Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Selon Amnesty International, la situation des réfugiés est catastrophique

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 20 Juin 2017, 18:37pm

Catégories : #Société

Selon l'ONU, une personne est déplacée toutes les 3 secondes dans le monde. Le nombre de déracinés a atteint 65,6 millions en 2016, un nouveau record.
Centre de détention d'immigrants illégaux à Zawiyah, près de Tripoli, le 17 juin 2017.

Centre de détention d'immigrants illégaux à Zawiyah, près de Tripoli, le 17 juin 2017.
© TAHA JAWASHI Centre de détention d'immigrants illégaux à Zawiyah, près de Tripoli, le 17 juin 2017.
Le dernier rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés estime qu’en 2016, il y avait 40,3 millions de déplacés internes et 22,5 millions de réfugiés. En cause : les famines qui touchent de nombreux pays de la Corne de l’Afrique et la multiplication des conflits armés.

En cette Journée mondiale des réfugiés, alors que les frontières se referment et que les Etats-Unis se barricadent, Jean-François Dubost, responsable du pôle protection des populations à Amnesty International, interpelle les Etats pour qu’ils s’engagent à accueillir des exilés.

Comment jugez-vous la situation des réfugiés aujourd’hui ?
Le Haut-commissariat aux réfugiés a rendu hier son rapport sur les exilés dans le monde. En 2016, près de 40,3 millions étaient des déplacés internes et 22,5 millions de réfugiés. Dans le premier cas, les pays les plus touchés sont le Nigeria, la Colombie et la Syrie. Et le Soudan du Sud connaît une forte augmentation du nombre de réfugiés, à cause de la famine qui y sévit. Nous avons atteint un nouveau record et la situation est catastrophique. Nous sommes face à une crise mondiale depuis plusieurs années, et ce sera probablement la même chose l’année prochaine.

Quelles sont les solutions à mettre en place ?
Il faudrait tout d’abord laisser les frontières ouvertes pour les réfugiés et mettre fin aux pratiques de dissuasion mises en place par certains pays comme les Etats-Unis ou l’Australie. La deuxième solution est de concevoir des voies légales pour que les réfugiés se mettent à l’abri. Dans 95% des cas, les réfugiés se trouvent dans des régions voisines de leur pays d’origine. Mais il faut également, et on l’oublie trop souvent, s’attaquer au commerce des trafiquants. Le trafic des réfugiés est florissant tout simplement parce qu’il n’y a pas de voies légales pour les réfugiés. Selon le collectif Migrants Files, durant les quinze dernières années, les réfugiés ont déboursé pas moins de 16 milliards d’euros pour rejoindre l’Europe.

Cette crise est d’autant plus surmontable qu’elle ne concerne «que» 25 millions de personnes, soit une infime partie de la population mondiale. Il y a suffisamment d’Etats dans le monde pour les accueillir. L’ONU identifie un million de personnes qui ont un besoin urgent de partir des pays dans lesquels ils se trouvent comme au Yémen, en Syrie ou au Soudan du Sud. Tout simplement parce que leur situation est extrêmement vulnérable. C’est un nouveau signal d’alerte pour les Etats afin qu’ils s’engagent sur la question.

Justement, pensez-vous que les Etats sont prêts à s’engager aujourd’hui, alors que l’Europe, par exemple, se referme ?
Il y a des procédures qui ont été enclenchées contre des Etats qui avaient une législation répressive face aux réfugiés, et la Hongrie en fait partie. Nous comptons aussi sur le nouveau gouvernement en France, car Emmanuel Macron a pris des engagements durant la campagne pour accueillir davantage de réfugiés. Le nouveau président avait également eu des mots assez forts sur l’accueil des exilés par Angela Merkel en Allemagne. Nous attendons maintenant que les mots se traduisent en acte. Il y a aujourd’hui beaucoup de signaux négatifs, on ne s’en cache pas. Mais c’est notre responsabilité d’exposer la réalité de la situation.

Êtes-vous optimiste pour les années à venir ?
C’est toujours difficile de le dire, surtout sur ce sujet. Tout peut basculer très vite. On le voit par exemple à Calais où plus rien n’est fait, malgré les avancées du précédent quinquennat, ou bien si l’on regarde la politique de Donald Trump qui ferme les frontières. Nous ne sommes clairement pas dans une bonne conjoncture. Mais c’est en période de crise qu’il nous faut trouver des solutions nouvelles.

Commenter cet article

vigilman 21/06/2017 03:04

On ne les aides pas suffisamment ,la france est riche ,on devrait faire plus pour eux , genre prélevement sur la fiche de paie sous forme de cotisation aide au réfugier les émigrés aussi sa serai bien

serge 21/06/2017 21:10

tu touche a mon salaire de merde pour aider des gens venant de l'exterieur alors que cela fait des années qu'on nous prélèvent déjà des cotisations pour les plus démunis, tant que t'y es tu veux pas que je leur laisse ma maison aussi... faut vraiment lire n'importe quoi combien d'années qu'on "aide" les pays pauvres (avec notre pognon bien sur) et çà va mieux? bref j'avais lu depuis pas mal de temps que les gens hurlent pour aider mais si on veut aider ces gens faudrait avoir un salaire moyen d'un éthiopien... mais faut se rassurer c'est que les plus bas les 1% des plus riches seraient encore plus riche...bref aider oui mais faut arreter d'aider a tout va, on sait deja pas faire une structure d’accueil correct pour "nos" nécessiteux alors en faire en plus pour d'autres extérieur a nos pays...et ouvrir nos frontières c'est cela oui oui allez y vous allez rigoler dans quelques années...bref la politique de l'immigration doit être sévèrement contrôlé point barre

Collectif REC 21/06/2017 04:01

Il y a déjà des aides internationales et européennes.
Les aider chez nous c'est créer un appel d'air comme l'a fait cette abrutie de Merkel !
La France n'a pas fait mieux et cela ne résout pas les problème, ce n'est que de l'assistanat alors que dans leurs pays ils peuvent se développer si le dictateur qui les dirige ne se rem^lit pas les poches...
Chez nous, cela profite au Medef et le pire, cette main d'oeuvre sous payée, les esclaves modernes, cela bloque tous les salaires par le bas.
Le pays est riche, vous voulez dire pour les riches et la crasse du haut fonctionnariat élus compris. Il se remplissent les poches et Macron n'y changera rien tant il y a de ripoux...
Pendant ce temps là certains de nos retraités touchent 450 € par mois, encore moins d'aides qu'un migrants, alors désolé, mais basta, chacun chez soit !

Collectif REC 21/06/2017 00:28

Amnesty commence par nous faire chier !
Déjà, nous ne leurs avons pas demandé de venir aux migrants.
Ensuite, c'est chez eux qu'il faut les aider et non gonfler le déficit de la sécu, bloquer les salaires avec une main d'oeuvre peu chère.

serge 21/06/2017 21:15

petit petit fils de migrant italien je peux dire qu'une chose les "avantages" qu'on leur donne maintenant c'est bizance par rapport a l'epoque, si t'avais rien ben tu bouffais ce que tu trouvais, nos pays ne se portent vraiment plus comme les années 60 avec du fric qui débordait, ici les pays sont endettés et notre systeme social mit a mal si on continue a vouloir aider plein de gens qui ne cotise pas (et n'ont jamais cotisé) le systeme va s'ecrouler et qui va payer les pots cassés... bref les migrants sont voulu pour l'electorat de gauche et les salaires au rabais, et nous on sera les dommages collatéraux, alors non non et non...

Nous sommes sociaux !

Articles récents