Vendredi 8 juin 2012 5 08 /06 /Juin /2012 21:37
 
 
interdiction, dépénalisation, légalisation, usage thérapeutique… le débat autour du cannabis a été relancé à la veille du premier tour des élections législatives par les déclarations de Cécile Duflot, porte-parole d’EELV et ministre du logement. A cette occasion Sciences et Avenir fait un point sur les effets connus du cannabis. INFOGRAPHIE.

Comme pour ces deux produits légaux ou d’autres drogues comme la cocaïne ou les opiacés, consommer du cannabis active dans notre cerveau le circuit lié au plaisir. Dans le cas du cannabis, le principe actif responsable des principaux effets est le THC ou tétrahydrocannabinol (plus précisément même le delta-9 THC).

 

 

 

Le THC se lie à des récepteurs présents sur différents types de neurones dans notre cerveau. L’un des mécanismes le mieux connu est celui qui déclenche la sensation de plaisir. Elle est permise par une libération de dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans le circuit de la récompense et du plaisir, qui est au cœur de l’addiction.

 

La consommation de cannabis a d’autres effets : baisse de la température corporelle, diminution de la douleur, ralentissement des mouvements… Le THC est par ailleurs mauvais pour la mémoire de travail, celle qui nous permet au quotidien et sur des durées courtes d’intégrer différentes informations (sonores, visuelles, etc…). L’équipe de Giovanni Marsicano, du Neurocentre Magendie de l’Université de Bordeaux, a récemment mis en évidence les mécanismes cellulaires par lesquels le THC réduisaient les échanges d’informations entre neurones – et par là les capacités de mémorisation à court terme.

D’autres effets nocifs du cannabis sont étudiés, comme sur la fertilité masculine. Ces effets sont soient liés au THC soit à la fumée lorsque le cannabis est consommé en joint (lire Le cannabis aussi dangereux que le tabac et Fumer un joint équivaut à 5 cigarettes).

 

Cependant, d’autres voies de recherches aussi importantes concernent le potentiel thérapeutique du cannabis et les endocannabinoïdes. Notre organisme produit en effet des molécules naturelles qui se fixent sur les mêmes récepteurs que le THC et qui sont impliqués dans différentes fonctions physiologiques, au niveau de la maturation cérébrale ou de la masse osseuse, par exemple.

 

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.fr

(1) La dépénalisation du cannabis signifie que la consommation n'est plus considérée comme un délit. La légalisation va plus loin en autorisant la culture et la vente.

 

publi 3-4Vers un nouveau paradigme

2012 et aprés


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