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Choc toxique: une étude pointe du doigt les coupes menstruelles

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 6 Juillet 2017, 07:31am

Catégories : #Santé

 

Une étude du Centre national de référence des staphylocoques pointe du doigt l'utilisation de coupes menstruelles durant ses règles. Les utilisatrices s'en serviraient mal ce qui augmenterait le risque de choc toxique.

Les coupes menstruelles pointées du doigt dans une étude sur les chocs toxiques

Le Centre national de référence des staphylocoques dénonce l'utilisation des coupes menstruelles qui augmenteraient le risque de choc toxique.

CENTRE NATIONAL DE RÉFÉRENCE DES STAPHYLOCOQUES
 
 
 
 

En octobre dernier, le Centre national de référence des staphylocoques des Hospices Civils de Lyon lançait une grande collecte de tampons afin de déterminer si leur utilisation est liée au risque de choc toxique durant les règles. Huit mois plus tard, ces 700 tampons usagers ont pu être analysés et les résultats s'avèrent surprenants.

Le graphique des HCL dévoile la production toxine et la croissance staphylocoque liées à l'utilisation de chaque tampon. Ont été sélectionnées plusieurs des marques les plus utilisées, les tampons sont donc de constitutions différentes. Afin de tester leur toxicité, les chercheurs lyonnais ont reproduit des conditions de culture se rapprochant de celles du vagin, c'est-à-dire entre autres peu d'oxygène. Les chercheurs ont également soumis au test d'autres dispositifs vaginaux tels que les coupes menstruelles.

La toxine TSSTT-1 est celle qui déclenche le choc toxique et était présente dans le tampon ‘Rely' retiré du marché dans les années 80. Aujourd'hui cette toxine n'a été trouvée dans aucun des dispositifs testés affirme l'équipe de recherche.

Les premiers résultats de l'étude s'avèrent pour le moins déconcertants. Tout d'abord, contrairement aux idées reçues, les tampons ne semblent pas responsables des chocs toxiques, dans certains cas ils iraient même jusqu'à avoir un effet protecteur. On pourrait penser que cet effet protecteur est dû à la composition, mais les chercheurs pointent davantage la structure du tampon en lui-même comme responsable.

Les coupes menstruelles pointées du doigt

C'est la seconde découverte de la recherche: ce n'est pas tant la composition que la manière dont est formé le dispositif qui joue un rôle dans la multiplication de risques de choc toxique.

Les coupes menstruelles par exemple, ont " un diamètre plus important que les tampons, elles permettent une arrivée d'air et donc d'oxygène plus importante et favorisent plus la croissance du staphylocoque et la production de la toxine ".

C'est pour cette raison que les chercheurs du Centre national de référence des staphylocoques conseillent d'appliquer aux coupes menstruelles les mêmes règles d'utilisation que les tampons. " Ne pas les porter la nuit pendant son sommeil et le jour plus de 6 heures ", préconise l'étude. D'après l'équipe, les chocs toxiques pourraient être évités la plupart du temps si les utilisatrices ne souffraient pas d'un " défaut d'information ".

En France, c'est le Centre national de référence des staphylocoques qui recense les cas de chocs toxiques. Selon ses données, " une augmentation continue des déclarations spontanées a été enregistrée entre les années 2000 et 2010 suivis d'une moyenne de 20 cas recensés chaque année après ". Cependant l'augmentation peut s'expliquer aussi bien par la notoriété grandissante du centre que par l'augmentation en elle-même du nombre de femmes touchées.

Le Centre national de référence des staphylocoques lance maintenant une enquête nationale pour répertorier la façon dont les femmes utilisent ces dispositifs vaginaux et les informations qui leur sont fournies à ce sujet afin de pouvoir améliorer les pratiques.

https://www.challenges.fr

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