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Guatemala : une ONG recycle nos vieux vélos pour en faire des Bicimáquinas

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 30 Juillet 2017, 17:54pm

Catégories : #Partage

Au Guatemala, une ONG recycle nos vieux vélos pour en faire des « Bicimáquinas » : des pompes à eau, des décortiqueurs de maïs ou encore des mixeurs.

Tout cela pour permettre aux populations un accès facile à des instruments qui leur simplifient la vie sans électricité, sans labeur autre que pédaler. Et vous, que faites-vous de votre vélo quand il ne peut plus servir ?

Carlos Enrique Maroquin leur a trouvé une seconde vie originale au Guatemala.

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Ce dernier utilise nos bicyclettes non pas pour se déplacer mais pour pomper de l’eau, moudre du café et même produire du shampoing. Ces machines, surnommées Bicimáquinas, sont produites par l’homme et son ONG Maya Pedal basée près de San Andreas Itzapa.

Depuis sa création en 1997, l’organisation a permis d’aider de nombreux habitants et de faciliter leur quotidien tandis que beaucoup d’entre eux n’ont pas ou peu d’accès à l’électricité.

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Des modèles pour tous et pour tout Avec ces vieux vélos, les possibilités de création sont multiples. Carlos Enrique Maroquin confie d’ailleurs sur le site de Maya Pedal qu’il utilise lui-même ce type de machine. « Ici à Maya Pedal, nous utilisons le mixeur pour mélanger des haricots frits, de la soupe et de la sauce pour les pâtes », explique-t-il.

« C’est amusant à utiliser et moins bruyant qu’un mixeur électrique. Le moteur ne grillera pas tant que vous l’alimenterez avec des haricots et de la sauce », ajoute-t-il.

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Avec ces machines là en effet, pas besoin d’électricité, pas toujours disponible, ou même de force manuelle fatigante. C’est le pédalier et donc la force des jambes qui font tout le travail. « Les bicimaquinas sont faciles et plaisantes à utiliser », assure le fondateur de Maya Pedal qui a également créé une société nommée Bici-Tec en 2012.

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Outre le vélo issu d’autres pays, les machines ne sont construites qu’avec des matériaux disponibles localement et peuvent être adaptées pour répondre aux besoins des habitants. Certains utilisent ainsi les machines chez eux, d’autres dans leur commerce.

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Par exemple, des femmes mixent de l’aloe vera afin de produire des shampoings qu’elles peuvent ensuite revendre. Maya Pedal, comme Bici-Tec, offre aussi des services de réparation ou de vente de vélos pour les locaux. Une action soutenue à l’internationale.

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L’initiative de l’ONG et des Bicimaquinas repose sur les dons de vélos qui peuvent venir du monde entier des États-Unis à l’Italie en passant par la France. Depuis sa création, elle a ainsi gagné une certaine renommée qui a permis à Maya Pedal et Bici-Tec d’établir des partenariats. « Nous travaillons avec de nombreux partenaires locaux, des ONG, des coopératives agricoles et des producteurs. Nous sommes soutenus par certaines organisations internationales et nous acceptons aussi des volontaires pour leurs compétences et leurs intérêts », écrit Carlos Enrique Maroquin sur le site.
 

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Néanmoins, l’homme ne compte pas garder ses bonnes idées pour lui. Il souhaite même offrir cette technologie au plus grand nombre et propose donc les dessins techniques des machines avec des photos d’assemblage sur le site internet des Bicimaquinas.

Ainsi, vous pourrez vous aussi construire un vélo-mixeur.

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