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Centrafrique: plus de 600 morts en une semaine, Paris s'alarme

Publié par David Jarry - Administrateur sur 14 Décembre 2013, 13:45pm

Catégories : #Société

Centrafrique: plus de 600 morts en une semaine en Centrafrique

Centrafrique: plus de 600 morts en une semaine en Centrafrique - © Tous droits réservés RTBF.be

Les tueries entre chrétiens et musulmans ont fait "plus de 600 morts" en une semaine en Centrafrique selon l'ONU, la France s'alarmant de la brutale aggravation de ces violences malgré l'intervention de son armée. L'Union africaine (UA) a formalisé la décision de porter à 6000 hommes les effectifs de sa force en Centrafrique (Misca), a annoncé vendredi le vice-président de la Commission de l'organisation panafricaine.

"Les combats et les violences inter-religieuses de la semaine écoulée ont provoqué la mort de 450 personnes" à Bangui et fait 160 tués dans d'autres régions du pays, a indiqué vendredi un porte-parole du HCR, citant des bilans de la Croix rouge centrafricaine et du Conseil danois aux réfugiés. L'agence onusienne a également fait état de 159 000 déplacés dans la seule capitale, répartis sur une quarantaine de sites, autour de l'aéroport, dans les églises et les mosquées.

Le 5 décembre, des milices d'auto-défense chrétiennes infiltrées dans la population avaient lancé une offensive dans Bangui sur des positions de l'ex-rébellion à dominante musulmane de la Séléka (au pouvoir) et des quartiers musulmans. Cette attaque avait entrainé les représailles sanglantes des combattants Séléka sur les populations très majoritairement chrétiennes de la capitale.

 

Ces violences avaient précipité l'intervention militaire de la France, lancée le soir-même après un feu vert de l'ONU, et qui mobilise près de 1600 hommes déployés pour l'essentiel à Bangui.

Malgré cette intervention, "la spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire", a reconnu vendredi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, venu en visite à Bangui deux jours après le président François Hollande.

Lundi, les troupes françaises avaient entrepris un vaste désarmement, à commencer par celui des anciens rebelles, mais l'opération s'est accompagnée de représailles chrétiennes contre les communautés musulmanes.

 

 

Renforcement de la force africaine

 

Les chefs d'Etat africains avaient décidé le 7 décembre, lors d'un sommet à Paris sur la paix et la sécurité en Afrique, de renforcer la Misca (Mission internationale de soutien à la République centrafricaine, sous conduite africaine), dont les effectifs prévus étaient jusqu'ici de 3650 hommes. "Le Conseil de sécurité de l'ONU avait originellement autorisé 3600 hommes, mais nous sommes allés au-delà parce que nous avons besoin de plus" de troupes, a dit le vice-président de la Commission de l'UA, Erastus Mwencha, évoquant "l'escalade du conflit entre communautés".

La Misca compte actuellement "environ 3.000 hommes" sur le terrain en Centrafrique, selon M. Mwencha. Les effectifs de la Misca sont pour l'heure essentiellement composés des troupes des pays d'Afrique centrale, déjà présents en Centrafrique dans le cadre de la Micopax (Mission de consolidation de la paix en Centrafrique) et qui doivent être renforcés par environ 850 soldats burundais, dont un groupe précurseur d'une cinquantaine d'hommes est arrivé jeudi à Bangui. La France, qui a déployé des troupes en soutien à la Misca dans le cadre de la résolution de l'ONU, a elle aussi porté ses effectifs de 1200 soldats initialement prévus à 1600.

 

 

"Cercle vicieux d'attaques"

 

Le bilan des violences devrait encore s'alourdir alors que de nouveaux corps sont découverts chaque jour dans les quartiers et dans la brousse, selon l'ONU.

Ainsi, 27 musulmans ont été tués jeudi par des milices chrétiennes dans un village de la région de Bouar (ouest), Bohong, selon le Haut commissariat aux droits de l'homme.

Sa porte-parole Ravina Shamdasani a aussi décrit "la poursuite d'un cercle vicieux d'attaques et de représailles" dans d'autres villes comme Bouca, Bossangoa et Bozoum.

Le Haut commissariat s'est dit "alarmé par les tensions croissantes entre communautés religieuses en Centrafrique", appelant leurs dirigeants "à contenir l'intolérance et les violences".

Le Premier ministre de transition, Nicolas Tiangaye, a lui aussi appelé à la fin des tueries "le plus rapidement possible", regrettant sur France 24 que "des communautés religieuses qui ont toujours vécu ensemble en parfaite symbiose se mettent aujourd'hui à se massacrer les unes les autres".

Sur le front humanitaire, les agences de l'ONU accusées d'inaction par des ONG ont réagi vendredi.

Le Programme alimentaire mondial a commencé sa première distribution de nourriture aux 45.000 déplacés près de l'aéroport de Bangui sous la surveillance de militaires français, a constaté l'AFP.

A Genève, l'Unicef a promis pour vendredi "la plus grande fourniture aérienne de biens humanitaires depuis la flambée de violences de la semaine dernière à Bangui" avec l'envoi de 77 tonnes pour distribution immédiate.

En ville, la vie quotidienne a commencé à reprendre avec notamment l'ouverture des banques, des coups de feu et accrochages entre hommes armés restent fréquents dans des quartiers de la capitale.

Arrivé à l'aube à Bangui, le ministre français de la Défense a mis en garde contre des risques "d'anarchie", soulignant que la situation pouvait "déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes".

Il a rappelé aux soldats français que leur mission était d'"enrayer les exactions, les dérives confessionnelles, permettre le retour des humanitaires et le déploiement des structures étatiques de base".

Vendredi, les Français continuaient à patrouiller intensivement dans la capitale pour désarmer et prévenir de nouveaux affrontements.

Au moins un accrochage impliquant des soldats de l'opération Sangaris a eu lieu vendredi matin sur la route de l'aéroport, selon des témoins.

S'exprimant devant les soldats trois jours après la mort de deux des leurs, M. Le Drian a indiqué qu'il était venu "pour (leur) apporter tout le soutien de la nation".

 

 

Montée du sentiment anti-français

 

Le ministre s'est ensuite rendu en hélicoptère à Bossangoa, à 300 km au nord de Bangui, autre point chaud où sont déployés plusieurs centaines de soldats français et où se trouvent des dizaines de milliers de réfugiés.

A son retour à Bangui, il devait s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, ex-chef de la Séléka.

Un des sujets abordés pourrait être la mission confiée aux soldats confrontés à la montée d'un sentiment anti-français dans les communautés musulmanes. Certains y accusent la France de faire le jeu des chrétiens en désarmant les ex rebelles et les livrant aux représailles.

Dans la soirée, le ministre se rendra au Tchad rencontrer le président Idriss Deby. Puissance régionale, allié incontourable de la France sur le continent, le Tchad est très influent en Centrafrique et a été accusé d'avoir soutenu la Séléka lors du renversement du président François Bozizé en mars 2013. La force africaine en Centrafrique (Misca) compte un important contingent tchadien, accusé par de nombreux Banguissois d'être complice des ex-rebelles.

Au centre-ville les banques ont rouvert et les stations d'essence ont servi du carburant pour la deuxième journée consécutive.

"C'est ma première journée depuis le 5 décembre", affirme Théodore Jusalin, qui a fait deux heures et demi de queue pour le plein de son taxi. "Il y a des courses à faire. Les gens commencent à sortir, ils partent au travail".


AFP

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gwendal 15/12/2013 01:01


D'après ce que j'ai lu il n'y a pas longtemps, les musulmans ne sont pas autorisés par le Coran a vivre dans un lieu où ils ne sont pas majoritaires et
où l'Islam n'est pas majoritaire (et n'ont pas le droit aussi de construire une mosquée). Alors, si les
musulmans de Centre-Afrique veulent bien relire leur Coran, ils sauront qu'ils doivent laisser la direction de ce pays à ceux qui sont majoritaires...et tous pouront vivre en paix en
Centre-Afrique

ummite 14/12/2013 18:56


tout cela vient du règne des sionistes depuis X années déjà .


les sionistes usent de l'amalgame que font la majorité des gens en confondant juif de la torah et les non juif du talmud .


si l'un d'entre nous parle d'anti sioniste , tout de suite les sionistes  usent de cette confusion sémites et
sionistes  ! hors il en est rien ; un juif respectueux de la torah n'est pas un sioniste , donc pas d'erreur possible à l'exception de quelques ignares bien entendu , il est impossible
d'être anti sémite .

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