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Climat : le coût humain de l'inaction en détail

Publié par Dav sur 15 Janvier 2013, 13:22pm

Catégories : #Climat

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Une rizière dans l'est du Cambodge, le 21 août : la sécheresse a touché près de 100 000 hectares dans le pays. | SAMRANG PRING/REUTERS

 

Des dizaines de millions de personnes pourraient échapper à des inondations ou à la sécheresse d'ici à 2050 si les émissions de gaz à effet de serre, à l'origine du changement climatique, étaient plus fortement et plus rapidement limitées. C'est la conclusion d'une nouvelle étude publiée dans Nature Climate Change, dimanche 13 janvier. Celle-ci se veut la plus complète à ce jour sur les conséquences du réchauffement que les Etats pourraient éviter à l'échelle globale et régionale.

 

L'équipe de chercheurs anglais et allemands s'est penchée sur six grandes trajectoires : d'un côté, une politique plus ou moins active en faveur du climat conduisant à un pic des émissions soit en 2016 soit en 2030, suivi d'une baisse des rejets de 5 % ou bien de 2 % par an ; de l'autre, la poursuite du "business as usual", tel que défini dans les scénarios A1B (croissance économique très rapide qui s'appuie sur des sources d'énergie équilibrées entre fossiles et renouvelables) et A1F1 (scénario le plus polluant, avec un fort recours aux énergies fossiles) décrits par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Pour chacune de ces hypothèses, les chercheurs ont examiné les conséquences sur des indicateurs comme les inondations, la sécheresse, la disponibilité en eau ou encore la productivité agricole.

 

 

HAUSSE DU NIVEAU DES MERS ET INONDATIONS


Le scénario le plus strict, à savoir des émissions de gaz à effet de serre qui commencent à diminuer dès 2016 à un rythme de 5 % par an, est le seul à permettre aux nations de respecter l'objectif d'une hausse de la température mondiale limitée à 2 °C d'ici à la fin du siècle. En cas d'un pic en 2030, la température se situera autour de + 2,5 °C, selon l'étude, tandis qu'elle augmentera de 4 °C à 5,6 °C en cas d'absence de mesures de limitation des émissions.

De même, le niveau de la surface des mers s'élèvera de 30 cm d'ici à 2100 dans le premier cas, de 35 cm dans le deuxième et de 47 à 55 cm dans le dernier. Conséquence : dans un scénario de pic en 2016, 100 à 161 millions de personnes pourraient échapper à des inondations d'ici à 2050 par rapport aux scénarios A1B et A1F1 du GIEC ; mais elles ne seraient plus que de 52 à 120 millions si les émissions continuaient de croître quatorze ans de plus.

 

 Les pluies de mousson qui se sont abattues en août sur les Philippines ont noyé la moitié de la capitale.

 

Les pluies de mousson qui se sont abattues en août sur les Philippines ont noyé la moitié de la capitale. | REUTERS/ERIK DE CASTRO

 

SÉCHERESSE ET PRODUCTIVITÉ AGRICOLE

 

La sécheresse est le second domaine à être sensible à une action rapide pour réduire les émissions. Un pic des rejets en 2016 permettrait ainsi à entre 39 et 68 millions de personnes d'être épargnées par la sécheresse d'ici à 2050, contre de 17 à 48 millions pour un pic en 2030.

Certains impacts négatifs du changement climatique pourraient aussi être retardés de plusieurs décennies. Selon l'étude, la productivité du blé de printemps devrait diminuer de 20 % dans les années 2050, mais la baisse des rendements pourrait être retardée jusqu'en 2100 en cas d'action stricte contre le réchauffement – dans le cas contraire, cette baisse pourrait atteindre 60 %.

Au total, selon l'étude, de 20 % à 65 % des impacts négatifs prédits par les scénarios pessimistes du GIEC pourraient être évités d'ici à la fin du siècle grâce à des mesures ambitieuses de lutte contre le changement climatique et de limitation des gaz à effet de serre.

 

 

HYPOTHÈSES AMBITIEUSES

 

"Réduire les émissions de CO2 n'évitera pas totalement les impacts du changement climatique, précise l'un des coauteurs, le climatologue Nigel Arnell de l'université de Reading en Angleterre. Mais agir fort et vite permettra de gagner du temps pour construire des logements, mettre sur pied un système de transports et une agriculture plus résilients."

Si l'étude démontre clairement l'intérêt à prendre des objectifs contraignants de limitation des gaz à effet de serre, elle s'avère néanmoins très ambitieuse et optimiste dans ses hypothèses. Le scénario d'un pic des émissions en 2016 apparaît difficilement atteignable alors que la communauté internationale s'est fixé la date de 2015 pour parvenir à un accord mondial sur les réductions des gaz à effet de serre qui entrerait en vigueur en 2020. Par ailleurs, l'objectif d'une limitation de la hausse de la température mondiale à 2 °C d'ici à 2100 est d'ores et déjà considéré comme inaccessible par une partie de la communauté scientifique, qui table plutôt sur une augmentation de 3 °C à 4 °C des températures moyennes.

 

Lire : La planète aura beaucoup de mal à soutenir un réchauffement de 4 °C

"Ces objectifs sont aujourd'hui très difficiles à imaginer, confirme le climatologue Hervé le Treut, directeur de l'Institut Pierre Simon Laplace. Ils fixent néanmoins un repère sur ce qu'il faudrait faire dans l'idéal, ce qui se fera en réalité, et ce que l'on y perd. Les gouvernements pourront ainsi éviter de réaliser le pire des scénarios."


Audrey Garric le monde.fr

 

Etats-Unis : la température moyenne pourrait monter de plus de 5 degrés d'ici 2100

 

Le réchauffement climatique est déjà une réalité aux Etats-Unis et la montée de la température moyenne pourrait dépasser cinq degrés Celsius d'ici 2100, selon le scénario le plus pessimiste avancé par le rapport préliminaire d'un comité fédéral d'experts publié vendredi.

 

Selon la projection basse qui table sur une réduction substantielle de ces émissions après 2050, la hausse de la température moyenne devrait être de 1,6 à 2,7 degrés Celsius d'ici la fin du siècle. Mais si les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter, le mercure pourrait alors grimper de 2,7 à 5,5 degrés.

Depuis 1992, le taux d'élévation des océans a doublé selon les mesures des satellites. Selon le rapport, les océans pourraient encore monter de 0,3 à 1,22 mètre d'ici 2100, mettant en danger près de six millions d'Américains vivant dans des zones côtières.

 

 

"Le changement climatique affecte déjà la vie des Américains alors que certains phénomènes météorologiques deviennent plus fréquents ou plus intenses, dont des vagues de chaleur, des ouragans, et dans certaines régions des inondations et des sécheresses", écrivent ces experts. (AFP)

NP le nouveau paradigme

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Isa 16/01/2013 12:16


Je vais être un peu méchante mais je me dis que si HAARP a les moyens de dérégler le climat, il pourrait apporter des pluies à ceux qui en manquent et un peu de sécheresse où il a trop plu. Mais
non, ce serait trop philantropique, et trop anti-NOMiste.

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