Cannabis: quels effets sur notre cerveau ?

Publié le 8 Juin 2012

 
 
interdiction, dépénalisation, légalisation, usage thérapeutique… le débat autour du cannabis a été relancé à la veille du premier tour des élections législatives par les déclarations de Cécile Duflot, porte-parole d’EELV et ministre du logement. A cette occasion Sciences et Avenir fait un point sur les effets connus du cannabis. INFOGRAPHIE.

Comme pour ces deux produits légaux ou d’autres drogues comme la cocaïne ou les opiacés, consommer du cannabis active dans notre cerveau le circuit lié au plaisir. Dans le cas du cannabis, le principe actif responsable des principaux effets est le THC ou tétrahydrocannabinol (plus précisément même le delta-9 THC).

 

 

 

Le THC se lie à des récepteurs présents sur différents types de neurones dans notre cerveau. L’un des mécanismes le mieux connu est celui qui déclenche la sensation de plaisir. Elle est permise par une libération de dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans le circuit de la récompense et du plaisir, qui est au cœur de l’addiction.

 

La consommation de cannabis a d’autres effets : baisse de la température corporelle, diminution de la douleur, ralentissement des mouvements… Le THC est par ailleurs mauvais pour la mémoire de travail, celle qui nous permet au quotidien et sur des durées courtes d’intégrer différentes informations (sonores, visuelles, etc…). L’équipe de Giovanni Marsicano, du Neurocentre Magendie de l’Université de Bordeaux, a récemment mis en évidence les mécanismes cellulaires par lesquels le THC réduisaient les échanges d’informations entre neurones – et par là les capacités de mémorisation à court terme.

D’autres effets nocifs du cannabis sont étudiés, comme sur la fertilité masculine. Ces effets sont soient liés au THC soit à la fumée lorsque le cannabis est consommé en joint (lire Le cannabis aussi dangereux que le tabac et Fumer un joint équivaut à 5 cigarettes).

 

Cependant, d’autres voies de recherches aussi importantes concernent le potentiel thérapeutique du cannabis et les endocannabinoïdes. Notre organisme produit en effet des molécules naturelles qui se fixent sur les mêmes récepteurs que le THC et qui sont impliqués dans différentes fonctions physiologiques, au niveau de la maturation cérébrale ou de la masse osseuse, par exemple.

 

Cécile Dumas
Sciences et Avenir.fr

(1) La dépénalisation du cannabis signifie que la consommation n'est plus considérée comme un délit. La légalisation va plus loin en autorisant la culture et la vente.

 

publi 3-4Vers un nouveau paradigme

2012 et aprés

Rédigé par Dav

Publié dans #Société

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angeles 11/06/2012


Mais bien sûr ... toutes ces contre-indications ne servent qu'à justifier l'interdiction de sa consommation, mais pourquoi ne parlent-ils pas des bienfaits de cette plante ?? Méfions-nous des
pseudo sacro-sains scientifiques et de leurs déclarations fumeuses ;-)

lasorciererouge 13/06/2012


Quand la City veut légaliser la drogue pour renflouer les banques !






 


 




 







                    



11 juin 2012 (Nouvelles Solidarité) – Lors de son intervention au Forum mondial contre les
drogues à Stockholm fin mai, le très en vue chef de l’agence antidrogue russe Viktor
Ivanov a déclaré que la campagne pro-légalisation en cours dans le monde « est directement ou indirectement liée aux énormes revenus engendrés par le trafic de drogue que les
experts estiment à 800 milliards de dollars par an » .


« L’objectif des promoteurs de la légalisation de la drogue est de légaliser le crime organisé transnational, une internationale du crime, en
rendant le trafic stable et confortable » , a-t-il dit. Il s’en est pris en particulier au rôle dans cette campagne « d’un ancien dirigeant du service de renseignement
britannique MI6 » , en la personne de Nigel Inkster,
l’ancien numéro 2 de l’agence et aujourd’hui posté au sein du think tank londonien International Institute for Strategic Studies (IISS). En mai dernier, il a redigé pour l’IISS le
rapport Drugs, Insecurity and Failed States : The
Problems of Prohibition (Drogues, insécurité et Etats en déliquescence : Les problèmes de la prohibition) qu’il présente désormais dans le monde entier afin de briser
toute résistance à la légalisation et au libre accès à l’argent de la drogue accumulé depuis 30 ans. Inkster a reconnu lui-même que son rapport avait été financé par le blanchisseur
préféré de la City de Londres, le spéculateur Georges Soros et son Open Society Foundation.


Le site du FSKN, l’agence antidrogue russe, a publié à l’occasion du discours d’Ivanov sa
traduction de l’interview [*] réalisée par nos collègues de l’Executive Intelligence Review ( EIR ) avec Antonio Maria Costa, l’ancien
directeur exécutif de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), ceci afin de souligner que la campagne pro-légalisation est partie intégrante de l’effort
désespéré pour renflouer le système bancaire transatlantique piloté depuis Londres.


Dans son introduction au texte de l’interview, le site du FSKN écrit :



Par exemple, au pire de la crise financière de 2008-2009, environ 352 milliards de dollars d’argent de la drogue ont été injectés dans les
principales banques mondiales afin de remédier à leur pénurie de liquidités ; ces fonds furent ensuite intégrés dans le flux des opérations interbancaires.


Dans ses interventions devant le CSIS à Washington en novembre 2011 et dans le Forum économique mondial de Davos en janvier 2012, Viktor Ivanov a
souligné que la réforme de l’économie actuelle pourrait devenir un secteur clé pour éliminer la production mondiale de drogue, y compris en Afghanistan. Ce qui implique une
transition vers une économie excluant les flux financiers criminels et garantissant la reproduction d’actifs liquides « propres », c’est-à-dire une économie de développement dans
laquelle la base décisionnelle soit les projets de développement et le crédit orienté à long terme.



La Guerre de l’opium n’a pas eu lieu !

Lors de la présentation de son rapport à Londres, Nigel Inkster s’en est pris à la résistance à son approche anti-prohibition venant des Etats-Unis,
de Russie et de Chine. Il s’est attaqué aux Chinois pour leur « mythe fondateur de cent années d’humiliation, de traités iniques et de ventes d’opium » ! Inkster est même allé
jusqu’à affirmer que la diffusion de l’opium en Chine au XIXe siècle n’était due qu’à « la loi d’airain de l’offre et de la demande », comme si l’Empire britannique n’avait mené les
Guerres de l’opium que pour répondre à la demande de la population chinoise !


Au contraire, dans son interview à l’EIR, Antonio Maria Costa a précisément dénoncé la criminalité de la légalisation en rappelant que la
plus vaste campagne en faveur de la vente libre des drogues menée dans l’histoire fut la Guerre de l’opium britannique contre la Chine !







Notes:

[*] Disponible en français sur
notre site : http://www.solidariteetprogres.org/Trafic-de-drogue-et-systeme-bancaire-Interview-avec-Antonio-Maria-Costa_08781