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Bio: mort programmée pour les aides au maintien

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 23 Septembre 2017, 16:34pm

Catégories : #Economie-politique

Le ministre de l’Agriculture,Stéphane Travert, a annoncé l’arrêt des subventions de l’Etat pour les aides au maintien des agriculteurs bio, à partir de 2018. - SIPA

Le retrait de l’Etat du co-financement des aides au maintien met en péril les subventions européennes. De quoi faire hurler la filière.

Coup de gel sur l'agriculture bio : le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, a annoncé lors du salon Tech et Bio qui se tient cette semaine dans la Drôme l'arrêt des subventions de l'Etat pour les aides au maintien des agriculteurs bio, à partir de 2018. Ces aides, qui prennent le relais des aides à la conversion versées pendant cinq ans, sont destinées à pérenniser les exploitations fragilisées par le changement de modèle. 

La contribution de l'Etat représentait de 6 à 8 millions d'euros en 2016 selon la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab). Le gouvernement renvoie vers les Régions, autorité de gestion des fonds européens Feader depuis 2014, la responsabilité de continuer à soutenir les agriculteurs bio dans la durée. 

Une décission à double tranchant

La décision est à double tranchant. Le cabinet du ministre relativise en soutenant que seul l'abondement de l'Etat prend fin. Mais ce financement, bien que minoritaire, conditionne en grande partie le versement des fonds Feader. Pour continuer de recevoir les fonds européens, les politiques publiques doivent en effet mettre au pot à hauteur de 25%. 

Concrètement, si les Régions et les Agences de l'Eau ne compensent pas la participation de l'Etat, tous les financements s'arrêtent - y compris communautaire. « Les agriculteurs bio risquent de perdre non pas 6 ou 8 millions, mais 30 à 50 millions au titre des aides au maintien », affirme Guillaume Riou, secrétaire national de la Fédération nationale d'agriculture biologique. « L'Etat met les Régions au pied du mur », dénonce l'association Régions de France. « Et les met dans une position intenable au regard des restrictions budgétaires déjà subies ». 

Dénoncer la pression

Difficile d'imaginer qu'elles puissent faire l'effort à la place du gouvernement, quand, en région Paca, les aides au maintien, conditionnées à de multiples critères, sont déjà réduites à peau de chagrin . Même la Nouvelle Aquitaine, bonne élève du bio, envisage de revoir à la baisse son Pacte d'ambition régional signé en juillet, qu'elle serait bien en peine d'honorer privée des subsides européens. Les représentants des Régions rencontrent le Premier Ministre la semaine prochaine et comptent bien dénoncer la pression qu'il fait peser sur leurs épaules. 

Dans un contexte d'accélération des conversions (+8,5% en 2015, + 10% en 2016), le ministre défend l'idée de « recentrer les budgets disponibles » sur les premières années. Et de confier « au marché »,  qui a atteint 7 milliards d'euros l'année dernière, le rôle « de soutenir le maintien de l'agriculture biologique », en rappelant « la croissance historique » (+20%) de la consommation bio en 2016. Il évoque un « fonds privé » pour développer la filière bio, englobant la transformation et la distribution.

LEA DELPONT 
Correspondante à Lyon


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midew24 27/09/2017 23:25

je trouve que bien manger et manger de facon saine est de plus en plus une priorité si on veut rester en vie longtemps, le bio est un garant de la bonne bouff du moins il s'en rapproche les grandes surfaces elles devraient arrêter de nous vendre des produits alimentaires impropre à notre bonne santé huile de palme et autre poison qu'on nous fait manger à notre inssus, c'est une honte!!!

yvette 23/09/2017 18:20

c'est pour ca qu'on rejette ces psychopathes de bruxelles

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