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Le survivalisme se répand parmi les millionnaires de la technologie

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 26 Juin 2017, 13:11pm

Catégories : #Nouvel ordre mondial

Ceux qui se préparent "à la fin du monde" s’appellent les survivalistes. Mais le survivalisme n’est plus seulement l’apanage de quelques illuminés qui vivent en treillis au fond des bois, il est devenu courant parmi les dirigeants de la Silicon Valley et les grands investisseurs du numérique. C’est ce que raconte avec force précision un grand papier du New Yorker, qui donne envie à la fois de rire et de pleurer.

« The Walking dead », 7ème saison de la série

Steve Huffman, 33 ans, cofondateur de Reddit (une sorte de vaste forum estimé à 600 millions de dollars), s’est fait opérer des yeux parce qu’en cas de désastre, il veut augmenter ses chances de survie sans lunettes ou lentilles de contact. Chez lui, il a des motos, des armes, des munitions, de la nourriture stockée. “De quoi voir venir un bon moment” explique-t-il. Un ancien haut-cadre de Facebook, lui, s’est acheté quelques hectares boisés sur une île du Pacifique Nord où il a installé générateurs, panneaux solaires, et un tas de munitions. Pas trop loin de zones habitées, parce qu’il a une théorie : on ne pourra pas survivre seul, il faudra former une milice locale. Un dirigeant d’une entreprise numérique préfère ne pas avoir recours aux armes à feu, il prend des cours de tir à l’arc. Un autre, à la tête d’un fond d’investissement, a un hélicoptère avec un réservoir plein, toujours prêt à décoller, et a fait construire un bunker, équipé d’un système de filtrage de l’air. Et il affirme que beaucoup de ses amis font de même. Certains se contentent s’achètent des maisons dans diverses parties du monde, au cas où. Le lieu de repli très prisé : la Nouvelle-Zélande.

Un phénomène marginal ? Pas tant que ça, manifestement. L’un de ces néo-survivalistes estime que la moitié au moins des millionnaires de la Silicon Valley se prépare, chacun à sa manière. Mais c’est difficile à évaluer. La plupart préfère ne pas en parler, pour la simple raison que, le jour du dernier jour, ils ne veulent pas ne pas voir débarquer tous leurs voisins.

La question, évidemment, est : pourquoi ce phénomène touche-t-il plus particulièrement ces très riches de la Silicon Valley ? J’ai plein de réponses à vous proposer, pour une fois.

L’un de ces survivalistes high tech livre une hypothèse : “les gens les plus au courant des leviers qui activent la société comprennent qu’on vit en ce moment sur une très fine couche de glace.” Par exemple, eux plus que les autres savent à quel point nous sommes dépendants des technologies (l’acheminement des denrées par exemple) et combien les technologies sont faillibles (sensibles aux attaques). C’est moyen rassurant. Mais il y a une hypothèse conjointe : certains craignent un effet backlash des torts que la Silicon Valley a causé à la société américaine dans son ensemble. En gros, ces gens se sont enrichis en automatisant le travail, en reléguant des pans de l’industrie dans l’Histoire, ils craignent une rébellion contre eux (où l’on s’aperçoit que dans leur esprit, la catastrophe n’est pas forcément naturelle, elle peut être aussi humaine….). C’est plus rassurant.

Parmi les autres hypothèses, il y a les imaginaires. D’une part, l’idée survivaliste est à l’œuvre depuis longtemps dans l’imaginaire américain. Il l’est encore plus dans la Silicon Valley, où le libertarisme à l’œuvre est aussi une célébration de l’auto-suffisance (on est content d’aider les autres quand on peut, mais on compte d’abord sur soi). Et puis il y a les films (“Deep Impact”, “le Jour d’après”…), les séries (“The Walking dead”…). Tout ça activé par le fait que ces gens de la Silicon Valley passent leur temps à imaginer l’avenir – c’est ça le mantra et la réussite de la Silicon Valley, imaginer le monde de demain – et donc dans cette projection, il y a les utopies, mais aussi les dystopies. D’ailleurs, chacun semble osciller entre les unes et les autres. Alors pourquoi faire le choix de se préparer à l’avenir le plus noir ?

Et si tout ne tenait pas à l’argent ? D’abord parce que ces gens ont tellement d’argent que, même si la catastrophe est une hypothèse statistiquement faible, ça ne leur coûte rien de s’y préparer (avoir des maisons partout et un hélicoptère toujours prêt par exemple). En un sens, il font donc un calcul rationnel. Mais il y a quelque chose de plus profond. Ces gens ont tellement d’argent que, eu égard au fonctionnement de la société américaine, ils ont tout, ils sont parés à tout. Il faut donc s’inventer une angoisse supérieure, un but ultime.

Au vu de tout ça, la seule question me semble-t-il : en cas de fin du monde, ne faut-il pas mieux crever que devoir survivre avec tous ces tarés ?

Auteur Xavier de La Porte pour France-Culture

 

Commenter cet article

M.S.BLUEBERRY 30/06/2017 17:40

Cette question est inepte ! Son auteur en trouvera uniquement la réponse quand il cherchera, faute de qualités propres, a s'intégrer à un groupe de survivalistes, le moment venu.

Anonyle 26/06/2017 19:07

Pourquoi tout le monde ne boycot pas se truc ,sachant qu'il censure ?
C'est qyand meme incroyable ,les gens ne se rendent pas compte comme tout cela est tombe bas ?
La dictature sournoise ou la grenouille qui ne rend pas compte qu'elle va s'ebouillante car a petite dose on ne voutpas forcemment le changement ou trop tard !

Anonyme 30/06/2017 18:07

Le commentaire evoquant le boycott ne s'adresse pas a l'article sur le survivalisme ,mais a un autre article que j'avais lu sur google ou autre,donc une erreur de ma part .

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