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Vers la fin du numerus clausus

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 5 Septembre 2018, 21:00pm

Catégories : #Société

Selon France Info, l’exécutif aurait la volonté de mettre fin à ce concours, proposant à la place des partiels classiques pour avoir une sélection «plus naturelle».

Le gouvernement pourrait décider à l’occasion de la présentation de la réforme des systèmes de santé, le 18 septembre, de transformer les études de médecine, supprimant notamment le «numerus clausus», selon des informations de France Info.

Le député LREM de l’Isère Olivier Véran travaille sur le sujet avec d’autres parlementaires, a-t-il indiqué ce mercredi sur France Inter. «Je ne peux pas anticiper la décision et la teneur des propos du président de la République mais si vous m’interrogez sur ce que je porte, je pense qu’il faut en finir avec ce système à la fois injuste et abscons», a-t-il déclaré. Lui-même est médecin. Selon lui, «c’est uniquement un moyen d’empêcher des médecins français d’étudier en France» et «il faut passer à autre chose». Il plaide pour «d’autres façons de procéder», telles qu’une sélection différente ou un «tronc commun de formation, selon que l’on soit médecin, kiné, infirmier, osthéo ou dentiste.» 

Selon France Info, l’exécutif aurait la volonté de mettre fin à ce concours, proposant à la place des partiels classiques pour avoir une sélection «plus naturelle». Le gouvernement aurait «deux options sur la table», soit de remplacer le numerus clausus par un «numerus apertus», c’est-à-dire un nombre minimal de places défini à l’échelle nationale et qui pourrait varier selon les régions, soit de laisser le choix aux universités de former autant de médecins qu’elles le souhaitent.

«Encore un peu de patience»

Avant le numerus clausus, instauré en 1972, on formait 12 000, 13 000, voire 14 000 médecins par an, a rappelé Olivier Véran, contre un peu plus de 8 000 aujourd’hui. Pour lui, si la suppression n’est pas «une solution de court terme pour les déserts médicaux, c’est une solution pour l’avenir». 

Pourtant «favorable à une refonte des études de médecine», qui «ne sont plus adaptées à l’exercice médical», la CSMF, premier syndicat de médecins libéraux, s’est dite mercredi «opposée à une dérégulation totale du nombre de médecins formés», appelant dans un communiqué à «une grande concertation».

La ministre de l’Enseignement supérieur «Frédérique Vidal et moi-même travaillons à la formation des futurs médecins plus moderne: coopération, compétences, bien-être. Encore un peu de patience», a commenté sur Twitter la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ce mercredi après-midi.

 

 

.@VidalFrederique et moi-même travaillons à rendre la formation des futurs médecins plus moderne: coopération, compétences, bien-être. Encore, un peu de patience....

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