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Rouen: entre 15 et 20 individus par jour se présentent au urgences pour des nausées, des vertiges et des difficultés respiratoires.

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 3 Octobre 2019, 10:14am

Catégories : #Environnement

Plus de 150 riverains ont été admis aux urgences à cause de symptômes pouvant être liés à l'incendie. Si les autorités se veulent rassurantes, elles admettent n'avoir aucune certitude sur la dangerosité des particules rejetées.

Une semaine après l’incendie qui a ravagé l’usine Lubrizol de Rouen, classée Seveso, et dans lequel plus de 5 000 tonnes de produits chimiques ont été détruites, la composition des éléments partis en fumée lors du sinistre a été rendue publique, mais l’évaluation de leur impact sur la santé reste problématique alors que les premiers cas de personnes hospitalisées, potentiellement à cause des particules rejetées dans l’incendie, ont été révélés.

Selon des informations de BFMTV, les autorités sanitaires ont recensé 156 personnes s’étant rendues aux urgences. Parmi eux figuraient 35 enfants. D’après le CHU de Rouen, cette afflux représente entre 15 et 20 individus par jour se présentant pour des nausées, des vertiges ou encore des difficultés respiratoires. Il a donné lieu à six hospitalisations pour des patients victimes de maladies respiratoires déjà diagnostiquées.

Le 2 octobre, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait confirmé ces difficultés. «En réalité, aujourd'hui, personne ne sait exactement ce que donnent ces produits mélangés lorsqu'ils brûlent. C'est la demande que nous allons faire à l'Ineris, qui est l'agence chargée de l'évaluation des risques industriels […] Cette pollution qui est réelle, pour l'instant elle n'entraîne pas de risques pour la santé, avec ce que nous connaissons aujourd'hui», a-t-elle fait valoir, reconnaissant néanmoins que «l’Etat aujourd’hui ne peut répondre à [la] question [de la toxicité de la fumée]».

Devant les sénateurs, le 2 octobre, le Premier ministre s’était lui voulu rassurant, promettant de veiller à «l’engagement absolu du gouvernement, de l’État, à la transparence totale, complète» et à ce que «rien ne vienne exonérer la responsabilité de l'industriel» dans l’indemnisation des dommages ou des futures victimes.

Manifestations pour «la vérité»

La veille, plusieurs centaines de personnes s’étaient retrouvées à Rouen afin de réclamer «la vérité» sur les conséquences sur la santé et l’environnement de l’incident. Les manifestants brandissaient des pancartes comme « Une usine chimique qui brûle sans toxicité c’est comme une tarte aux fraises sans les fraises ?» ou encore «Ils cachent la vérité, à nous tous d’enquêter».

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