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La Corée du Nord pourrait réveiller un supervolcan

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 21 Octobre 2017, 17:35pm

Catégories : #Changements terrestres

Les essais nord coréens fatiguent les montagnes

À force d’enchaîner les essais nucléaires, la Corée du Nord pourrait réveiller un supervolcan. La violence des explosions fragilise le sol à des kilomètres autour de la zone d’essai, ce qui inquiète les pays voisins et pourrait déclencher une catastrophe.

Donald Trump imaginait « détruire totalement la Corée du Nord » si les États-Unis devaient s’en défendre. Et si c’était Kim Jong-un lui-même qui rayait son pays de la carte ? Le 3 septembre 2017, la Corée du Nord menait son sixième essai nucléaire sous-terrain, celui de leur toute première bombe à hydrogène (bombe H), sur le site de Punggye-ri, au nord du pays. La violence de l’explosion, seize fois la puissance de la bombe d’Hiroshima, a provoqué un séisme d’une magnitude de 6,3 selon le Service sismique chinois (CENC), qui a pu mesurer la secousse quelques minutes après le test nucléaire.

La quasi-totalité des essais nucléaires menés par la Corée du Nord ont été réalisés sur ce site de Punggye-ri, à proximité de Mantapsan, une montagne de 2 205 m d’altitude. Depuis le dernier test nucléaire à la bombe H, trois tremblements de terre ont été enregistrés autour du site. Le samedi 23 septembre 2017, le CENC a relevé un nouveau séisme autour de Punggye-ri, de magnitude 3,5 cette fois, qui ne serait pas selon ce dernier, la conséquence d’une « explosion nucléaire, mais [qu’il présentait] les caractéristiques d’un séisme naturel ». L’Académie chinoise des sciences a alors publié un rapport qui expliquait que ce tremblement de terre était un « effondrement décalé », sous-entendu l’effondrement de la terre sous cette montagne.

Le site nucléaire souffre du « syndrome de la montagne fatiguée ». (Photo : AFP/KCNA)

Le « syndrome de la montagne fatiguée »

Les sols qui entourent la zone de test nucléaire nord-coréenne pourraient être affectés par les secousses à répétition. D’après le rapport chinois, la roche pourrait être fracturée, ce qui expliquerait les tremblements de terre qui se sont produits depuis le dernier essai nucléaire. « Ce n’est pas surprenant », affirment les scientifiques américains Frank Pabian et Jack Liu, sur le très sérieux site d’analyse de la Corée du Nord 38 North.

La géologie environnant le site de Punggye-ri aurait été affectée par les tests nucléaires à répétition, produisant un affaissement des fondements de la montagne Mantapsan, qui souffrirait de ce que les deux analystes nomment « le syndrome de la montagne fatiguée ».Si Kim Jong-un continuait les essais nucléaires sur le site de Punggye-ri, le sol pourrait bien s’effondrer sur lui-même un jour, et laisser s’échapper de ses tréfonds des éléments radioactifs.

Selon un rapport de l’US Geological Survey (USGS) datant de 2001, la recherche sur les essais nucléaires souterrains de l’ère soviétique a révélé qu’après plusieurs essais nucléaires, le sol a tellement été altéré qu’il ne pouvait plus supporter l’effet d’une nouvelle explosion nucléaire. D’après ce même rapport, les roches se trouvant autour d’un site d’essais nucléaires peuvent être 40 fois plus perméables qu’habituellement.

L’USGS a également montré qu’après des essais souterrains menés par l’armée américaine au Nevada pendant plusieurs dizaines d’années, l’activité sismique, de magnitude 5 ou plus en moyenne, avait augmenté dans un rayon de 20 kilomètres autour du point de détonation. Mais la dégradation du territoire environnant Punggye-ri ne serait pas la seule conséquence de la série d’essais nucléaires nord-coréens.

Un supervolcan au bord du réveil ?

À la frontière avec la Chine, à environ 110 km de la région de Punggye-ri, se trouve le Mont Paektu. Le volcan endormi, haut de 2 740 mètres, menacerait de se réveiller après la multiplication des secousses liées aux explosions nucléaires. Ces dernières auraient augmenté la pression à l’intérieur de la chambre magmatique, en la fragilisant de surcroît. « Les chercheurs estiment qu’un tel événement suffirait pour que le magma de la chambre transperce la roche et explose à la surface », pointait le site IFLScience. Cette éventualité inquiète les volcanologues, car son réveil pourrait dévaster une bonne partie de la Corée du Nord, mais aussi du nord-est de la Chine.

Le site de Punggye-ri souffrirait du « syndrome de la montagne fatiguée ». (Photo : Screengrab / Google Earth)

Il y a à peine plus d’un millénaire, en 946, sa dernière grande éruption est considérée comme l’une des plus puissantes de notre ère, et sa dernière est datée du printemps 1903. Ce dernier avait montré des signes de réveil au début des années 2000. Depuis 2016, le régime communiste collabore avec des scientifiques chinois et occidentaux, afin d’évaluer les risques d’une nouvelle éruption du Paektu.

Pour l’instant « il n’y a aucune raison pour que les Nord-Coréens abandonnent le site d’essai nucléaire de Punggye-ri », expliquent Frank Pabian et Jack Liu. Pendant plusieurs décades, les États-Unis ont utilisé le site d’essai nucléaire du Nevada, pour un total de 928 essais nucléaires… Mais aucun volcan voisin ne menaçait d’entrer en éruption.

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