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Agnès Buzyn, ministre de la Santé et ancienne conseillère de l’industrie pharmaceutique

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 7 Janvier 2018, 15:25pm

Catégories : #Santé

Le nouveau gouvernement Philippe vient de nommer Agnès Buzyn ministre des Solidarités et de la Santé. Professeure d’hématologie, Agnès Buzyn est connue pour son parcours à la présidence de nombreuses institutions, mais également pour ses prises de parole décomplexées concernant les liens d’intérêts que peuvent entretenir les experts avec l’industrie pharmaceutique. Selon elle, un bon expert est un expert proche de l’industrie. Houston, nous avons un problème.

Agnès Buzyn est nommée ministre des Solidarités et de la Santé

Le gouvernement Philippe vient de nommer Mme Buzyn, professeure des universités et praticienne hospitalière en hématologie, à la tête du ministère de la Santé. Avant d’être ministre, le Pr Buzyn était à la tête de la Haute Autorité de Santé (HAS) depuis mars 2016. Elle fut aussi la présidente du conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) en 2008, et de l’Institut national du cancer (INCa) trois ans plus tard.

Si la professeure Buzyn est connue pour ses postes à haute responsabilité dans les plus prestigieuses institutions de santé publique, elle demeure surtout connue pour ses déclarations litigieuses sur les conflits d’intérêts entre l’expertise publique et les laboratoires pharmaceutiques. La nouvelle ministre de la Santé laissait ainsi sous-entendre que l’absence de lien d’intérêt avec l’industrie pourrait dégrader la qualité de l’expertise médicale. Des propos qui peuvent choquer à la lumière de sa proximité avec l’industrie pharmaceutique, en tant que conseillère scientifique pour deux laboratoires par le passé.

« L’industrie pharmaceutique joue son rôle, et je n’ai jamais crié avec les loups sur cette industrie. »

L’enquête de Pascale Pascariello pour Médipart révélait il y a plus d’un an les déclarations de l’actuelle ministre de la Santé sur la qualité de l’expertise médicale et les conflits d’intérêts avec le milieu industriel, lors d’une rencontre organisée par un cabinet de lobbying. Alors présidente de l’INCa, la professeure en hématologie déclarait que « l’industrie pharmaceutique joue son rôle, et je n’ai jamais crié avec les loups sur cette industrie. Il faut expliquer que vouloir des experts sans aucun lien avec l’industrie pharmaceutique pose la question de la compétence des experts.« 

Ces déclarations laissent sous-entendre que la qualité des expertises des institutions publiques, telles que le Haut conseil de la santé publique (HCSP), la HAS elle-même, ou l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), est dépendante des liens des experts avec les industriels. Autrement dit, on pourrait remettre en cause, selon la ministre, la qualité des avis et des recommandations par des experts qui n’entretiennent pas de lien avec l’industrie.

Cette position discutable a été confirmée par la ministre lors de son audition devant le Sénat, rappelant que les déclarations publiques d’intérêts, pierre angulaire d’un système d’expertise qui contrôle peu, devenaient trop handicapantes. Selon l’enquête de Médiapart, Mme Buzyn déclarait que les experts ne supportaient plus la lourdeur administrative de déclarer leurs liens d’intérêts, obligeant les institutions à s’excuser de recaler un expert à la lumière de ses liens d’intérêts.

Les propos de la ministre de la Santé ont bien entendu choqué des personnalités du milieu médical et associatif, comme la lanceuse d’alerte Irène Frachon pour le scandale du Médiator, Anne Chailleu, présidente du Formindep, qui milite pour l’indépendance des formations médicales, ou bien Claudina Michal-Teitelbaum, médecin généraliste qui publie des enquêtes sur la santé. Toutefois, les propos de Mme Buzyn n’ont, semble-t-il, pas interpellé la rédaction du Journal International de Médecine (JIM) qui décrit le beau parcours de l’actuelle ministre. Ce n’est qu’à travers les commentaires en bas de l’article qu’un internaute interpelle le JIM sur sa participation à plusieurs comités de conseil pour des laboratoires pharmaceutiques :

« Entre 2009 à 2011, après avoir été nommée membre du conseil d’administration puis vice-présidente de l’INCA, Agnès Buzyn a pourtant continué à participer aux conseils d’administration des laboratoires Novartis et Bristol-Myers Squibb. »

Rien de surprenant en soi puisque le JIM est une « société commerciale qui tire ses revenus de l’abonnement des professionnels de santé et de la publicité« , bien souvent pour l’industrie pharmaceutique et agroalimentaire, comme Lilly ou Nestlé.

Le laboratoire pharmaceutique Lilly ou le groupe alimentaire Nestlé sont des sponsors du journal médical JIM.

La ministre déplore l’absence de lien d’intérêt des experts

Toujours lors de son audition au Sénat, la ministre la santé est allée encore plus loin pour développer sa position sur l’expertise médicale et les conflits d’intérêts. Selon elle, et d’après les propos recueillis par Médiapart, « on commence à avoir des experts institutionnels qui n’ont plus aucun lien avec l’industrie pharmaceutique et dont on peut se demander, à terme, quelle va être leur expertise, puisqu’ils ne sont plus à aucun board« .

Mme Buzyn confine donc ainsi l’expertise médicale à la présence ou non des experts au sein de « board« , les comités de conseil ou de direction des laboratoires pharmaceutiques. Ces comités, qui seraient garants de la compétence des experts selon la ministre de la Santé, n’ont pourtant rien de scientifique et ne semblent pas apporter un quelconque gage de compétence. Bien au contraire. Le Dr Michal-Teiltelbaum nous rappelle que l’objectif principal de ces comités ou « board » est d’orienter la stratégie marketing et le développement d’un médicament. Selon Bernard Dalbergue, cité par le docteur, et ancien cadre de l’industrie pharmaceutique, les « boards » peuvent servir à enfumer les participants dans « des méandres de chiffres« , en promettant la réalisation de travaux pour démontrer l’innocuité d’une molécule. Des travaux qui ne seront pas toujours réalisés, mais dès lors que des leaders d’opinion se range du côté de la molécule et du laboratoire qui la produit, « la partie est gagné » avance M. Dalbergue.

Loin d’être un gage de compétence, la participation à ces comités de conseil est bien souvent très rémunératrice pour les experts, les chercheurs ou les praticiens. Ces liens doivent être obligatoirement déclarés par les experts et les professionnels de santé, avec notamment la grande base Transparence Santé du gouvernement, où les avantages et les conventions (souvent synonyme de plusieurs milliers d’euros) sont mis à jour par les laboratoires pharmaceutiques.

Les liens d’intérêts sont des facteurs majeurs de biais dans l’expertise médicale

La question des conflits d’intérêts est éminemment profonde et stratégique tant les dérives du système d’évaluation ont montré ses limites et ses vices au cours des dernières années. Médiapart révélait en 2015 comment « les gendarmes du médicament faisaient affaire avec des laboratoires » en les conseillant secrètement.

Dans tous les domaines relatifs à la santé, la vaccination, l’alimentation ou les médicaments, l’expertise médicale doit être tempérée par l’existence, plus ou moins criante, de conflits d’intérêts avec les producteurs ou revendeurs des produits visés. Nous avons pléthores d’exemples d’expertises collégiales fortement tendancieuses à la lumière des avis rendus, des analyses indépendantes de la littérature scientifique et de la lourdeur des déclarations publiques d’intérêts.

En ce qui concerne l’impact de notre alimentation sur notre santé, et les recommandations que peuvent réaliser certains experts et leaders d’opinion, nous constatons trop régulièrement des omissions avérées des preuves scientifiques les plus probantes et indépendantes, avec une sélection minutieuse des preuves les plus favorables aux fabricants. Ainsi, de très nombreux leaders d’opinion et experts reconnus, fortement soutenus par l’industrie agroalimentaire, redorent le blason de nombreux groupes d’aliments (les produits laitiers sur le risque de fracture; les dangers du sans gluten; les dangers des diètes végétaliennes, etc.)

Le professeur Tounian défend l’intérêt des produits laitiers dans la gestion du risque de fracture osseuse alors qu’aucune preuve scientifique solide ne le supporte. En revanche, il intervient très régulièrement pour l’industrie laitière.

Des médicaments sont également propulsés dans les meilleures ventes grâce à de nombreuses expertises, publications et recommandations émises par des personnalités proches des laboratoires pharmaceutiques. C’est ainsi que récemment, le Protelos de Servier était officiellement retiré de la commercialisation, alors que nous dénoncions le manque de rigueur des expertises scientifiques. Même constat pour les médicaments hypocholestérolémiants, les statines, largement vantées positivement par les leaders d’opinion payés par l’industrie pharmaceutique, quand bien même les bénéfices sont infimes, voire nuls.

Le sujet de la vaccination est également préoccupant. La ministre de la Santé va devoir reprendre le brûlant dossier de la fameuse concertation citoyenne, une escroquerie scientifique et citoyenne, visant à regagner la confiance des Français envers la vaccination. La ministre devra ainsi se saisir d’une expertise collégiale minée par les conflits d’intérêts, qui fait fi de la réalité de la vaccination en France, à savoir une confiance et une couverture vaccinale qui n’aura jamais été aussi élevée, et qui propose le dictat de l’obligation pour tous les nourrissons.

Pour conclure, la ministre de la Santé qui a conseillé deux laboratoires pharmaceutiques, Novartis et Bristol-Meyers Squibb, de 2007 à 2011, et qui ne voit pas d’un mauvais oeil la proximité des experts avec des labos – bien au contraire, devra traiter d’important dossier de santé publique où l’indépendance des expertises collégiales sera sous le feu des projecteurs. En parallèle à cela, la professeure d’hématologie devra « préciser les rapports qu’elle entretiendra avec l’Institut des sciences et de la recherche médicale (Inserm) », nous indique Le Monde, pour lequel son mari n’est autre que le PDG.

Auteur Jeremy Anso

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Commenter cet article

lou 08/01/2018 10:19

toujours le conflit d'intérêts au détriment de la santé de gens. C'est assez dingue, que l'on vit dans un monde de contraint biologique et que toutes ces avancées étaient testées sous le règne du 3ème Reich et maintenant appliquées à grande échelle. même le numéro de sécurité sociale SS découle de là. La chimio avec le gaz moutarde etc...

Aubrat 07/01/2018 20:56

La santé, "L’Education Nationale, la Justice, l’Armée, les Forces de l’ordre : tout doit être remanié, nettoyé, et il ne peut être question d’action dans la douceur. La France entre en guerre intérieure entre les tenants de la fausse loi et il faut s’attendre au débarquement des troupes étrangères venant exterminer la vermine qui inonde la France. Ce ne sera pas sans destruction conséquente. " http://www.clefsdufutur.fr/2018/01/clefsdufutur-france-04.01.2018-mstgermain-la-france.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail


« Les faits sont là. La traîtrise du gouvernement est dévoilée. C’est la loi martiale, et plus rien ne sera comme avant. Le gouvernement fait face à la mollesse de réponse du Peuple et en profite en toute impunité. Si le Peuple s’était levé plus tôt, on n’en serait pas là. Là : signifie la perte des libertés individuelles  et d’expression la plus élémentaire, la répression sans limite, l’entretien sur le sol de France d’une mouvance islamiste radicale mettant en danger et la France et les Pays ciblés. Il n’en faut pas plus pour être sur la liste noire d’un certain nombre d’Etats, à juste titre. On se demande où est le Peuple.
Le plus grave relève du double langage dont personne n’est dupe et qui pourtant perdure, mais pas pour longtemps.
Il va sans dire que Nous donnerons un coup de pied dans la fourmilière puisque vous laissez faire. Quand vous ne pourrez plus parler, qui défendra la France ? La France est mal gouvernée et pire encore, est bien mal engagée.  Il y a des actes déjà irrémédiables qui font peser sur le Peuple les pires conséquences.
Enumérons-les. A se mettre à dos l’Iran et la Russie, tout le Moyen-Orient, Syrie en tête, vous pensez bien qu’il va y avoir réaction. La coupe est pleine et le gouvernement de traîtres persiste et signe. Il court à sa destitution par ce qu’il a lui-même engagé et qui va lui sauter à la figure. Quand on manie la bombe et les faiseurs de bombes, il arrive un moment où elle éclate à la figure.
C’est ce qui est en train de se passer. La France a dépassé toutes les limites. Elle court à la guerre - elle doit s’y préparer – d’avoir déçu et trahi des Pays frères.
Ne cherchez pas une date précise, vous l’avez sous les yeux, elle est déjà programmée. Il n’y a plus de retour en arrière et tant que le gouvernement ne sera pas destitué, rien ne pourra être engagé pour un retour à la normale.
Les minutes sont comptées. La loi anti-liberté est votée dans la nuit et comme personne ne s’en révolte, vous êtes piégés. Les têtes vont tomber.
Si les meilleurs, les plus courageux tombent sans que vous leviez le petit doigt – c’est en cours – quelle est votre destinée ? Vous serez, vous aussi, décimés et il ne faudra pas vous plaindre.
Nous vous sommons de vous lever, de vous unir, de refuser cette loi, le dernier rempart à votre liberté.   
Se conjuguent en ce moment forces contraires et révoltes, l’anarchie s’avance à grands pas et dans moins d’un mois, la France n’est plus gouvernable.
Dans l’état actuel des choses, aucun gouvernement provisoire ne peut tenir sans un appui extérieur. Le chaos est trop prononcé.   
Vous voyez se dessiner le désastre. Il est inévitable. Accepter d’être gouvernés par la fausse loi, les traîtres à la Nation, équivaut à être complices.
La Réponse, on l’a (et) vous fera vaincre le maillage serré du piège dans lequel vous vous êtes laissés enfermer. Chaque jour il se renforce, vous étouffant un peu plus.
Quand allez-vous comprendre qu’il faut agir, construire le Renouveau en ordre de bataille, sauver la France, se sauver soi-même de l’horreur que vous savez inévitable ?
Comment avez-vous pu ne pas bouger ?

Quand il n’y a plus d’espoir, quel risque y a-t-il de chercher l’issue dans le « non-conventionnel » ?
Vous avez perdu vos racines, vous vous condamnez et condamnez les générations futures, vos enfants et vos petits-enfants, si vous ne faites rien.
Qu’avez-vous à perdre ? Vous avez tout à gagner. Il n’y a même plus de risque à prendre.
Voyez-vous où en est venue la France ? A ne plus croire en elle, à ne plus s’autoriser à se défendre.
Pourtant le potentiel du Renouveau est là, il ne faudrait pas le laisser perdre (mais) permettre aux voix nouvelles de s’élever, de redresser la France.
Nous soutiendrons l’Armée Française.
Nous aiderons tous ceux qui veulent défendre la France, la Loi Juste.
Tout le problème est là. Il y a des actes fondamentaux à accomplir, à affirmer fermement, et la censure totale qui va s’abattre dans la nuit va hâter la mise à pied de tous ceux – dignes de ce nom – qui défendent la France.
Qu’allez-vous faire quand il sera trop tard ?
Et c’est bien par l’aide extérieure que la France se redressera. Aussi incroyable que ça paraisse, il faudra imposer à la France un gouvernement d’urgence sous le patronage d’une Nation  souveraine : La Russie.
Je l’ai déjà mentionné. Vous n’aurez pas le choix. La France sera en grande partie détruite, son économie exsangue. Elle se mettra à genou pour survivre. C’est là que le Collectif, nommé et imposé par Le Christ, la Sauvera de la destruction programmée et la remettra sur le chemin de la Gloire.
Ne laissez pas le gouvernement en place, actuel. Devancez les évènements. Vous avez encore une chance d’éviter la guerre avec l’extérieur. Vous avez jusqu’à la Pleine Lune. Après, il sera trop tard.
Ce n’est pas l’Armée seule qui peut destituer le gouvernement, c’est le Peuple. Il est prédit qu’il se sauvera quand le bateau va couler. Vous pouvez hâter les choses. Refusez sa gouvernance, refusez d’être complice de sa traîtrise, ou vous y laisserez votre peau et votre âme.
Demain il sera trop tard, demain concrètement. L’unité de la France n’est plus qu’une illusion. Il vous faudra entrer dans la bataille, toutes les batailles, pour vous unir et sauver ce qui peut l’être.
Au moins engagerez-vous, le Futur et là.  
L’homme qui sait, et ne fait rien, est coupable  de complicité. Il a perdu son âme, s’il ne se rachète pas par un acte héroïque. » ClefsduFutur France 06.01.2018
http://www.clefsdufutur.fr/2018/01/clefsdufutur-france-06.01.2018-mstgermain-pdf.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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