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Lyme : un scandale à la française

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 12 Février 2018, 14:48pm

Catégories : #Santé

lyme

La tique pique les rongeurs porteurs de la Borréliose de Lyme et la transportent sur les animaux domestiques et l’homme.

La Borréliose de Lyme est une maladie infectieuse bactérienne qui pourrait bien être la pandémie de ce début du XXIe siècle. Petit à petit, au fil des recherches comme celles menée par le Pr Montagnier, Prix Nobel de médecine et découvreur du VIH, elle révèle toute sa complexité, pouvant aussi bien prendre l’allure d’une autre pathologie ou être à l’origine de maladies aussi différentes que la sclérose en plaques, la fibromyalgie, l’arthrite rhumatoïde, l’autisme…

On lui attribue désormais un lien avec la bagatelle de 300 autres pathologies ! Même s’il faut rester prudent en la matière, des avancées permettent d’imaginer que cette maladie est loin d’avoir livré ses innombrables effets. Il s’agirait d’une crise de santé publique si les pouvoirs du même nom se mobilisaient. En France, c’est loin d’être le cas.

Borrelia est une bactérie extraordinaire, la plus intelligente que l’on connaisse à ce jour. Elle déjoue tous les pièges, se déplace plus vite que les globules blancs, se camoufle dans notre ADN, mute pour devenir invisible à notre système immunitaire qu’elle leurre en modifiant ses protéines de surface. Elle va même se cacher dans les cellules de l’organisme ou derrière les yeux pour échapper aux antibiotiques. Cette merveille de la biologie est un micro-démon qui libère des toxines dévastatrices, notamment lorsqu’elles sont diffusées dans notre système neurologique.

Aux États-Unis, c’est un véritable fléau qui frappe 300 000 nouvelles personnes chaque année. L’épidémie est d’ampleur similaire au Canada. En Afrique, il s’agit de la deuxième cause de maladie infectieuse après le palludisme. En Allemagne, les autorités sanitaires estiment entre 1 et 2 millions le nombre de personnes touchées. Et en France pendant ce temps là, on ne dénombre que 12 à 15 000 cas chaque année. L’Institut de veille sanitaire ne relève quant à lui que 5500 cas répertoriés, suffisamment peu pour que la Borréliose de Lyme soit encore considérée comme une maladie rare. En tout cas, nous dit-on, elle est bien connue, bien traitée et surtout « sous contrôle », une expression désormais bien rôdée dans l’entourage des hautes autorités de santé.

« En France, a dit un médecin allemand à un malade français venu le consulter, vous avez remis en fonction la frontière qui vous a protégé du nuage de Tchernobyl ! » La raison de cette exception française tient à plusieurs causes. Tout d’abord la non remise en cause du document de référence, le « consensus de 2006″, qui impose aux médecins en cas de maladie de Lyme une seule antibiothérapie de 3 semaines éventuellement renouvelable. Ces règles excluent le fait que cette maladie puisse devenir chronique. En réalité, ce “consensus » reprend les termes d’un texte américain de préconisation, des informations datées de 1986 alors que la recherche évolue à vitesse grand V depuis ces dernières années.

La deuxième cause de cet aveuglement, est l’usage des deux tests de dépistage (Elisa et Western Blot) dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne sont pas fiables dans l’état de leur paramétrage. On prétend qu’il y a 30 à 55% de faux négatifs, certains pensent que seuls 5% des personnes « lymées » sont détectées par ce moyen. Le constat est simple pour le système médical: un malade qui est négatif n’est pas malade.

Malheureusement pour les tenants de cette version optimiste de la maladie, l’internationalisation du problème rend de plus en plus difficile la position des autorités de notre pays. Pour les malades, « l’exception française » ne fait pas rêver, loin de là. Quand ils souffrent de la forme chronique -lorsque la maladie n’a pas été dépistée ni traitée juste après la morsure de la tique- c’est un parcours de souffrance, physique d’abord, puis morale. Il leur est quasiment impossible de trouver un médecin généraliste bien informé. Les médecins qui se sont spécialisés l’ont fait seuls, parce qu’ils ont des patients concernés ou des proches.

Benoît CHEVRIER

Source : Participe-Present.net

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Commenter cet article

philippe dumont 13/02/2018 18:56

Lyme et le nom d'une petite ville aux États-Unis qui a comme particularité d'avoir à sa frontière laboratoire de l'armée américaine spécialisé dans la guerre bactériologique curieusement c'est aussi l'endroit où les premiers cas de la maladie de Lyme sont apparues.???
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