Espace

Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 07:02

La comète Siding Spring met en danger les sondes autour de Mars

 

Sur Terre, on se prépare au passage de la comète Siding Spring, en octobre 2014, au-dessus de… Mars. Ce qui n’est guère surprenant, car cette comète doit survoler la planète à seulement 136.000 kilomètres, de sorte que les sondes en orbite martienne pourraient se retrouver sous une pluie de particules.

 

Schéma montrant l'orbite et la trajectoire de la comète Siding Spring lors de son passage attendu au-dessus de Mars en octobre 2014. Les poussières qu’elle apportera pourraient endommager les sondes en orbite autour de la Planète rouge. © Nasa

 

En effet, en octobre 2014, la comète C/2013 A1 frôlera la Planète rouge à une distance de seulement 136.000 kilomètres, ou un tiers de la distance moyenne entre la Terre et la Lune. À l'échelle de notre Système solaire, c'est un survol très rapproché. Ce rase-mottes au niveau de Mars est prévu le 19 octobre 2014 vers 18 h 30 TU.

Également appelée Siding Spring, du nom de l’observatoire australien qui l’a découverte en janvier 2013, elle sera la deuxième comète à visiter la Planète rouge en 12 mois. En octobre 2013, Ison, notre comète du siècle, l’avait alors survolée, mais à une distance respectable de 10 millions de kilomètres.

 

Dangereuses poussières cométaires sur l’orbite de Mars

Les observations les plus récentes laissent à penser que la coma (le nuage de poussières entourant le noyau de la comète) sera assez grande pour envelopper Mars et les sondes qui tournent autour et les endommager. Et les trois sondes spatiales (l’européenne Mars Express et les états-uniennes MRO et Mars Odyssey) seront rejointes en septembre par Maven de la Nasa et celle de l’agence spatiale indienne, Mars Orbiter Mission (Mangalyaan).

 

Du côté de l’Agence spatiale européenne, on se prépare. Les observations de la comète vont se poursuive afin de mieux prévoir la taille réelle de la coma et mesurer le niveau de risque pour la sonde Mars Express. Au centre de contrôle des opérations, l’Esoc de Darmstadt en Allemagne, on passe en revue tous les moyens susceptibles de protéger la sonde de ce nuage de poussières.

 

Sécurité de Mars Express contre intérêts scientifiques

 

Ce n’est pas tant le nombre de particules qui forment la coma de la comète qui préoccupe que la vitesse à laquelle elles se déplaceront. D’une taille inférieure au centimètre, elles ont une vitesse de déplacement attendue de l'ordre de 56 km/s, soit 200.000 km/h. À cette vitesse, un impact peut provoquer des dommages significatifs. Aux risques physiques s’ajoutent des dommages connexes. À de telles vitesses, les impacts sont susceptibles de générer des impulsions électromagnétiques, voire des champs de plasma et causer des perturbations sur les systèmes électroniques embarqués de Mars Express. C’est pourquoi l’Esa travaille dès aujourd’hui à adapter l’orbite de la sonde à ce risque, de façon à ce qu’elle soit exposée le moins possible au plus fort du passage de la comète. L’idée serait qu’elle se situe au-dessus de la face opposée lors de ce passage.

En outre, un certain nombre de scientifiques souhaitent profiter de la présence de Mars Express pour étudier en détail la comète lors de son passage. Une demande qui n'a rien de saugrenu étant donné qu'après dix ans d’activité autour de Mars, bien au-delà des attentes initiales (elle a été lancée en juin 2003 pour une mission de deux ans), la sonde a rempli tous ses objectifs. En d’autres termes, la perdre ne serait pas catastrophique, bien que l'Esa ait approuvé une nouvelle extension, jusqu'au 31 décembre 2016. Concilier intérêts scientifiques et sécurité de la sonde ne sera donc pas simple.

 

Rémy Decourt, Futura-Sciences

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Dimanche 30 mars 2014 7 30 /03 /Mars /2014 15:30

 asteroïde anneaux
Pour la première fois, des astronomes ont découvert l'existence d'un astéroïde entouré d'anneaux. Crédits : ESO/L. Calçada/M. Kornmesser/Nick Risinger
EN BREF - Un astéroïde autour duquel tournent des anneaux a été découvert par une équipe internationale d’astronomes. C'est la première fois qu'un système d'anneaux a été découvert autour d'un astéroïde.

A quelques 2,5 milliards de km de la Terre évolue Chariklo, un astéroïde un peu particulier. En effet, Chariklo est entouré par un système composé d'anneaux, à l'instar de Saturne, Uranus ou encore Neptune. Un tel phénomène n'avait jusqu'ici jamais été observé pour un astéroïde.

Cette découverte est révélée par un article publié le 26 mars dans la revue Nature.

Cette découverte a été effectuée de façon fortuite. En effet, l'astronome brésilien Felipe Braga-Ribas (Observatório Nacional/MCTI à Rio de Janeiro, Brésil) et ses collègues avaient initialement pour ambition de déterminer les mensurations de cet astéroïde, découvert en 1997. Et c'est en reconstituant l'image en trois dimensions de ce corps céleste qu'ils ont eu la surprise de découvrir qu'il était doté... de deux anneaux.

Selon Felipe Braga-Ribaset ses collègues, ces anneaux, qui sont en réalité des disques de poussière gravitant autour de l'astéroïde, pourraient s'être formé à la suite de la collision avec un autre astéroïde.

Ces travaux ont été publiés le 26 mars 2014 dans la revue Nature, sous le titre "A ring system detected around the Centaur (10199) Chariklo".

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Dimanche 30 mars 2014 7 30 /03 /Mars /2014 12:49

 

Une découverte relayée par le Dailymail, et pas des moindres, révèle l'existence possible d'une planète 10 fois plus grande que la Terre dans le nuage d'Oort ! Les plus fervents défenseurs de la « planète X » ont déjà sauté sur l'occasion pour assoir leurs convictions - qui est peut être après tout fondée - mais qui n'a su pour le moment me convaincre.
 
Plus tôt en 2012, Rodney Gomes, un astronome de l'Observatoire national du Brésil à Rio de Janeiro, affirmait que les orbites irrégulières de corps glacés au-delà de Neptune impliquaient qu'une planète de quatre fois la taille de la Terre tournait autour de notre soleil, ce que tend à confirmer ces nouvelles découvertes.
 
Cette fois l'info ne provient pas d'une source douteuse, mais du Dailymail et du site Nature.com, ainsi que foxnews, abcnews et bien d'autres... On ne rigole donc plus, et il y a fort à parier que cette découverte va faire des vagues, à moins qu'une nouvelle fois, des scientifiques de la NASA ne démentissent l'information comme ils le font si souvent. Le veilleur
 
En bref, qu'ont découvert les scientifiques ?
 
 • Les chercheurs ont découvert une planète naine appelée 2012 VP113
 • Elle a été repérée en orbite autour d'une formation avec un maximum de 900 autres objets similaires
 • Des Découvertes ont été faites sur le bord de notre système solaire dans le nuage d'Oort
 • Les orbites similaires suggèrent une plus grande planète, baptisée Super Terre en raison de sa taille, qui a peut être créé un « effet du berger » (gravitationnel) sur ces objets
 
Les chercheurs ont découvert une planète naine appelée VP113 2012, ainsi que plus de 900 autres objets qui sont en orbite autour d'une formation similaire. Cela donne à penser qu'une plus grande planète, baptisée « Super terre » nommée ainsi à cause de sa taille, peut créer un effet Berger en attirant ces objets autour d'elle.
 
2012 VP113 a été tout d'abord observée en novembre 2012 et a été officiellement annoncée hier. C'est la plus lointaine planète naine trouvée en orbite autour de notre soleil. Elle est large d'environ 280 miles (450 km) et orbite au-delà de la ceinture de Kuiper, dans une région à la limite du système appelé le nuage d'Oort qui est recèle un grand nombre de comètes.
 
La taille de 2012 VP113 est d'environ la moitié du diamètre de la planète naine Sedna, découverte il y a une dizaine d'années, et se trouve 80 fois plus loin du soleil que la terre. La similitude de l'orbite de Sedna et de 2012 VP113 pointe vers une « Super terre » pour l'instant encore inconnue.
 
Les deux planètes naines comptent parmi des milliers d'objets censés former le nuage d'Oort interne et partagent visiblement une orbite similaire, ce qui suggère la présence d'une planète jusqu'à 10 fois la taille de la terre. Le Dr Linda Elkins-Tanton, de la Carnegie Institution aux Etats-Unis, a déclaré :
 
« C'est un résultat extraordinaire qui redéfinit notre compréhension de notre système solaire. »

orbits.png

Voici le schéma de l'orbite du système solaire externe. Le soleil et les planètes terrestres sont au centre. Les orbites de Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune sont en violet. La ceinture de Kuiper, y compris Pluton, est représenté par le pointillé bleu. L'orbite de Sedna est représenté en orange et l'orbite de 2012 VP113 est indiquée en rouge.

photos.png

Ces images montrent la découverte du nouvel objet du nuage d'Oort interne, 2012 VP113, photos prises à environ 2 heures d'intervalle le 5 novembre 2012, et mis en évidence par la flèche. Le déplacement de 2012 VP113 se démarque par rapport à l'état stable du fond étoiles et des galaxies.
 
Le système solaire observable est divisé en trois régions distinctes, y compris les planètes telluriques rocheuses comme la terre, les géantes gazeuses comme Saturne et Jupiter et les objets de la ceinture de Kuiper glacées - au-delà de laquelle se trouve le nuage d'Oort.
 
Le Dr Scott Sheppard, également de la Carnegie Institution, a déclaré :
 
« la recherche de ces objets du nuage d'Oort intérieur, éloignés au-delà de Sedna et 2012 VP113, devrait continuer car ils pourraient nous en dire long sur la façon dont notre système solaire s'est formé et a évolué. »
Les chercheurs ont utilisé la « Dark Energy Camera » (DECam) dans les Andes chiliennes pour découvrir 2012 VP113. Ils ont ensuite utilisé le télescope de Magellan situé à proximité pour déterminer son orbite et obtenir des informations détaillées sur sa surface. Depuis le ciel, les chercheurs ont été en mesure d'utiliser la DECam qui leur a permis de dénombrer environ 900 objets possédant des orbites similaires à Sedna et 2012 VP113.
 
« Certains de ces objets du nuage d'Oort interne pourraient rivaliser avec la taille de Mars ou même de la terre, » a dit le Dr Sheppard. « C'est parce que de nombreux objets du nuage d'Oort interne sont si éloignés que les plus gros seraient trop faibles à détecter avec la technologie actuelle, » a poursuivi le Dr Sheppard. 
Sedna et 2012 VP113 ont été découverts quand leur orbite les amenait au plus proche du soleil, mais ils sont sinon beaucoup trop éloignés pour être détectés. Les résultats sont publiés dans la revue Nature.
 
Source Dailymail - Traduction par le veilleurNP-le-nouveau-paradigme-copie-1

 


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Vendredi 28 mars 2014 5 28 /03 /Mars /2014 17:51

NASA : découverte de la première exoplanète d'une taille similaire à la Terre dans une zone habitable. La découverte excite la communauté scientifique depuis quelques jours : une équipe d'astronomes a identifié la première exoplanète d'une taille similaire à la Terre située dans la zone habitable de son étoile.

Les scientifiques sont sur le point d'annoncer officiellement la découverte d'une planète distante dont la taille est comparable à celle de notre Terre, située dans la zone dite habitable de son étoile.

 

 

 

L'astronome Thomas Barclay et l'équipe de l'Ames Research Center de la NASA en Californie ont ainsi récemment pioché dans les bases de données récoltées par le télescope spatial Kepler et découvert un système solaire composé de cinq planètes dont une orbiterait dans la zone habitable de son étoile.

La zone habitable d'une étoile est une zone dans laquelle une planète en orbite peut proposer de l'eau sous forme liquide, ainsi qu'une atmosphère. Trop proche de son étoile, la température est trop importante et l'atmosphère n'est pas assez dense, trop éloignée et l'eau présente n'est plus disponible que sous forme de glace.

La planète repérée aurait un diamètre équivalent à 1,1 fois celui de notre Terre. Depuis toujours, les scientifiques estiment que la taille des planètes a beaucoup à jouer dans le développement de la vie. A ce jour, la planète connue la plus proche de notre terre en terme de taille est Kepler-62 F, dont le diamètre estimé est 1,4 fois plus élevé que celui de notre planète, elle orbite autour de son soleil en 267 jours.

 


L'étoile du système n'a pas été nommée, mais il s'agit d'une naine rouge de type M1. C'est donc une étoile relativement petite dont la luminosité est bien inférieure à celle de notre soleil. Ces étoiles, les naines rouges, constituent 70 % des étoiles de notre voie lactée.

 


Il faudra attendre un communiqué officiel pour en savoir plus sur cette planète, qui pourrait faire l'objet d'études plus approfondies dans les mois qui viennent.

source : http://www.generation-nt.com/

http://www.laterredufutur.com/

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Dimanche 23 mars 2014 7 23 /03 /Mars /2014 16:52

En analysant des images récoltées par la sonde Cassini, les astronomes ont identifié sur Titan un phénomène qui ressemble étrangement à des vagues d’hydrocarbures. Il pourrait d’ailleurs s’agir de la première vague océanique observée en dehors de la Terre.

 

Titan, la lune de Saturne pourrait être recouverte de lacs d'hydrocarbures agités par des vagues

 

On sait depuis longtemps que Titan, une des lunes de Saturne, possède à sa surface d’immenses lacs situé pour la majeure partie au pôle nord. Ces vastes étendues ne sont pas composées d’eau, comme sur Terre, mais d'hydrocarbures à l’état liquide, tels que l’éthane ou le méthane.

Depuis peu, les scientifiques affirment avoir observé une vague à la surface d’un de ces lacs. Si cette découverte est confirmée, l’événement pourrait s’inscrire dans l’histoire astronomique en tant que première vague océanique observée en dehors de la Terre.

L’événement a été identifié à la surface de Punga Mare, un lac lui aussi situé au pôle nord de Titan. C’est la sonde spatiale Cassini de la NASA qui est parvenue à immortaliser ce phénomène.

Les images capturées par le dispositif lors de son passage au pôle en 2012 et 2013 mettent effectivement en évidence des reflets.

En analysant ces motifs, les chercheurs ont observé une lumière particulière réfléchie à la surface, ressemblant de manières étonnantes aux reflets provoqués par les vagues sur Terre.

 

Des vaguelettes, plus que de gros rouleaux

 

Selon les scientifiques, cette réflexion de la lumière témoigne de la présence de légères ondulations, hautes d’environ deux centimètres. "Ne faites pas tout de suite vos réservations pour un séjour de surf sur Titan" ironise, lors d’un entretien avec la BBC, Jason Barnes, chercheur à l'Université de l'Idaho. Même s’il s’agit de vaguelettes et non de gros rouleaux, la découverte est révolutionnaire. Elle a d’ailleurs fait l’objet d’une publication dans la revue Nature tandis que les résultats de l’étude ont été présentés lors d’une conférence à Woodlands, au Texas.

 

Une surface façonnée par les vents

 

A l’instar de la Terre, Titan possède une atmosphère substantielle et un cycle saisonnier. Vents et pluies formés par évaporation des hydrocarbures, façonnent la surface de cette lune pour former des canaux fluviaux, des mers, des dunes et des rivages.

Dans ce contexte, on peut facilement expliquer la formation d’ondulations à la surface des étendues liquides, engendrées par ces étranges bourrasques. Il est d’ailleurs possible que davantage de vagues soient observées dans les années à venir. Les scientifiques prévoient en effet que les vents se lèvent sur l’hémisphère nord du satellite naturel de Saturne. "Titan commence à être en émoi", a indiqué lors de la conférence Ralph Lorenz, astronome de l'Université John Hopkins, au Maryland avant de conclure : "l'océanographie n'est plus seulement une science de la Terre".

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/titan/des-vagues-observees-pour-la-premiere-fois-sur-une-lune-de-saturne_art32209.html
Copyright © Gentside Découverte

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Mercredi 19 mars 2014 3 19 /03 /Mars /2014 07:26

La planète la plus proche du soleil a vu son rayon rétrécir d'au moins 5 km et jusqu'à 7 km depuis que sa croûte s'est solidifiée il y a quatre milliards d'années.

Science

Publié le 17 mars 2014
 
La planète Mercure

La planète Mercure Crédit Reuters

Mercure pourrait-elle disparaître un jour ? C'est la question que se posent les chercheurs depuis que la sonde américaine Messenger a révélé des données inquiétante sur la perte de rayon de la planète déjà diagnostiquée comme la plus petite du système solaire. Selon une étude publiée dimanche dans Nature Geoscience, la planète tellurique a rétréci son rayon de cinq à sept kilomètres. 

Si l'article explique que toutes les planètes sont amenées à se contracter du fait du refroidissement, Mercure affole les chercheurs car le phénomène est décuplé chez elle. La plus petite planète est considérée comme un cas extrême, en raison de son énorme noyau riche en fer de 2.020 km de rayon, ce qui laisse seulement 420 km de rayon pour le manteau et la croûte. 

Mercure pourrait servir de "cas d'école"

Ce qui inquiète particulièrement les chercheurs c'est le fait que le rétrécissement est nettement supérieur aux précédentes estimations (0,8 à 3 km) établies d'après les données acquises par une autre sonde américaine, Mariner 10, dans les années 70. Elle est en revanche sensiblement inférieure à celle prédite par les modèles de l'histoire thermique de la planète (5 à 10 km). 

Mais tout n'est pas négatif. En effet, les auteurs de l'étude estiment pour leur part que dans le contexte actuel de découverte d'un nombre croissant d'exoplanètes, Mercure pourrait servir de "cas d'école" pour comprendre l'histoire du refroidissement et de la contraction des planètes rocheuses avec une seule plaque tectonique, en général. "Fait intéressant, nos conclusions rappellent des modèles aujourd'hui obsolètes invoqués pour expliquer la déformation géologique à grande échelle sur Terre, à l'époque où la communauté scientifique croyait que la Terre avait une seule plaque tectonique", a déclaré Paul Byrne. Ces modèles avaient été développés pour expliquer la formation des montagnes et de l'activité tectonique au 19e siècle, avant la découverte de la théorie de la tectonique des plaques.

Dépourvue d'atmosphère, désert de roches tantôt brûlantes, tantôt glacées, Mercure connaît d'importants écarts de température entre le jour et la nuit (de -210°C à 430°C). Sa surface est criblée de cratères. 


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-mercure-plus-petite-planete-systeme-solaire-retrecit-au-fil-jours-1013519.html#jH2yLFWvZdwjorEL.99

La planète la plus proche du soleil a vu son rayon rétrécir d'au moins 5 km et jusqu'à 7 km depuis que sa croûte s'est solidifiée il y a quatre milliards d'années.

 La planète Mercure

La planète Mercure Crédit Reuters

 

Mercure pourrait-elle disparaître un jour ? C'est la question que se posent les chercheurs depuis que la sonde américaine Messenger a révélé des données inquiétante sur la perte de rayon de la planète déjà diagnostiquée comme la plus petite du système solaire. Selon une étude publiée dimanche dans Nature Geoscience, la planète tellurique a rétréci son rayon de cinq à sept kilomètres.

 

Si l'article explique que toutes les planètes sont amenées à se contracter du fait du refroidissement, Mercure affole les chercheurs car le phénomène est décuplé chez elle. La plus petite planète est considérée comme un cas extrême, en raison de son énorme noyau riche en fer de 2.020 km de rayon, ce qui laisse seulement 420 km de rayon pour le manteau et la croûte.

 

Mercure pourrait servir de "cas d'école"

 

Ce qui inquiète particulièrement les chercheurs c'est le fait que le rétrécissement est nettement supérieur aux précédentes estimations (0,8 à 3 km) établies d'après les données acquises par une autre sonde américaine, Mariner 10, dans les années 70. Elle est en revanche sensiblement inférieure à celle prédite par les modèles de l'histoire thermique de la planète (5 à 10 km).

Mais tout n'est pas négatif. En effet, les auteurs de l'étude estiment pour leur part que dans le contexte actuel de découverte d'un nombre croissant d'exoplanètes, Mercure pourrait servir de "cas d'école" pour comprendre l'histoire du refroidissement et de la contraction des planètes rocheuses avec une seule plaque tectonique, en général. "Fait intéressant, nos conclusions rappellent des modèles aujourd'hui obsolètes invoqués pour expliquer la déformation géologique à grande échelle sur Terre, à l'époque où la communauté scientifique croyait que la Terre avait une seule plaque tectonique", a déclaré Paul Byrne. Ces modèles avaient été développés pour expliquer la formation des montagnes et de l'activité tectonique au 19e siècle, avant la découverte de la théorie de la tectonique des plaques.

 

Dépourvue d'atmosphère, désert de roches tantôt brûlantes, tantôt glacées, Mercure connaît d'importants écarts de température entre le jour et la nuit (de -210°C à 430°C). Sa surface est criblée de cratères.

 http://www.atlantico.fr/

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Mercredi 19 mars 2014 3 19 /03 /Mars /2014 07:16

Le célèbre astrophysicien britannique prédit des installations humaines sur la Lune d'ici les 50 prochaines années. Une question de survie, estime le grand scientifique.

 

Le 21e siècle sera celui de la conquête spatiale, pour l'astrophysicien Stephen Hawking. (Nasa) 

 

Et si le premier pas sur la Lune en appelait bientôt des milliers d'autres? Pour l'astrophysicien Stephen Hawking, c'est sûr, la conquête de l'espace ne fait que commencer. Lors de l'émission Live from Space, diffusée sur la chaîne britannique Channel 4, le grand scientifique britannique a livré sa vision du futur de l'humanité: "d'ici 50 ans", affirme-t-il, il y aura des colonies sur la Lune, et "d'ici la fin du siècle, j'espère sincèrement que des humains vivront sur Mars".

Pour l'auteur d'Une brève histoire du temps, la conquête est une solution à la surpopulation qui menace la Terre. C'est même une question de vie ou de mort, puisque, pour lui, la race humaine est menacée d'extinction. Conclusion: "Nous devons anticiper cette menace et avoir un plan B", estime-t-il.

"Coloniser de nouveaux mondes"

Il n'y a pas à tergiverser, "si nous voulons que notre espèce survive les 100 prochaines années, ou même les 1.000, il est indispensable de voyager dans l'obscurité de l'espace et de coloniser de nouveaux mondes à travers le cosmos".

"Si nous suivons ce chemin, il n'y a aucun doute que ce siècle restera dans l'histoire de l'humanité comme celui de l'Age de l'espace", a également ajouté, optimiste, le scientifique.

 

 

Nasa: les extraordinaires photos du Cosmos 
© Nasa

 Magali Rangin

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Le 21e siècle sera celui de la conquête spatiale, pour l'astrophysicien Stephen Hawking. (Nasa)

 


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Lundi 17 mars 2014 1 17 /03 /Mars /2014 22:01

 

Un exemple d'ondes gravitationnelles // Vue d'artiste de la Nasa

 

Le Saint-Graal de l'étude du cosmos, rien de moins. De quoi révolutionner notre connaissance de la physique et de l'univers. C'est en ces termes que les physiciens définissent la découverte que vient de révéler le Centre d'Astrophysique du Harvard-Smithsonian.

Grâce à des observations réalisées sur un télescope du Pôle Sud, ces chercheurs viennent de détecter «la première preuve directe de l'inflation cosmique.»

Sans être hyper calé en science, le concept de Big Bang vous dit probablement quelque chose. L'idée qu'au commencement (ou du moins à un certain instant qu'on assimile à un «commencement»), il y a quelques 14 milliards d'années, une énorme explosion a créé l'univers. Et que «dans la première fraction de seconde, pour reprendre les termes du communiqué officiel, l'univers a vécu une expansion exponentielle, s'étendant bien au-delà de la vue de nos meilleurs télescopes.» Vous avez certainement, même vaguement, tout cela en tête. Très bien: c'est le concept de l'inflation cosmique. Sauf que tout cela «n'était qu'une théorie». Jusqu'à maintenant.

Concrètement, les scientifiques viennent en fait d'observer la trace du Big Bang. Le «marqueur résiduel de l'inflation», résume encore la BBC. Ça fait en effet un bail que les scientifiques, Albert Einstein en tête, soupçonnent que tout cela n'a pu se produire sans laisser des indices derrière lui. Et qu'il y aurait des espèces «d'“échos” de l'explosion», pour reprendre la métaphore de Terry Pratchett dans «La Science du Disque-Monde»:

«Comme si Dieu avait crié “Bonjour!” à la création et que nous entendions encore un léger “onjouronjouonjouonjour...” venant des montagnes lointaines.»

Ces traces, on les appelle «ondes gravitationnelles primordiales». Dans sa théorie de la relativité générale, Einstein avait ainsi déjà envisagé la propagation de ces ondes dans l'univers, «tout comme les ondes sismiques se propagent dans la croûte terrestre», écrit Nature dans un très bon résumé (en anglais) sur les apports de cette découverte. Sauf qu'il n'imaginait pas qu'on pourrait un jour les détecter.

C'est désormais chose faite, à en croire les chercheurs américains qui auraient observé «la forme d'une torsion distinctive dans la plus vieille lumière détectable [le rayonnement fossile, ndlr] avec les télescopes», raconte la BBC.

Il faudra néanmoins s'en assurer, car «une découverte aussi révolutionnaire demande confirmation par d'autres expériences pour qu'on y croit vraiment», précise le site Scientific Americain.

A ce titre, elle fait donc énormément penser à une autre révolution scientifique récente: l'identification du boson de Higgs, particule présumée, observée puis confirmée, qui a valu à ses premiers concepteurs le Prix Nobel en 2013. C'est peut-être d'ailleurs un autre point commun: puisque il est ici aussi (déjà!) question de Nobel.

Car l'observation de ces ondes primordiales ne permet pas seulement de confirmer la théorie du Big Bang et, par extension, d'éclairer nos origines, elle permet aussi de faire le lien entre deux grands ensembles théoriques que les chercheurs essaient en vain de relier depuis des années: la mécanique quantique et la théorie de la relativité générale. Ou, pour le dire plus simplement, les règles qui définissent le très petit à celles qui s'appliquent au gigantesque. 

Pourquoi? Parce que «l'inflation est un phénomène quantique» (échelle microscopique, atomique) quand «les ondes gravitationnelles font partie de la physique classique» (échelle macroscopique), explique encore Nature. Relier les deux permettrait donc de combler ce trou théorique qui turlupine les scientifiques.

Reste à savoir comment: certains avancent l'hypothèse de l'existence de particules particulières permettant d'expliquer tout ça, les «gravitons» ou «inflatons». Des idées qui restent aujourd'hui au stade d'hypothèse. Les chercheurs ont du boulot sur la planche mais savent au moins, comme un passionné de sciences nous le faisait remarquer sur Twitter, «enfin d'où partir!»

A.F.


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Dimanche 16 mars 2014 7 16 /03 /Mars /2014 19:01




Nouvelle photo de Mercure utilisant trois filtres d'image : 996 nanomètres (rouge), 748 nanomètres (vert) et 433 nanomètres (bleu).
Crédit : NASA/Laboratoire de physique appliquée de l’université Johns Hopkins/Institution Carnegie de Washington.
     

La mission MErcury Surface Space ENvironment GEochemistry and Ranging (MESSENGER) est en cours depuis août 2004. En orbite autour de Mercure, ce satellite observe les terres de la planète torride. Dernièrement, une mosaïque de couleur a révélé que certaines régions de Mercure sont bien plus chaudes que d'autres. Dans la photo du haut de la page, 996 nanomètres correspondent à une température d'environ 226 degrés Celsius, la température à l'intérieur d'un four brûlant.

L'une des découvertes les plus fascinantes est la queue de sodium de Mercure, qui s'étire loin de la planète. Dans un univers électrique, les queues se forment lorsque la gaine de plasma d'un astre accumule un potentiel électrique suffisant pour qu'il se décharge en rayonnant. Indépendamment de leur composition individuelle, les « queues cométaires » obéissent au comportement fondamental des objets chargés dans une enveloppe de plasma.

Étant un monde stérile, sans atmosphère et avec un champ magnétique négligeable, Mercure subit la pleine force du rayonnement solaire, comme la Lune de la Terre, mais avec beaucoup plus d'intensité. Comme en parlait un

article précédant de notre série Picture of the Day, les phénomènes lunaires sont explicables par l'activité électrique, de sorte que Mercure pourrait avoir connu des effets électriques similaires. La lune de Jupiter Io pourrait également être un modèle utile.

Io est en orbite si proche autour de Jupiter, qu'elle est bombardée par un rayonnement électromagnétique qui « pulvérise » environ une tonne [de matière ionisée] par seconde depuis sa surface. Cet électromagnétisme transforme Io en générateur, car son déplacement dans les champs de force de Jupiter engendre un flux de charge électrique de plus de trois millions d'ampères entre les deux astres.

Le plus probable, c'est que Mercure connaît quelque chose de similaire à Io, car elle tourne autour du Soleil en seulement 88 jours. Sa vitesse, ainsi que sa proximité avec le Soleil, pourrait expliquer sa longue queue ionisée - plus large que quatre pleines lunes dans le ciel nocturne. L'érosion électrique pourrait aussi expliquer pourquoi sa queue est filiforme, du même genre que celle des comètes, et ressemblant même aux
queues de galaxies s'étirant sur des milliers d'années-lumière.

Il pourrait aussi être débattu que les
cratères de Mercure sont principalement dus à l'électricité. La plupart d'entre eux ont le fond plat, des parois latérales abruptes, peu ou pas de débris d'explosion autour, et possèdent souvent de petits cratères sur leurs bords. Quelques structures exceptionnellement grandes possèdent de multiples anneaux, comme d'autres formations ailleurs dans le Système solaire. Selon les conclusions de nos discussions antérieures, ces caractéristiques sont la signature d'arcs électriques s'abattant sur un corps chargé.

D'autres
informations sur le « passé volcanique » de Mercure ont également été publiées récemment. Toutefois, les conclusions tirées par les spécialistes des planètes trahissent une attitude géocentrique. Il est erroné de se servir des théories géologiques terrestres pour essayer d'expliquer ce que l'on découvre sur d'autres planètes et lunes. Pour interpréter les découvertes anormales, ces fausses pistes mènent à des notions ressemblant à du « cryo-volcanisme » (sur Triton), à des avalanches d'eau (sur Mars), et au malaxage des marées (sur Io).

La théorie de l'Univers électrique est nécessaire pour clarifier au mieux les données de Mercure. 

 

 

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Stephen Smith
Thunderbolts

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Jeudi 13 mars 2014 4 13 /03 /Mars /2014 20:46
Espace : la Nasa à la recherche de vie extraterrestre sur un satellite de Jupiter

 

La Nasa a annoncé son projet d'envoyer une sonde sur Europe, satellite de Jupiter.

 

En cause ? L'hypothétique présence d'un immense océan sous-terrain, peut-être berceau de formes de vie telles que microbes, bactéries ou même poissons.

(...)

Objectif Europe

La Nasa a déclaré consacrer 15 millions de dollars des ses 17,5 milliards de budget 2015 à l'amorce des recherches en vue de l'envoi d'une sonde à l'horizon 2025.

Une somme qui, bien que dérisoire comparée aux 2 milliards nécessaires, révèle néanmoins la volonté de l'Agence de percer une fois pour toutes les secrets d'Europe.

Son homologue européen, l'ESA, a également annoncé sa volonté d'en découdre et organise, pour 2022, la mission JUICE, prévoyant une arrivée sur Europe en 2030.

(...)

 

Pour lire la totalité, cliquer ICI

 

Bonus : en bas de l'article, et en vidéo : le bruit des planètes dans l'espace

 

Un article de Benoît Dubos, publié par planet.fr
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