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La dernière herboriste diplômée en France vient de décéder

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 30 Janvier 2018, 18:16pm

Catégories : #Partage

Il n’y a plus d’herboriste

diplômé en France

 

Marie Roubieu vient de décéder à l’âge de 97 ans. Elle était la dernière survivante des herboristes titulaire du diplôme supprimé en 1941. Il n’a jamais été rétabli depuis.

La France est le seul pays d’Europe à ne pas reconnaître l’herboristerie. / Brad Pict - stock.adobe.com

Son nom est inconnu du grand public. Seul un petit cercle de spécialistes des plantes médicinales la connaissait. Marie Roubieu avait obtenu son diplôme officiel d’herboriste avant que le régime de Vichy ne l’abolisse en 1941, au profit des pharmaciens. « Elle apprenait aux autres à reconnaître les plantes, les sentir, les goûter, les cueillir, avec une rigueur très scientifique. On faisait des sorties sur le terrain et des voyages botaniques aux Caraïbes pour trouver des arbres à épices », raconte Clotilde Boisvert, botaniste, qui a fondé en 1980 « L’École des Plantes CB » à Paris.

En dépit des promesses des gouvernements successifs, la France reste le seul pays de l’Union européenne à ne pas reconnaître la profession d’herboriste.« L’herboristerie se meurt », regrette Michel Pierre, auteur de nombreux livres sur les bienfaits des plantes (1) et patron de la célèbre Herboristerie du Palais-Royal (à Paris). Car depuis une quinzaine d’années, explique le spécialiste, 143 plantes bénéfiques pour la santé sont en vente libre dans les grandes surfaces. Quant aux autres plantes médicinales, elles ne peuvent être vendues qu’en pharmacie. Un marché qui n’intéresse pas forcément les officines, si bien qu’on a du mal à les trouver.

Une industrialisation de la phytothérapie

Les pharmaciens préfèrent commercialiser des produits confectionnés à partir de molécules de plantes qui occupent moins de place et coûtent plus cher que des sachets de thym ou d’ortie. « On assiste clairement à une industrialisation de la phytothérapie. Environ 500 plantes – et bientôt près d’un millier – peuvent ainsi être utilisées comme compléments alimentaires sous forme de gélules, ampoules ou concentrés. Mais on n’a pas pour autant le droit de les vendre comme plantes pour tisane », déplore Michel Pierre, qui persiste à vendre de la bruyère en tisane, quitte à se mettre hors-la-loi.
 

De la passiflore, qui aide à mieux dormir, aux feuilles de cassis, qui soulagent les douleurs articulaires, en passant par celles du noisetier qui stimulent la circulation sanguine, les irréductibles qui continuent à proposer ces remèdes de grand-mère sont de plus en plus rares. Il n’existe plus qu’une cinquantaine d’herboristes en France. Ils se sont récemment regroupés au sein d’un syndicat, Synaplante, pour réclamer que la loi change. Une situation paradoxale, alors que l’engouement pour les plantes n’a jamais été aussi fort.

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Antoine 30/01/2018 22:30

Voilà, Big Pharma a le champ libre

TruthION 30/01/2018 20:42

Je ne savais même pas que ce métier n'était plus reconnu depuis 1941... Incroyable !
Et pourtant, quel beau métier cela doit être. Les vertus thérapeutiques et médicinales des plantes sont incroyables, et bien entendu, sous exploités, au profit de big pharma et ses médicaments bien plus bénéfiques pour leur compte en banque, mais bien moins pour votre santé. En plus, les médicaments sont, à la base, censés reproduire chimiquement les effets des plantes, donc, depuis tout petit, je me demande pourquoi les gens ne se soignent pas directement par les plantes ?!... Ah... je sais ! Parce qu'on en parle pas à la tv, à la radio, et dans les publicités.
Oui, ne jamais oublier à quel point l'Homme est un veau.

BARAN MICHEL 06/02/2018 08:49

Au sujet de ne pas deposer de brevets sur le vivant monsanto ne s'en prive pas .on interdit mrme les confitures faites avec des variétés de fruits qui existaient avant que l'homme les connaissent et monsanto veut les breveter a son profit ,mais heureusement j'ai appris a battre les faulx

KoSmOnAuT 31/01/2018 12:31

On ne se soigne pas avec les plantes à cause de l'interdiction de dépôt de brevet sur le "vivant". On extrait donc le principe actif qui nous intéresse et on le reproduit chimiquement et là, miracle ! on peut déposer un brevet sans justifier l'origine de la molécule et donc partager sa découverte.
Il faudrait une presse spécialisée pour pouvoir décrypter les infos et informer correctement la population mais le diplôme de journaliste n'est pas distribué avec celui d'herboriste donc les journalistes doivent se contenter des infos qu'on leur donne faute de quoi ils pourraient être condamnés pour pratique illégale de la médecine. C'est bien ficelé, propre et sans bavure.

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