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Banque du Vatican : un dernier scandale pour Benoît XVI ?

Publié par Dav sur 17 Février 2013, 21:31pm

Catégories : #Société

 

 
Le baron Ernst von Freyberg est le nouveau directeur de la banque du Vatican depuis le 15 février. Mais il est aussi un fabriquant de navires de guerre pour la marine allemande.
 

 Les activités du nouveau directeur de la banque du Vatican pourrait poser problème à Benoît XVI. (GABRIEL BOUYS GABRIEL BOUYS / AFP) 

Les activités du nouveau directeur de la banque du Vatican pourrait poser problème à Benoît XVI. (GABRIEL BOUYS GABRIEL BOUYS / AFP)

Décidément, Joseph Ratzinger n’a pas de chance. Il ne voulait pas être pape, il a fallu qu’il s’y colle. Il se serait sans doute bien contenté de faire le pontife en pantoufle, il s’est retrouvé à la barre pour essuyer les pires tempêtes. Il espérait faire oublier sa casquette de préfet, il a dû faire la police – incurie de la curie oblige. Voilà qu’à moins de quinze jours de la retraite, la galère continue.

Elégant, Benoît XVI voulait laisser la maison vaticane en ordre avant d’en confier les clés au locataire suivant. Enlever la poussière d’encens cachée sous le tapis, chasser les prêtres pédophiles, compter les petites cuillères fauchées par son majordome… Parmi les cold case, celui de l’Institut des œuvres religieuses (IOR), la banque du Vatican, et de ses 44 000 comptes secrets, était classé « explosif ». Depuis 9 mois et le limogeage de son dernier président, remercié pour « incompétence », l’institution, épinglée sur la liste noire des paradis fiscaux, n’avait plus de tête pour gérer ses 6 milliards d’euros pas davantage traçables qu’un bifteck chevalin. Dernièrement, durant six semaines, la cité vaticane a même été privée de ses tirettes et autres terminaux de paiement par carte bancaire…

En annonçant, ce vendredi 15 février, la nomination de l’un de ses amis, un allemand appartenant à une grande famille aristocratique de Bavière, à la direction de la banque vaticane, Benoît XVI pensait donc bien faire. Le CV du financier, à première vue, est impeccable. Côté bourse, le baron Ernst von Freyberg, 55 ans, est le co-fondateur et directeur de la société d’investissements DC Advisory Partners, ancien analyste à Londres et à New York. Côté pieux, il est également chevalier de l’Ordre de Malte et très actif dans l’organisation de pèlerinages à Lourdes.

Sauf que c’était passer un peu vite sur le fait que Monsieur von Freyberg est aussi le président d’une société de construction de bateaux qui contribue à la fabrication de frégates pour la marine allemande. A la décharge du saint père et des cardinaux qui ont validé sa candidature, il n’est pas si aisé de trouver le candidat idéal pour un poste qui a déjà valu à un prédécesseur de se retrouver « suicidé » sous la Tamise. Surtout pour venir mettre en conformité une telle boîte à secrets avec les standards bancaires internationaux, car telle est la mission.

Evidemment prôner la paix dans le monde et recruter un fabriquant de navires de guerre la fiche mal. A moins qu’un conclave avancé, comme l’annoncent des sources proches du pape, fasse très vite passer l’affaire au second plan. Joseph Ratzinger n’a peut-être pas de chance, mais le professeur a tiré la leçon de son usant pontificat : tout n’est finalement qu’une histoire de com'.

 

Marie Lemonnier

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Sioux Later 18/02/2013 13:51


A se demander si les attaques contre le secret banquaire suisse ne sont pas directement liées aux fonds secrets du vatican.?!. Pour faire tomber les banques vaticanes, il faut supprimer le secret
banquaire non ?... Gelli. P2 et Ambrosiano ont un pied en suisse et l'autre à rome.


P.S. (pour Lucio Gelli, voir son "évasion" d'une prison suisse ou seules des complicités à au niveau on put la rendre possible.)

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