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L’état d’urgence est décrété au Honduras

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 2 Décembre 2017, 10:57am

Catégories : #Société

Face aux manifestations de l’opposition qui dénonce la fraude électorale lors de la présidentielle de dimanche dernier 26 novembre, le gouvernement a décrété l’état d’urgence le 2 décembre .

La situation se tend au Honduras. Le gouvernement du Honduras a décrété l’état d’urgence samedi 2 décembre pour mettre fin aux manifestations de l’opposition qui se multiplient à travers le pays contre une supposée fraude électorale lors de la présidentielle du dimanche 26 novembre. Le décret approuvé par le président sortant, Juan Orlando Hernandez, « restreint pour une période de dix jours (…) la libre circulation des personnes » entre 18 h 00 et 06 h 00, a précisé un porte-parole du gouvernement, Jorge Ramon Hernandez Alcerro.

Cinq jours après l’élection présidentielle, le Honduras n’a toujours pas de vainqueur, l’autorité électorale ayant annoncé un recomptage de certains procès-verbaux litigieux. Mais les manifestations contre une fraude supposée se sont multipliées, à l’appel du principal opposant, Salvador Nasralla, rival de gauche du président sortant et présentateur-star de la télévision, bien que novice en politique.

Une panne informatique jette le soupçon sur le décompte des voix

L’état d’urgence décrété ne s’applique toutefois pas au Tribunal suprême électoral (TSE), aux observateurs nationaux et internationaux en charge de la présidentielle, aux représentants des partis politiques et aux journalistes accrédités pour couvrir l’élection, selon le décret. Plusieurs professions sont également épargnées, comme les salariés des transports, le personnel médical, les fonctionnaires de la sécurité et de la justice ou les membres du corps diplomatique ou des missions internationales, précise le décret.

 

Le président conservateur Juan Orlando Hernandez cherche à se faire réélire, mais sa candidature est contestée par l’opposition car elle se fonde sur une décision controversée de la Cour suprême l’autorisant à briguer un second mandat malgré l’interdiction de la Constitution. Au fur et à mesure du décompte des voix, les résultats, très serrés, se sont inversés en faveur du chef de l’État sortant, qui était vendredi 1er décembre en tête avec 42,92 % des voix devant son rival de gauche Salvador Nasralla, 64 ans, de l’Alliance de l’opposition contre la dictature, crédité de 41,42 %. Ses sympathisants sont descendus dans la rue dès mercredi soir et jeudi, à son appel. Vendredi, des milliers de partisans du présentateur de télévision ont bloqué la circulation dans le pays, suscitant des échauffourées avec la police.

Affrontements et saccages dans les rues

Au moins deux policiers et une dizaine de manifestants ont été blessés au cours des affrontements, dont certains par balles. Des saccages de commerces ont été signalés. Les avenues et les sorties de la capitale Tegucigalpa ont été obstruées par des manifestants, incendiant des barricades et jetant des pierres sur les forces de l’ordre, qui ont répondu par des gaz lacrymogènes. La population s’est précipitée dans les stations-service et les magasins d’alimentation, dans la crainte de ne plus pouvoir sortir de chez elle pour se ravitailler en raison des désordres. Beaucoup de magasins avaient préféré fermer et quelques vols internationaux ont été suspendus à l’aéroport de la capitale. Sur les réseaux sociaux, les vidéos montrant les affrontements entre policiers et manifestants dans le reste du pays se propageaient de façon « virale ».

 

Le président du TSE, David Matamoros, a annoncé qu’une fois le dépouillement terminé, l’autorité électorale commencerait une phase « spéciale » de recomptage de certains procès-verbaux litigieux, en présence de représentants des partis. Seule date butoir pour le TSE, l’obligation de proclamer un vainqueur au plus tard un mois après les élections du 26 novembre.

« Vol de présidence »

« Nous attendons le résultat au plus tard ce soir », avait assuré vendredi 1er décembre le président Hernandez, du Parti national (droite). Salvador Nasralla a, lui, demandé le recomptage de toutes les voix. De son côté, le candidat arrivé en troisième position, le libéral Luis Zelaya (14,75 %), a affirmé que Nasralla avait remporté les élections et l’a félicité. « Si l’élection a été entachée d’une fraude évidente et que l’autoritarisme du président se renforce, cela va discréditer le processus (électoral) », a prévenu l’analyste Victor Meza. Mercredi, le système informatique du TSE a subi une interruption de cinq heures et plusieurs autres incidents ponctuels, alimentant les soupçons. Avant la proclamation de l’état d’urgence, le dirigeant de l’opposition Juan Barahona a appelé à protester dans chaque quartier. « Jour et nuit, nous allons descendre dans la rue car c’est la seule façon de revenir sur ce vol de la présidence », a-t-il déclaré.

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TruthION 02/12/2017 13:13

Coup d'Etat, pas coup d'Etat.... la candidature de ce trublion "de gauche" Juan Barahona, ancien présentateur de télé ne m'inspire guère... surtout lorsqu'il appelle ses partisans à commettre des incivilités dans les rues. Ca pue la "révolution colorée" que la CIA aime tant... Néanmoins, ce que l'on peut retenir de toutes ces élections depuis une dizaine d'années, et ce dans le monde entier, c'est que ce système soit disant démocratique ne fonctionne tout simplement pas !! Bon sang, entre les manipulations, les trucages, la corruption, l'inégalité entre les candidats et tout le reste.... Il faut quoi aux gens pour comprendre que cette forme de " démocratie " est une tartuferie sans nom ??! Ce système n'est pas viable tant qu'il ne sera pas respecté à la lettre comme il se doit et comme le le sens le signifie " pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple " Avec non pas des élections, mais un tirage au sort, parmi tous les gens constituant la société, vous et moi, des mandats courts de 6 mois maximum, non renouvelables, pour ne pas que la vie politique devienne un métier et que certains y fasse carrière, en cas de faute un bannissement imposé. Avec un sénat et une assemblée, formés par les gens du peuple, une séparation des pouvoirs exécutifs, législatifs, et judiciaires. Bref, une démocratie directe. Mais pour cela, il faut conscientiser le peuple tout entier et rehausser le niveau intellectuel, et c'est pas demain la veille. D'autant plus que je ne pense pas que cela puisse marcher dans des grandes villes surpeuplées.
Il ne reste plus que la monarchie, qui est, et a toujours été, le meilleur socle pour la prospérité d'un pays.

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