Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 07:22

 

fukushimareactor2RPVtemp-8.JPGRien ne va plus à Fukushima Daiichi. Il ne suffit pas qu’un gouvernement décrète un arrêt à froid pour qu’une catastrophe incontrôlable soit subitement réglée...
 
Depuis janvier 2012, l’inquiétude grandit à nouveau, car la température monte, et malgré une injection d’eau beaucoup plus importante dans le réacteur n°2, la température pourrait atteindre aujourd’hui, selon Fukushima Diary, 90°C. Or, un « arrêt à froid » selon les autorités japonaises n’a lieu qu’à partir du moment où la température est inférieure à 80 °C.
 
Les autorités locales de Fukushima demandent à Tepco de fournir des informations heure par heure, preuve que l’inquiétude est vive depuis cette montée brusque.
 
Par ailleurs, selon Hiroaki Koide, la NSC (Commission de Sécurité Nucléaire Japonaise) procéderait actuellement à la distribution de pastilles d'iode stable auprès de la population non-évacuée située dans un rayon de 30 km, voire 50 km autour de la centrale accidentée.
 
Il semble qu’une brusque montée de la radioactivité ait précédé cette montée de température (lien).
 
La situation redevient donc critique à Fukushima.
 
Mais ce n’est pas que l’unité 2 qui a des soucis...
 
L’unité 3 a montré des signes extérieurs d’activité, comme ce panache de fumée ou de vapeur qui s’élève au dessus de la ruine le 7 février 2012 :
 
 
L’unité 4, avec sa piscine qui fuit, a fait aussi une belle démonstration de réchauffement subit le 6 février 2012 :

 
 
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Sources
et actualités à suivre sur Fukushima Information, Fukushima Diary, Gen4 et EX-SKF
via Kebecleak
 
publi 3-4"Vers un nouveau paradigme"
2012 et après

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Commentaires

mardi 10 avril 2012

Le gouvernement japonais préparerait des plans pour l'évacuation de 39 millions d'habitants




Le gouvernement japonais serait en train d'élaborer des plans d'évacuation de Tokyo, ville qui contient 39 millions d'habitants. La centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi est à un stade critique et peut devenir encore une fois une menace. L'exposition aux radiations pourrait être à l'origine de nombreux cancers.


Le réacteur numéro 4 serait à risque d'effondrement. Ce réacteur contient 460 tonnes de combustible nucléaire. C'est 75 % plus de carburant nucléaire contenu avant l'effondrement de Chernobyl. Si la piscine de stockage devait subir une rupture, le combustible nucléaire serait immédiatement chauffé et exploserait. Les retombées radioactives seraient réparties sur une très large zone.
Commentaire n°2 posté par lasorciererouge le 10/04/2012 à 20h33

Cette information est vrai je confirme!

Réponse de Dav le 10/04/2012 à 23h24

Fukushima. L’élite japonaise s’offre une ville en Inde

Cette info date de janvier 2012, mais nous l'avions loupé. Alors, on se rattrape.

En dépit des messages rassurants qui seuls percent (rarement) l’indifférence médiatique, la crise que le Japon traverse depuis le début de l’accident de Fukushima demeure ingérable et affectera durablement l’avenir du pays. Mais cet avenir n'affectera pas tout le monde. La prochaine ville japonaise sera... en Inde.

Le recouvrement achevé d’un des quatre bâtiments éventrés par une tente en nylon est loin de constituer une début de résolution de la crise environnementale que le Japon traverse.

Pour comprendre ce qui se passe derrière ce paravent pudique, je vous propose de regarder la situation en partant d’abord des décombres de la centrale nucléaire pour s’en éloigner progressivement. Une périple qui nous mènera jusqu’en Inde.

Sur le site même de Fukushima.

Il faut d’abord relever les conditions dramatiques et héroïques dans lesquelles les équipes sur place travaillent. Un quatrième employé, âgé d’une soixantaine d’année, est mort subitement le 11 janvier, officiellement d’un arrêt cardiaque. La police a emporté le corps pour autopsie.

La température dans le réacteur n° 2 a effectué de subites variations passant de 48.4°C à 102°C le 12 janvier puis atteignant les 142°C le 14 janvier. Une « panne de la sonde » selon TEPCO.

Les travaux de construction de la tente du bâtiment 2 ont été suspendus à partir du 5 janvier pour concentrer les efforts sur le bâtiment n° 4 dont plusieurs pans de murs ont été démolis depuis novembre. Il est acquis désormais que le couvercle de l’enceinte de confinement de ce réacteur git à plusieurs dizaines de mètres de son emplacement d’origine.
Le réservoir de désalinisation du système de refroidissement de secours présente des fuites.

300 tonnes d’eau contaminée de Césium radioactif (49 à 69 Becquerels par cm²) a été trouvé le 13 janvier dans des tunnels proches de l’unité 3.

En zones contaminées

Les cartes des zones contaminées les plus récentes montrent que la contamination s’étend bien au delà ces précédentes évaluation. Deux zone très contaminées se trouvent dans les faubourgs de Tokyo. Les zones plus faiblement contaminées s’étendent j’jusqu’a 250 km au sud-ouest de la centrale, une zone où l’on rencontre une des plus hautes densités de population de la planète.

http://blog-imgs-26-origin.fc2.com/...

Dans le reste du japon.

Mais la contamination s’exporte aussi hors des zones directement atteintes. Ainsi une jeune habitante de la ville de Nihonmatsushia constaté avec stupeur que l’appartement dont elle venait de prendre livraison était anormalement radioactif. La raison en était qu’on avait intégré dans le béton des matériaux contaminés à la suite de l’accident de Fukushima.

Le même phénomène de dissémination affecte aussi les usines de traitement des eaux usées : Dans certains centres de traitement des eaux usées, les boues résultat du traitement concentrent des taux élevés de radioactivité, interdisant leur usage comme fertilisant. Les autorités les stockent sans savoir comment s’en débarrasser.

La fuite vers l’étranger.

Face à cette perte irrémédiable de terres habitable, le Japon se tourne vers l’étranger.
Le gouvernement Japonais, accompagné des grands nom de l'industrie Japonaise, vient de signer un accord afin de créer une ville japonaise dans le sud de l'Inde.

Commentaire n°3 posté par lasorciererouge le 28/04/2012 à 15h31

Fukushima, un futur sans avenir

Alors que les médias continuent de faire l’impasse sur la situation au Japon, la situation continue inexorablement à se dégrader, et les jours qui viennent pourraient se montrer décisifs.

 

par olivier cabanel (son site) lundi 11 juin 2012 - 75 réactions

 

 

C’est le 25 mai 2012 que des journalistes japonais de la chaine « TV Asahi » lors de l’émission « Hodo Station » ont révélé l’importance de la dégradation de la situation.

C’est toujours la piscine du réacteur N°4 qui pose le plus de problèmes.

Installée à 20 mètres au dessus du sol, contenant 1535 assemblages neufs, ou usagés, pour un poids total de 264 tonnes, elle a été dégradée par les explosions et les incendies qui ont eu lieu le 15 mars 2011 et elle contient beaucoup plus de combustibles qu’il ne le faudrait.

Or la surcharge d’assemblage a réduit la proximité entre les casiers d’assemblages, ouvrant la possibilité d'une criticité en cas de surchauffe.

Le bâtiment dans lequel se trouve la piscine a manifestement une inclinaison anormale et à la suite des dommages subis, la base de la piscine a été renforcée, ce qui ne rassure pas pour autant Masashi Goto, ingénieur expert en conception de centrales nucléaires résistantes aux séismes :

« Même si les murs existent, il n’y a pas de manière simple d’en connaître la stabilité. A quel point la stabilité a-t-elle été compromise par la haute température de l’incendie ? Il est essentiel d’avoir toutes les données quand vous travaillez sur un calcul structurel. Chaque fois que Tepco publie des données, ils disent toujours : « nous avons calculé ceci, voici le résultat de ce que nous avons fait, donc il n’y a pas de dangers ». Mais il n’ont jamais publié une donnée que quelqu’un de l’extérieur pourrait utiliser pour vérifier leurs conclusions ».

Pourtant Tepco affirme, par la voix de son porte parole, que « le bâtiment ne penche pas » sur la base de mesures laser, et de niveau d’eau et que « les barres de combustible usagées sont stockées en sécurité ». curseur à 2’30’

Mais, connaissant la facilité de Tepco (dont l’ex-dirigeant vient d’être mis en examen) à cacher la vérité, et sachant que le toit et des murs du bâtiment ont été soufflés par une explosion d’hydrogène, on peut légitimement douter de ses affirmations, d’autant que visiblement le mur externe est déformé vers l’extérieur. (curseur à 3’57)

Yukiteru Naka, qui a été impliqué dans la construction de la centrale, manifeste lui aussi de l’inquiétude : « je dois dire qu’il y a un risque concernant l’unité 4. (…) les conduits s’étendent sur des dizaines de kilomètres et étant donné que c’est une construction provisoire, ce n’est pas censé résister aux secousses sismiques. (…) il n’y a pas assez de maintenance. (…) j’estime qu’il faudrait peu de temps pour vider la piscine si les tuyaux étaient endommagés et causaient une fuite. (…) si la piscine se vide, aucun travailleur ne pourra s’approcher du bâtiment réacteur 4, ni des bâtiments 1,2 et 3 ».

La difficulté vient du fait, que suite au tsunami, aux explosions, aux incendies, la grue qui permettait le déchargement des combustibles de la piscine est hors service.

Tepco a promis d’en installer une nouvelle, qui en laissant les combustibles dans l’eau, pourrait les sortir de la piscine endommagée, et les mettre en sécurité dans une autre piscine, mais ils ne pensent pas pouvoir réaliser ça avant décembre 2013, voire plus tard.

Tepco a en effet admis qu’il faudrait 3 ans avant d’envisager le retrait des barres de combustible. (curseur à 7’45’’)

Or, si la piscine fuit, ou s’écroule, les assemblages se trouveront exposés à l’air, et se mettront à chauffer à tel point qu’il ne sera plus possible de les refroidir, dégageant une énorme radioactivité qui menacerait bien au-delà du Japon.

Hiroaki Koide, professeur à l’institut de recherche nucléaire universitaire de Kyoto , est conscient du danger : « si la piscine devait s’effondrer à cause d’un nouveau gros séisme, les émissions de matière radioactives seraient énorme : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5000 fois la bombe nucléaire d’Hiroshima ».

C’est ce que confirme la JAEA (institut de recherche de l’agence de l’énergie atomique du Japon), estimant que si la température dépasse 700°C, les gaines peuvent se briser et laisser s’échapper les pastilles de carburant composées d’uranium et de plutonium. (ce fameux MOX que nous avons fabriqué en France). lien

C’est l’expérience qu’ils ont réalisée avec des gaines de combustible, vides bien sur, prouvant que la gaine se brisait à partir de 700°C. (curseur à 3’)

Sur cette image, des gaines de combustibles éclatées sous l’effet de la chaleur.

Si certains ingénieurs écartent la possibilité d’une température dépassant les 300°C, d’autres experts décrivent un scénario différent.

Lors d’un séisme, si le bâtiment n° 4 et sa piscine s’effondraient, les assemblages se retrouveraient sur le sol,

Commentaire n°4 posté par lasorciererouge le 12/06/2012 à 17h09

Japon, 23 août 2012

Un nouveau sous-titrage de Kna60 :



Arnie Gundersen, ingénieur en chef de Fairewinds Associates, analyse la vidéo d'une simulation d'un laboratoire national du gouvernement Américain qui montre que les barres de combustible nucléaire usagé peuvent s'enflammer lorsqu'elles sont exposées à l'air. Cette vidéo de simulation prouve les affirmations de Fairewinds, et Arnie discute des conséquences de ce phénomène si la piscine de combustible usagé de l'unité 4 de Fukushima Daiichi venait à perdre son eau de refroidissement.

La vidéo intégrale de Sandia National Laboratories peut être vue à l'adresse http://1.usa.gov/O5Wg7R

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[* Note personnelle] Je pense que cette comparaison avec l'expérience du 10 Avril 2011 (visible ici : http://youtu.be/ByQlz9lKUN8) n'est pas très heureuse, car elle peut être mal interprétée, et représente mal le phénomène qu'il est question d'expliquer.

Dans cette expérience d'Avril 2011, un chalumeau est utilisé pour chauffer une portion de gaîne en zircaloy, alliage à 98% de zirconium. Il s'agit plus précisément d'un chalumeau oxycoupeur, utilisé pour la découpe de l'acier. La buse spéciale comporte une couronne de chauffage, orifices alimentés par un mélange d'oxygène et souvent d'acétylène, et au centre un injecteur alimenté à la demande en oxygène pur à plus fort débit. Le but est de chauffer le point de départ sur la pièce à environ 1300 °C, puis d'activer ensuite l'injection d'oxygène pur, qui permet à la fois au métal de brûler rapidement et de chasser par action mécanique le métal fondu et les scories.
Dans la vidéo, on entend d'ailleurs très bien les moments où l'opérateur déclenche l'injection d'oxygène pur, entre 3' et 3'15".

De fait, le zirconium brûle alors mais dans l'oxygène pur du fait de sa propension à la combustion spontanée sous certaines conditions. Mais il y a inévitablement présence d'une flamme initiale, du fait du chauffage par chalumeau ! Et un tube de fer ou l'acier d'une poutrelle de charpente métallique par exemple se comporterait de la même manière dans ces conditions..

Par contre, quand Gundersen parle d'absence de chaleur interne, je pense qu'il veut dire que la source de chaleur est externe, le chalumeau, et non pas interne, les pastilles de combustible en conditions réelles.
sources: bistro bar blog
Commentaire n°5 posté par lasorciererouge le 23/08/2012 à 23h03

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