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L’avenir de l’Amazonie se joue dans nos assiettes

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 9 Septembre 2019, 13:43pm

Planter des arbres ne doit pas devenir un alibi pour continuer à détruire les forêts et nous éloigner de l’enjeu incontournable de la réduction de l'élevage bovin et de la culture du soja OGM, principaux facteurs de déforestation.

Vue aérienne montrant la fumée dégageant une étendue de forêt dans les environs de Boca do Acre, au nord-ouest du Brésil, le 24 août 2019. 

Vue aérienne montrant la fumée dégageant une étendue de forêt dans les environs de Boca do Acre, au nord-ouest du Brésil, le 24 août 2019. Photo Lula Sampaio. AFP

Suite aux premières annonces du président Macron sur les feux de forêt en Amazonie, c’est avec grand intérêt que nous avons suivi la tenue du G7. Or, comme nous le craignions, les engagements pris ne sont pas à la hauteur de la catastrophe. Une fois de plus, la communication l’emporte sur l’action.

Emmanuel Macron a notamment annoncé le lancement d’une initiative pour l’Amazonie, en partenariat avec les pays de la région amazonienne, qui sera lancée lors de l’Assemblée générale des Nations Unies au mois de septembre afin de «procéder à une reforestation rapide et massive pour lutter», entre autres, «contre les changements climatiques». Cependant, si planter des arbres est un effort nécessaire, il est dangereux de croire que cela suffira à «réparer» la forêt amazonienne et ainsi «préserver notre poumon vert».

 

Certes, un arbre capte du CO2 en grandissant et participe ainsi à réduire la concentration dans l’atmosphère de l’un des principaux gaz à effet de serre responsables des changements climatiques. Mais il ne pousse pas instantanément, et il lui faudra plusieurs dizaines d’années pour avoir un réel pouvoir de captation des gaz à effet de serre contenus dans notre atmosphère. Il faudra aussi plusieurs centaines d’années pour rétablir une forêt tropicale dans le meilleur des cas. Or, comme le rappelle Yann Laurans, directeur du programme Biodiversité à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), «on ne peut pas reboiser à très grande échelle sans faire de dégâts sur l’écosystème». Et nous ne pouvons pas non plus planter n’importe quelle espèce, n’importe où et n’importe comment, au risque d’être contre-productifs.

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