COMMANDER UNE MACHINE PAR LA PENSEE : CE N’EST PLUS DE LA SCIENCE-FICTION !

Publié le 17 Février 2012

Commander une machine par la pensée : ce n’est plus de la science-fiction !

 

En 2008, des chercheurs du Center for Cognitive Brain Imaging (Centre pour l’imagerie cognitive du cerveau), à l’université Carnegie Mellon, avaient réussi à cartographier la représentation usuelle d’objets simples. Ils avaient montré à un groupe de patients une série de 10 dessins représentant des outils ou des maisons et leur avaient demandé de se concentrer sur ces dessins.

Les chercheurs avaient ensuite analysé l'activité cérébrale des patients en utilisant l’imagerie par résonance magnétique et le résultat fut très probant : dans huit cas sur dix, il était possible de reconstituer les principaux éléments du dessin en observant simplement quelles zones étaient stimulées.

 

Ces recherches ont également permis de montrer que la représentation d’un objet par notre cerveau n’était pas localisée dans une zone unique mais répartie dans plusieurs zones cérébrales.

 

Autre point décisif : les chercheurs sont parvenus à deviner les objets observés par une personne même lorsque le dispositif technologique et informatique utilisé était "calibré" pour analyser l’activité cérébrale d’un autre patient ! Cette avancée est remarquable car elle établit qu'il existe bien des structures neurobiologiques universelles, communes à toute l'espèce humaine.

 

Néanmoins, cette dimension universelle ne semble valable que pour les objets simples et matériels. Il semble en effet que cette universalité des processus cognitifs disparaisse quant la pensée devient plus complexe et plus abstraite.

En septembre 2011, une autre équipe de l'Université de Berkeley (Californie), dirigée par Jack Galland, avait fait grand bruit en annonçant la mise au point d'un outil de "traduction " de la perception des images. Même si les images obtenues par cette technique restaient grossières et floues, elles permettaient cependant de reconnaître par approximation certaines images !

 

En fait, les chercheurs américains ont utilisé la RMN (résonance magnétique nucléaire) pour enregistrer les flux sanguins du cortex (zone cérébrale particulièrement impliquée dans la perception) lorsque celui-ci est stimulé par des vidéos. S'appuyant sur les informations recueillies, ces neurobiologistes ont alors conçu et utilisé un logiciel informatique capable de reproduire avec un bon niveau de fidélité les images produites par le cerveau.

L'idée est de pouvoir, à terme, perfectionner et utiliser cette technologie pour communiquer avec des patients victimes de congestion cérébrale ou dans le coma.

 

En octobre 2011, une équipe du laboratoire des technologies émergentes d’IBM à Winchester en Angleterre annonçait la mise au point d'un casque utilisant des électrodes capables de capter et de "traduire" les signaux émis par notre activité cérébrale. IBM veut à présent réaliser des interfaces homme-machine directement commandables par la pensée, ce qui constituerait une immense avancée pour les personnes paralysées.

 

Dans le même domaine de recherche, la société japonaise Cyberdyne a mis au point une combinaison robotisée, appelée Hal. Une fois enfilée, celle-ci permet à son utilisateur d'effectuer les mouvements auxquels il pense ! Une autre équipe de l’université de Duke (Caroline du Nord) a mis au point un bras robotisé destiné aux personnes paralysées, lui aussi directement contrôlé par la pensée.

 

 

Enfin, il y a quelques semaines, une autre équipe américaine, dirigée par Brian Pasley (Université de Californie à Berkeley) est parvenue à reproduire des mots en analysant l'activité cérébrale de patients à l'aide d'électrodes.

Cette étude a été réalisée sur 15 patients en attente d'une intervention chirurgicale destinée à traiter certaines formes d'épilepsie. Ces malades ont été munis d'un casque intégrant des électrodes enregistrant l'activité d'une zone du lobe temporal du cortex spécialisée dans le traitement et l'interprétation des signaux auditifs. Les expérimentateurs ont lu une série de mots aux patients pendant que l'activité électrique de leurs neurones était enregistrée et analysée.

 

Les chercheurs ont ensuite utilisé un logiciel spécialement développé pour la circonstance et qui est capable de recréer par synthèse les "mots" extraits de ces enregistrements de l'activité du cortical. Contre toute attente, ces expériences ont permis de reproduire le son entendu par le patient et il est possible, dans un grand nombre de cas, de reconnaître les mots, bien que la méthode soit loin d'être parfaite.

 

Ces avancées impressionnantes démontrent qu'il est à présent envisageable d'imaginer, d'ici 5 à 10 ans, la généralisation d'interfaces fiables permettant une commande directe par la pensée d'un grand nombre de dispositifs ou d'appareils, qu'il s'agisse d'ouvrir sa porte de maison, d'allumer la télévision ou l'ordinateur ou de faire un mouvement précis grâce à un membre artificiel robotisé.

 

En revanche, nous sommes encore loin d'une machine qui pourrait lire dans nos pensées comme dans un livre car les difficultés à surmonter pour atteindre un tel objectif restent immenses, compte tenu de la complexité de la pensée humaine et de son haut niveau d'abstraction.

 

L'apparition prochaine de ces "commandes mentales", aux côtés de la commande vocale et de la reconnaissance d'écriture, va permettre à l'informatique d’être accessible à tous et va entraîner un véritable saut qualitatif dans la prise en charge des personnes malades et handicapées.

 

On peut également imaginer les progrès que permettra une telle innovation dans de multiples domaines : en chirurgie par exemple, un robot piloté par la pensée pourrait réaliser des prouesses.

En matière de transport, on peut imaginer que certaines fonctions précises, liées à l'urgence, pourront être directement déclenchées par la pensée.

 

Enfin, en matière de télécommunication, il deviendrait possible d'envoyer des messages simples, oraux ou écrits, directement issus de nos pensées !

 

Les géants de l'électronique et de l'informatique ont bien compris les immenses enjeux économiques et industriels de ce nouveau mode d'action sur notre environnement mais il n'est pas certain que nos gouvernements et nos concitoyens aient bien pris conscience de l'impact humain, social et moral d'une telle avancée technologique.

C'est pourquoi nous devons, dès à présent, commencer à réfléchir à cette question en définissant ce que j'avais appelé, il y a déjà une dizaine d'années, alors que ces recherches relevaient encore de la science-fiction, une "neuroéthique" qui protège l'intimité et la liberté de chacun.

 


Un article de René TRÉGOUËT, publié par rtflash.fr
  • Editeur de l'actualité : RTFLASH



publi 3-4

 "Vers un nouveau paradigme"

2012 et après

Rédigé par Dav

Publié dans #Sciences

Commenter cet article

lasorciererouge 01/06/2012


COMMANDER UN ROBOT PAR LA PENSÉE N’EST PLUS DE LA SCIENCE-FICTION! VIDÉO









« C’est la première fois en près de 15 ans qu’elle était capable de prendre quelque chose par sa
seule volonté. Je n’oublierai jamais le sourire sur son visage », a expliqué le neurologue Leigh Hochberg du Massachusetts General Hospital (MGH) de Boston, principal responsable de
l’expérimentation.


L’exploit s’est déroulé le 12 avril 2011. Il a consisté pour Mme Hutchinson à télécommander grâce aux
signaux captés dans son cortex moteur –partie du cerveau qui contrôle les mouvements du corps– un bras articulé placé devant elle pour saisir une bouteille remplie de café et la porter à ses
lèvres.





Suite:


Mustofbuzz

lasorciererouge 23/06/2012


Ils l’ont fait : le premier cyborg : un robot avec un cerveau de rat !


 


La science travaille depuis quelque temps sur les connections neurones et microprocesseurs . Des chercheurs savent désormais cultiver des neuronnes sur des puces électroniques. Des scientifiques
de la « Reading University » ont crée en 2008 un robot qui est controllé par des cellules venant du cerveau d’un rat.
C’est à partir de neurones de rat en culture sur une soixantaine d’électrodes que les cybernéticiens ont constitué un tableau multi-électrodes (TME) réalisant une véritable interface entre tissus
nerveux et machine. Il permet au cerveau d’envoyer des impulsions électriques pour diriger les roues, et de recevoir des informations sur l’environnement à partir de capteurs.
Le robot hybride apprend par répétition et peut par habitude contourner un obstacle, par simple apprentissage au niveau des neurones qui tissent des connexions au sein du TME. Les chercheurs de
l’Université de Reading étudient et manipulent ainsi un certain nombre de processus fondamentaux, ce qui serait impossible in vivo.
Chaque TME se compose actuellement de 50 000 à 100 000 neurones contre environ deux cent millions pour un cerveau de rat et quelques 100 milliards pour un homme.
Gordon constitue ainsi un modèle simplifié d’un cerveau biologique dans un corps dont on peut contrôler afférences et efférences.
La connection entre les deux se feraient grace à l’ emploi de protéines qui transmettraient l’ information du neuronne vers la puce electronique et vice versa. Le côté thérapeutique de cette
recherche ne serait en fait qu’ un prétexte . on travaillerait en fait sur d’ autres objectif , tel la conception du futur cerveau de l’ Androïde .
Bien que toute ses recherches gardent un objectif therapeutique , il n’ en demeure pas moins , qu’ ils nous orienteraient vers d’ autres horizons bien moins joyeux .
Les compétences de ces hybrides rat-robot sont très simples à ce stade. Mainly the neuron control helps the robot to avoid walls. Principalement le contrôle des neurones permet au robot d’éviter
les murs. Yet that obstacle avoidance often shows clear improvement over time, demonstrating how networks of neurons can grant simple learning to the machines. Pourtant, l’évitement d’obstacles
montre souvent une nette amélioration au fil du temps, ce qui démontre comment les réseaux de neurones peuvent accorder simple apprentissage de la machine.


 


 


Certes les scientifiques pensent oeuvrés pour le bien de l’ humanité en exerçant leurs leurs talents sur des puces neuro – electroniques , mais avec l’ évolution téchnologique et la finalité de
leurs travaux , ils se rendront bien compte qu’ ils travaillaient en fait sur un programme dont le but premier était le controle de l’ esprit humain , la conception de mutants aux facultés
psychiques décuplés et surtout la base même de ce qui deviendra le cerveau des Androïdes et cyborg que nous avait tant dépeint le cinéma de science – fiction .


Un scientifique Suisse, le Professor Henry Markram, s’est lancé dans une grande aventure scientifique. En effet, selon lui, il n’existe pas de magie avec la conscience humaine ou animale et que
celle-ci peut être reproduite informatiquement grâce à un « niveau suffisant de complexité organisée ». Il souhaite donc, dans un premier temps, réaliser une copie à l’identique d’un cerveau de
rat, neurone par neurone… Et puis après recréer un cerveau humain. Le professeur Markram s’est donné jusqu’en 2018 pour aboutir à un premier prototype…


Selon lui, en arrivant à ce stade, le dit cerveau artificiel (qui sera entièrement informatique) possèdera une réelle conscience avec des émotions et tout ce qui va avec ! Un genre de vrai bébé
avec un disque dur. Flippant mais passionnant.


Evidemment ce projet coûte horriblement cher mais il a réussi a obtenir pas mal de subventions et d’aides de tous les côtés, tant son projet passionne. Cela soulève quand même pas mal de
questions… Est ce qu’une machine qui possède une conscience sera considérée comme un humain ou un animal ? Que sera-t-elle capable de ressentir ? Se posera-t-elle des questions sur le sens de sa
vie ?


 


http://www.rfi.fr/sciencefr/articles/104/article_70437.asp


http://bernard-claverie.blogspot.com/2008/11/ia-bio-gordon-le-cyborg.html


http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/ce-robot-qui-fonctionne-avec-un-cerveau-dote-de-neurones-de-rat/1387/0/266656

lasorciererouge 11/08/2012


Les japonais inventent Kuratas: Un robot de 4 mètres armé comme il se doit !


 


Quand la fiction japonaise du mecha rejoint la
réalité, cela vous donne quatre mètres et quatre tonnes de mécanique armée : Metal Gear est sorti du jeu.









Voici Kuratas , un robot géant japonais imaginé par la société Suidobashi Heavy
Industry et présenté au Wonder Festival de Chiba. Ce géant de ferraille peut accueillir en son sein un humain pour le piloter, mais peut aussi être contrôlé par un smartphone possédant la
3G.

Le robot est équipé d'un système de réalité augmentée, couplée à un système de visée
automatique qui verrouille sa cible. Le déclenchement du tir se fait au sourire (voir la vidéo ci-dessous) : attention aux fous rires... Sa mitrailleuse à canon rotatif peut décharger 6000 billes
BB (airsoft) à la minute... et pas que, puisque il est équipé d'autres armes (toutes non létales) comme un lance-missile à eau. Ce mastodonte est capable de se déplacer avec ses pattes montées
sur roues, et ce jusqu’à 10 kilomètres à l’heure. Fuis, petit piéton !









Il faudra quand même débourser 1 152 000 € pour acquérir ce monstre de métal
actionné par 30 pistons hydrauliques… Ce projet, piloté par les ingénieurs Wataru Yoshizaki et Kogoro Kurata, a demandé deux ans de travail : ils sont fous ces Japonais !


 


Source: Les numériques