Le Nouveau Paradigme

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Dans 9 ans, l’humanité pourrait débarquer sur la Lune

Publié par Dav sur 6 Novembre 2012, 22:57pm

Catégories : #Espace

луна планета космос
 
© Flickr.com/Ennor/cc-by-nc-sa 3.0

La prochaine mission habitée vers la Lune aura lieu en 2021. Les États-Unis prévoient d'envoyer vers le satellite naturel de la Terre le vaisseau spatial Orion MPCV. Il sera mis en orbite grâce au nouveau véhicule de transport lourd Space Launch System (SLS). L’expédition marquera ainsi le début d’une nouvelle étape de la domestication de l'espace.

 

Les instruments développés pour ce programme, notamment l’appareil habité Orion, rebaptisé Orion Multi-Purpose Crew Vehicle (vaisseau spatial habité multifonction Orion), seront utilisés pour les futures missions de la NASA. L’utilisation de ce vaisseau est prévue dans presque tous les programmes habités, à commencer par les vols vers l’ISS jusqu’aux expéditions vers Mars. Mais l’avenir de ce système reste cependant assez flou, tout d’abord à cause du manque d’objectifs précis.

 

Les deux premiers vols des vaisseaux SLS et Orion MPCV sont fixés respectivement pour 2017 et 2021. Lors de la première expédition (EM-1, Exploration Mission-1), il est prévu de « tester les éléments critiques et le fonctionnement de l’appareil dans un milieu approprié avant le premier lancement habité du système ». Ce vol doit durer 6 à 10 jours et inclure notamment un vol autour de la Terre, la sortie sur la trajectoire de vol vers la Lune, un vol autour de la Lune et le retour sur Terre avec un atterrissage en douceur.

 

La deuxième mission de recherche (EM-2) ne sera pas très différente de la première par ses caractéristiques techniques, sauf qu’elle peut accueillir un équipage composé de seulement quatre personnes. La mission prendra trois ou quatre jours en tout et le vaisseau tournera sur une orbite élevée (1000 à 3000 km) pour économiser du carburant. Ensuite Orion retournera sur Terre.

Les perspectives des lancements ultérieurs de SLS, prévus pour 2022, sont encore plus floues. Il est probable que ces lancements seront associés à la construction de la nouvelle station Exploration Gateway Platform, qui sera placée au point de Lagrange L2 à 1,5 millions de kilomètres de la Terre. La station sera utilisée comme base de transit pour les futures missions vers la Lune, les astéroïdes et Mars. Gateway Platform sera assemblée sur la Station spatiale internationale, et ensuite, elle partira elle-même vers son point de destination. Lors de son troisième lancement, SLS livrera sur l’ISS l’équipement, nécessaire pour les moteurs de la future station. Le projet Gateway Platform n’a pas encore été approuvé.

 

Les travaux d’équipement de ce système représentent 3 milliards de dollars dans le budget de la NASA, dont la totalité s’élève à 17 milliards. En 2013, il est prévu de dépenser près d’un milliard de dollars pour le développement de l’appareil Orion, 1,4 milliard pour SLS, et près de 400 millions pour les travaux sur les systèmes au sol. En outre, près de 3 milliards de dollars sont dépensés pour l'entretien de l'ISS, sans compter les dépenses pour le programme des lancements commerciaux. Ce budget est comparable au budget scientifique de l’agence spatiale américaine : il se chiffre à moins de 5 milliards de dollars.

 

En même temps, le programme des vols habités de la NASA reste très flou à cause de l’absence d'objectifs clairs. Pour l’instant, les équipes spatiales restent principalement sur l’ISS lors de leurs missions et l’utilisation de SLS et d’Orion pour ces programmes est inutile. Le nouveau cargo est conçu pour transporter un chargement beaucoup plus important que nécessaire pour couvrir les besoins de l’ISS (70 à 120 tonnes, selon la configuration). Le poids du fret envoyé sur l’ISS est plusieurs fois moindre. Pour le maintien du fonctionnement de la station, la NASA a presque approuvé la décision d’utiliser des vaisseaux commerciaux. Le vol du cargo spatial Dragon fabriqué par SpaceX s’est très bien déroulé. Les objectifs du système SLS se trouvent donc au-delà de l'orbite terrestre. Mais ils n’ont toujours pas été clairement définis. T

 

La voix de la Russie

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Lenox 07/11/2012 14:27


Mais on a déjà des bases dessus, ainsi que sur Mars. La NASA n'est qu'une couverture de moins en moins crédible pour les groupes aérospatials de l'ombre.


Vivement que les gouvernements crachent le morceau et arrête cette escalade de désinformation --"

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