Le volume global du cerveau et ceux de cinq structures étaient plus petits chez celles atteintes de TDAH.

Outre le noyau caudé et le putamen, pour lesquels des études antérieures ont déjà montré des liens avec le TDAH, les chercheurs ont montré des liens avec l'amygdale, le noyau accumbens et l'hippocampe.

Les chercheurs font l'hypothèse que l'amygdale est associée au TDAH par son rôle dans la régulation des émotions et que le noyau accumbens peut être associé à la motivation et aux problèmes émotionnels du TDAH via son rôle dans le traitement des récompenses. Le rôle de l'hippocampe pourrait s'expliquer par son implication dans la motivation et l'émotion.

Les différences de volumes de ces cinq régions étaient présentes indépendamment de la prise de médicaments psychostimulants.

Ces résultats permettent d'élargir la théorie du retard de maturation dans le TDAH en incluant des structures sous-corticales et de réfuter les effets des médicaments sur le volume du cerveau suggérés par des méta-analyses antérieures, concluent des chercheurs.

Les analyses portant sur les caractéristiques cérébrales à des âges différents, en l'absence d'études longitudinales puissantes, fournissent un moyen de générer des hypothèses sur l'évolution des phénotypes cérébraux au cours de la vie, ajoutent-ils.

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Psychomédia avec sources : Radboud UniversityThe Lancet Psychiatry.
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