉS

Les propos tenus par Steve Bannon lors de son entretien avec l'ambassadeur Wittig ont troublé le gouvernement allemand où certains espéraient que le conseiller de Donald Trump modérerait ses analyses une fois au gouvernement.

Au contraire, cette discussion, rapporte une des sources, a confirmé l'opinion selon laquelle l'Allemagne et ses partenaires européens doivent se préparer à une politique américaine d'"hostilité à l'égard de l'UE", loin des déclarations conciliantes de Mike Pence.

Selon un deuxième informateur, qui s'appuie aussi sur ses contacts avec l'administration Trump, le nouveau pouvoir en place à Washington ne reconnaît guère de mérite au rôle joué par la construction européenne pour la paix et la prospérité dans l'Europe de l'après-guerre.

"Il semble que la Maison-blanche ne comprenne pas qu'une dislocation de l'UE aurait de graves conséquences", dit-il.

La Maison-blanche précise qu'il n'existe aucune transcription de la conversation entre Bannon et Wittig.

Les sources de Reuters soulignent que rien ne permet d'en conclure que Donald Trump est prêt à aller au-delà de ses attaques verbales contre l'UE - notamment son soutien affiché en faveur du Brexit - et à prendre des mesures concrètes de nature à déstabiliser le bloc européen.

"NOUS SOMMES INQUIETS ET NOUS AVONS DES RAISONS DE L'ÊTRE"

Mais l'inquiétude est suffisamment forte pour que le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, et Wolfgang Ischinger, président de la Conférence de Munich sur la sécurité, dont l'édition 2017 se tenait en fin de semaine passée, lancent des appels inhabituels à Mike Pence pour qu'il réaffirme la relation entre Washington et l'UE.

Le vice-président s'est exécuté, déclarant lundi, après ses entretiens avec Donald Tusk, le président du Conseil européen, et Jean-Claude Juncker, le président de la Commission : "Le président Trump et moi-même sommes impatients de travailler avec vous et avec l'Union européenne pour approfondir notre partenariat politique et économique."

Mais le message n'a pas mis fin aux interrogations dans les capitales européennes, déjà sous tension avant les élections à venir le mois prochain aux Pays-Bas puis en France ce printemps avant l'Allemagne à l'automne.

"Nous sommes inquiets et nous avons des raisons de l'être. Pour l'heure, nul ne sait rien du genre de décisions qui sortira de Washington", explique Thomas Matussek, ancien ambassadeur d'Allemagne à Londres et à l'Onu, aujourd'hui conseiller chez Flint Global, une firme de conseil en risque.

"Mais il est évident que l'homme qui est au sommet du pouvoir et les gens les plus proches de lui pensent que c'est l'Etat-nation qui crée l'identité et non pas ce qu'ils considèrent comme un groupe amorphe de pays comme l'UE", ajoute-t-il.

(avec Roberta Rampton et Alastair Macdonald à Bruxelles et Jeff Mason à Washington, Henri-Pierre André pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

 

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daniel 22/02/2017 09:06

faut arreter de se foutre de la gueule des peuples les USA ont toujours detesté l'europe (leur creation d'interets )et particulierement la FRANCE pour cela ils n'ont de cesses de manipuler:faut etre SOT pour ne pas comprendre ca ! c'est toute l'image de nos politiques bidons qui est representée la ,alors suivons les conseils de DE GAULE et CHIRAC et coup de pieds au Q, des pantins US ; c'est simple et instaurons la PAIX DES PEUPLES dans une Europe reconstruite laissant la souveraineté de chaque pays faire leur propre gestion...Paix a la RUSSIE qui fait partie de notre histoire et au lieu de mettre des chars a leur frontieres sous bottes US,mettons des FLEURS.....

TruthION 22/02/2017 13:57

Entièrement d'accord avec vous. L'Europe telle que l'on la connait en tant qu'Union Européenne post guerres mondiales n'est qu'une création d'une caste d'hommes influents anglais et Américains, laissant place au libre échange, à la mondialisation, à l'ultra capitalisme faisant de tous les pays constituants cette Europe, les laquais; les esclaves ( pour ne pas dire putes ) au service des banques de la City et Wall Street. Cela nous a retiré toute souveraineté nationale, tant au niveau économique que politique ( et culturel ) et désormais, ces mêmes USA et Angleterre ne veulent plus de leur fille adoptive devenue tétraplégique, voilà qu'il l'abandonnent ! En la ravageant le plus possible pour ne pas qu'elle se relève et retrouve le chemin de la raison bien entendu ... le mieux pour cela étant de la faire se confronter à la belle Russie et ses alliées.
Les gars, on est pas sortis du sable je vous le dis !
Courage, force et honneur.

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