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Mariage pour tous en Allemagne: les premiers couples homosexuels s'unissent

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 1 Octobre 2017, 19:51pm

Catégories : #Société

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L'instauration du mariage pour tous entre en vigueur en Allemagne. Plusieurs mairies sont restées ouvertes dimanche pour célébrer des unions de couples gays ou lesbiens.

"Oui je le veux!": Bodo Mende et Karl Kreile sont devenus ce dimanche les premiers homosexuels à se marier à Berlin. Ils se sont réjouis que les couples gays et lesbiens ne soient dorénavant plus des "unions de seconde classe". 

LIRE AUSSI >> L'Allemagne adopte le mariage pour tous, malgré le "non" de Merkel 

L'instauration du mariage pour tous et l'ouverture de l'adoption aux homosexuels se seront passé en Allemagne sans grand remous, la société et la classe politique y étant largement favorables.  

"Hautement symbolique"

"Cela ne change pas grand chose pour nous car nous n'adopterons pas d'enfant mais c'est hautement symbolique: nous sommes à présent un couple comme un autre", explique tout sourire et une coupe de champagne à la main Karl Kreile, 59 ans, à la mairie du quartier de Schöneberg.  

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Karl Kreil and Bodo Mende coupent leur gâteau de mariage aux couleurs de l'arc-en-ciel, après la célébration.

REUTERS/Axel Schmidt

"C'est un beau pas en avant mais l'État doit à présent poursuivre la lutte contre l'homophobie et la transphobie mais également sur le plan international oeuvrer à la fin de la pénalisation de l'homosexualité", abonde son compagnon Bodo Mende, après avoir goûté une part de gâteau "arc-en-ciel". Le couple, fervent militant du mariage pour tous, était déjà l'un des premiers à souscrire à une union civile en 2002. 

"La discrimination d'État prend fin"

Dimanche a beau être un jour chômé, plusieurs mairies dont celles de Berlin, Hambourg et Francfort, ont décidé de célébrer des unions dès le 1er octobre, date d'entrée en vigueur de la loi.  

"Je suis ravi que notre ville accueille l'une des premières unions homosexuelles pour ce qui constitue au-delà des débats abstraits...Lire la suite sur L'Express.fr

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amica 03/10/2017 17:39

La CEDH confirme l’absence de droit au mariage homosexuel
ARTICLE | 10/06/2016 | Par Grégor Puppinck
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cour européenne des droits de l'homme CEDH
La Cour européenne des droits de l'Homme

©F.FLORIN-AFP
Le 9 juin 2016, la Cour européenne a rendu sa décision dans l’affaire Chapin et Charpentier c. France(n°40183/07). Ellemettait en cause l’annulation par les juridictions françaises du « mariage de Bègles » célébré en 2004 entre deux hommes, en violation de la loi française.

Par cette décision, la Cour européenne des droits de l’homme rappelle, à l’unanimité, que la Convention européenne des droits de l’homme ne comporte pas de droit au mariage pour les couples homosexuels, tant au titre du droit au respect de la vie privée et familiale (art. 8) qu’à celui de se marier et de fonder une famille (art. 12).

Plus précisément, cette nouvelle décision vient confirmer une série d’arrêts, rappelant en particulier que :

la question du mariage homosexuel est « régie par les lois nationales des États contractants » (§ 36, faisant référence à l’arrêt Schalk et Kopf c. Autriche (n°30141/04) ;
« l’article 12 consacrait le concept traditionnel du mariage, à savoir l’union d’un homme et d’une femme » et « n’imposait pas au gouvernement défendeur l’obligation d’ouvrir le mariage à un couple homosexuel » (§ 36, faisant référence à Gas et Dubois c. France, n°25951/07, § 66) ;
l’article 12 « ne pouvait être compris comme imposant pareille obligation [d’ouvrir le mariage] aux États contractants ». Ce rappel des récents arrêts Hämäläinen c. Finlande [GC] (n°37359/09), et Oliari et autres c. Italie (n°18766/11 et 36030/11), a une forte portée puisqu’il reconnaît une limite théorique à l’interprétation littérale du droit de se marier (§ 39) ;
au regard du droit au respect de la vie privée (garanti à l’article 8) et du principe de non-discrimination (article 14), « les États demeurent libres (…) de n’ouvrir le mariage qu’aux couples hétérosexuels et (…) bénéficient d’une certaine marge d’appréciation pour décider de la nature exacte du statut conféré par les autres modes de reconnaissance juridique », (faisant référence au arrêt Schalk et Kopf, § 108 et Gas et Dubois, § 66) ;
les Etats « bénéficient d’une certaine marge d’appréciation pour décider de la nature exacte du statut conféré par les autres modes de reconnaissance juridique » aux couples de même sexe, et de ses différences avec les droits et obligations conférés par le mariage (§ 51).

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