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Fillon, Le Pen, Macron et Dupont-Aignan critiquent le meeting turc à Metz

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 13 Mars 2017, 07:21am

Catégories : #Economie-politique

Refoulé des Pays-Bas, le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, a été accueilli à Metz dimanche. Face à un millier de personnes, il a tenu un meeting pro-Erdogan, pour appeler la communauté turque à voter au référendum du 16 avril.

© Fournis par BFMNews

Ce vote doit entériner l'adoption du projet de révision constitutionnelle renforçant les pouvoirs du président turc. Un meeting dont la tenue, en France, a été très critiquée par les candidats à la présidentielle.  

Macron: "La France doit refuser les dérives du gouvernement turc"

Dans un communiqué publié en fin de journée dimanche, le candidat d'En Marche! a condamné l'attitude de la Turquie. "Ces derniers jours, le gouvernement turc a tenu des propos inacceptables, mettant gravement en cause les valeurs européennes et nos partenaires les plus proches, notamment l’Allemagne et les Pays-Bas. Il ne peut y avoir aucune faiblesse face à ces attaques. A ce titre, je condamne fermement ces provocations", écrit Emmanuel Macron, qui ne critique pas frontalement le gouvernement mais fait référence au meeting de façon indirecte. 

"Il faut que l'Union européenne réagisse de manière unie. La France doit témoigner un soutien sans faille à ses partenaires de l’Union européenne et refuser les dérives du gouvernement turc. Dans le respect des lois de la République, notre pays ne doit accepter sur son sol aucun dérapage ni aucune attaque contre notre démocratie, nos alliés et nos valeurs", ajoute le candidat.

Fillon: "Empêcher la tenue de ce meeting"

François Fillon a ainsi accusé ce dimanche François Hollande de rompre "de manière flagrante la solidarité européenne".

"Il est évident qu'une position commune aurait dû prévaloir pour gérer les demandes turques. Le gouvernement français aurait dû empêcher la tenue de ce meeting", écrit le candidat de la droite à la présidentielle dans un communiqué.

"Le ministre turc était aussitôt accueilli en France avec empressement par le gouvernement de François Hollande", écrit François Fillon pour qui "cette affaire a été mal gérée de bout en bout". "En agissant ainsi François Hollande rompt de manière flagrante la solidarité européenne", écrit-il. "De plus, deux de nos plus proches alliés, l'Allemagne et les Pays-Bas, ont été publiquement insultés de façon inqualifiable par les dirigeants turcs", poursuit le candidat de la droite.

Dupont-Aignan: "Que la France se couche ainsi, c'est pitoyable"

Nicolas Dupont-Aignan est lui aussi révolté. Lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, ce dimanche, le candidat dit avoir "honte pour la France".

"J'ai honte pour la France aujourd'hui. J'ai honte que notre gouvernement, notre président de la République, laisse organiser un meeting politique pour un apprenti dictateur turc qui méprise les européens, qui nous menace et qui traite de nazie madame Merkel. [...] Je n'accepte pas qu'on traite un pays ami de nazi, c'est indécent. Et que la France se couche ainsi, c'est pitoyable. Mais c'est la longue suite d'une politique de démission nationale et vivement que monsieur Hollande s'en aille."

Guaino: "Erdogan est dangereux pour la démocratie"

Invité de BFMTV, Henri Guaino (LR) a jugé "anormal" que ce rassemblement politique puisse se tenir en France. 

"Quand un chef d'Etat, un ministre, se déplace dans un pays, il est normal qu'il aille voir la communauté. (...) En revanche, je trouve tout a fait anormal qu'un ministre étranger vienne faire une campagne politique dans un autre pays auprès de ses concitoyens", a commenté Henri Guaino.

Le Pen: "Pas de campagne électorale turque en France"

Quant à la présidente du Front National, Marine Le Pen, elle a réagi sur son compte Twitter.

"Faire preuve de responsabilité" répond le gouvernement

Peu après, le ministère des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault a publié un communiqué dans lequel il souligne que" cette réunion relevait du régime de la liberté de réunion", avant d'ajouter que cette réunion "ne présentait aucune possibilité d’ingérence dans la vie politique française":

"Face à la tension existant actuellement entre la Turquie et plusieurs Etats membres de l’Union européenne, la France appelle à l’apaisement. Elle invite également les autorités turques à éviter les excès et les provocations. Elle rappelle  son attachement aux principes démocratiques. Dans ces circonstances, il est indispensable de faire preuve de responsabilité et d’éviter les polémiques inutiles."

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