Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


De la nature de l’hologramme

Publié par Dav sur 26 Juin 2012, 20:18pm

Catégories : #Partage

 

 

Sans doute est-il temps de parler autrement de la transition que nous vivons. Ce qui est juste à une étape ne l’est plus forcément en la suivante et il semble qu’il devienne juste à présent d’aborder un angle de vue plus large. Il va donc être question ici de l’illusion, de notre volonté d’adhérence à celle-ci et de notre rapport à l’Un.

 

Les termes employés jusque-là pour parler de l’expérience libératrice de l’éveil étaient ceux qui pouvaient encore toucher notre perception egotique car les souffrances étant loin d’être toutes guéries, il est évident que beaucoup sont encore très identifiés au Moi qu’ils ont bâti durant cette expérience de vie.

 

Ce que je vous propose est un voyage hors du jeu, consistant à envisager ce que vous lirez, non comme un concept à confronter au mental, mais comme une vision à proposer au cœur et d’évaluer s’il y a résonance en vous ou rejet. Il n’y a rien à attendre, rien à vouloir, rien à cibler, tout faisant toujours son chemin parmi impasses et chaussées dans les méandres de l’être. Il va d’ailleurs beaucoup être question de méandres tant tout est énergie en mouvement perpétuel vers l’équilibre.

 

La nature de l’hologramme veut que le Tout est contenu dans chaque fragment du Tout. Ainsi, si l’on brise une plaque holographique représentant l’image d’un canard prenant son envol, eh bien l’image du canard sera intégralement contenue dans chaque fragment de la plaque brisée, à la seule différence de la netteté de l’image qui sera légèrement altérée. Si je précise que l’hologramme naît du jeu de la lumière cohérente d’un laser sur la diffraction de la lumière renvoyée par l’objet ainsi éclairé, percevez-vous quelque chose en vous qui commence à résonner ? Si enfin j’ajoute qu’une lentille mise sur le trajet crée alors une image 3D de l’objet, alors sentez-vous ce à quoi nous pourrions ressembler dans notre expérience en troisième dimension ? Mais la lentille me direz-vous ? Elle déforme et restitue. Imaginons un instant que la courbure de l’espace-temps fonctionne comme une lentille cosmique d’où est issue la vision déformée de notre perception collective, imaginons un peu plus loin que cette courbure ne soit pas le fait d’un hasard et qu’elle n’est pas une fatalité, imaginons enfin que l’espace-temps se redresse. Alors que deviendrait notre perception du monde ? Et qu’est-ce finalement que la matrice dont le tissage énergétique se dissout ? Et pourquoi, vous qui lisez ces lignes, sentez-vous un changement si profond en vous à cette époque. Pourquoi votre perception change-t-elle maintenant ?

 

L’expérience s’achève, le maillage de la matrice a été défait, la vision se redresse et nous pouvons être touchés à nouveau par la lumière directe qui nous faisait défaut. La falsification touche à son terme, notre fréquence vibratoire augmente – gage de notre évolution -, nous voici donc au rendez-vous prévu à l’heure exacte des astres qui gouvernent le mécanisme des grands cycles de l’évolution. Alcyone, le soleil central de notre galaxie nous inonde de sa lumière directe, le Soleil de notre système brouille les cartes comme prévu, Gaïa ascensionne vers un autre plan de vie et nous baignons nous-même dans un océan de lumière où tous les jeux holographiques se font et se défont au diapason de la Conscience émergente.

 

Toute chose étant relative à notre perception, ainsi d’un macrocosme à l’autre, revenons donc au microcosme de l’Univers contenu en chacune des cellules de notre corps de matière dense. L’expérience de la Vie nous a amené à choisir la densification de l’énergie à un point que nous n’avions pas expérimenté jusque-là, du moins pas de la manière qui consiste, en cet état d’éloignement extrême de la Source, à éveiller en soi la flamme de la Conscience et à tourner toute notre attention vers sa croissance.

 

Qu’est-ce que la conscience ? Intégrons une vision qui pourrait la décrire comme le guide des justes équilibres nécessaire à ce que l’expérience passe du chaos de la survie, mère-génitrice des souffrances, à la sérénité de la Maîtrise. Pour le dire autrement, imaginez le trillion de cellules vivantes de votre corps en échange perpétuel d’informations via des micro-courants électriques tout comme le réseau neuronnal du cerveau échange ses informations. Jusque-là cette vision vous semble limitée à votre corps et séparée de celui du voisin et même de l’air ambiant. Elargissez-là. Ne pensez-plus à ces transferts d’énergies comme étant contenus en vous mais comme étant en échange avec tout ce qui environne votre enveloppe corporelle. Mieux, voyez les transferts d’énergies tels des rayons de lumière qui fusent en tous sens de toute chose jusque dans l’invisible, impactant leurs effets tous azimuts. Voyez l’extrême vitesse à laquelle chaque trait lumineux rencontre l’autre et sait instantanément s’il entre ou non en résonance avec lui, s’il y a accord vibratoire ou pas, s’il naît quelque chose de la rencontre et ce qui naît, sans limitation de l’espace et du temps. Ce qui est décrit là serait le chaos dépourvu de tout sens comme le voient ceux qui pensent que le hasard et les rapports de force président à la Création… s’il n’y avait justement la Conscience.

 

 

Pour être précis, dans l’imbrication des ensembles et des sous-ensembles géométriques qui englobent les « sphères » vibratoires où s’exprime la Vie sous toutes les facettes infinies d’une Création illimitée en tout plan dimentionnel, se dessinent des kaléidoscopes lumineux et sonores, de fréquences similaires ou différentes, dont chaque fragment dessine une orbite cyclique autour de son propre centre de focalisation – disons dans ce cas l’expérience choisie. Le kaléidoscope de notre expérience en la troisième dimension dissociée – celle de la matière carbonée et de la croyance en la séparation – n’est pas en train de se réorganiser une nouvelle fois pour tenter une autre approche de l’expérience. Non. Celui-là se dissout, ses énergies de vie se fragmentent et retournent à la genèse d’un nouveau format propice à une autre expérience qui ne nous concerne pas directement.

 

A ce stade, il est vain d’essayer d’imaginer ce que notre choix d’évolution va nous proposer de concret. J’avais parlé dans un article précédent, avec les mots dont j’ai pensé qu’ils convenaient alors, d’une grande gare de triage fonctionnant sur la vibration. Chacun ira donc bien où le porte sa vibration. Si pour certains, un grand nombre, la vie va se poursuivre dans un monde en voie de Conscience éclairée, celle qui conduit à la Maîtrise, c’est-à-dire à la responsabilisation de ses actes et de ses pensées en équilibre avec le Tout, d’autres ont déjà une expérience en la matière (jeu de mots inclus) qui fera que bien des trajectoires se dessineront parmi tous ceux qui ont porté leur lumière au fil des incarnations. Ca n’est pas l’important, l’important demeure plus que jamais en cet espace béni ce que nous percevons comme le Présent. Il y a là ce qu’il faut pour parachever notre œuvre.

La conscience egotique, petite parcelle de la Conscience à la vue trouble, adhérant à ses croyances comme l’algue au rocher, n’est que séparation. Elle vit dans le passé qui l’a marquée de ses empreintes et se projette sans cesse dans un avenir qui n’existe pas, créant ainsi des ponts au-dessus du Présent qui expédient directement dans l’avenir des formes-pensées nourries d’espoirs pétris des croyances inculquées et des souffrances vécues. La conscience egotique ne passe jamais par la case Présent, elle l’enjambe par tout artifice à sa portée. Et nous identifiant totalement à elle, nous perdons ainsi la vision juste de ce que nous sommes au sein du Tout. Si nous regardons le Présent sous le pont, nous voyons l’eau de la vie s’écouler, fluide et translucide, nous découvrons un univers où l’harmonie est la Loi, un lieu où nous sommes si petit que nous en sommes infiniment grand et si grand que nous en sommes infiniment petit. Le jeu de miroirs de l’hologramme parfait qui est celui de notre création. L’Un est parcellaire, la parcelle est l’Un. Tout ainsi fonctionne partout en remontant les courants de toutes parcelles des Univers vers la Source. Ce qu’elle est, je n’en sais rien. Et quel bonheur de ne rien en savoir ! Quel bonheur que le Mystère devienne à chaque étape plus beau et plus complexe ! Que peuvent donc vouloir d’autre les funambules des étoiles que tous nous sommes au-delà de nos formes et de nos non-formes ? Ne sommes-nous pas à la fois des parcelles de la Source et la Source elle-même, fragments de l’hologramme complet, avec juste un peu moins de netteté que lorsque sont réunis tous les jeux de lumière ? Voilà le moteur de notre évolution éternelle : chercher à voir toujours un peu plus net et affiner ainsi le prisme de notre être en l’accordant au diapason le plus juste de sa vision du moment. Elle est là, la recherche de l’impeccabilité et voilà pourquoi elle est la dernière clé de tout palier d’évolution.

 

 

J’ai beaucoup insisté au fil de tous les articles qui ont précédé sur la nécessité de rompre le cercle de l’identification à l’égo et les moyens d’y parvenir, avec en filigrane la guérison de cette part de soi blessée et auto-conditionnée à se nourrir inconsciemment de ses souffrances. Il s’agit bien d’un cercle, sado-masochiste, quelque chose dont on ne sort pas si on ne le rompt pas, et qui crée et entretient en permanence les mécanismes de sa propre pérennité. Ne pas passer par cette étape fondamentale, c’est se fermer les portes de la Conscience du Présent. Dans ce cas de figure, qui est devenu dans la matrice un paradigme à part entière, le Présent existe donc en-dehors de la conscience de l’être, sans cesse préoccupée de ce qui a déjà eu lieu et de ce qui va avoir lieu. L’adhérence à cette croyance qu’il est naturel de fonctionner ainsi, nourrit l’illusion collective et recrée sans cesse les conditions de son existence.

Ainsi, sans conscience de ce qu’il fait, l’être crée en permanence une ligne du temps qui échappe à toute vision claire puisqu’il ne se trouve justement pas là où sa vision pourrait être claire, mais qu’il forme son avenir en réaction à partir des évènements du passé. Faute de lucidité, il ne peut donc que se créer un avenir directement issu de ses manques et de ses insuffisances, mais aussi des forces qu’il a bâties pour compenser ces manques. Et il s’avère plus facile de travailler sur ses insuffisances que ce sur quoi on se sait fort et qu’on estime donc comme un atout. Ainsi en va-t-il très souvent d’un mental fort dont celui qui l’a forgé – en définitive pour survivre à ses manques – estime que c’est une qualité. C’est en réalité une carapace qui le coupe de la perception pour laquelle son corps est originellement conçu : celle du cœur. Cette zone du corps, communément appelée ainsi mais en réalité située au centre de la poitrine au niveau du plexus solaire est, comme on l’a déjà vu auparavant, une zone émettrice-réceptrice extrêmement puissante.

 

Sachant qu’un microphone fonctionne mécaniquement comme un haut-parleur, mais à l’inverse, imaginez-donc qu’au lieu de l’utiliser dans les deux sens pour communiquer vous utilisiez à la place une calculette, une lance et un bouclier. C’est à peu près ce que vous faites chaque jour de votre vie lorsque vous n’avez pas conscience que vous êtes bien autre chose que votre seul égo et que le mental perçoit et agit à la place du cœur.

*

En avoir conscience et avoir entamé un processus de déconditionnement, donc de guérison, vous met de ce fait sur la voie de l’ascension de notre monde et de ses soleils. Les échéances approchant à grand pas, il y a pourtant moins à se précipiter qu’à accepter sereinement d’être où nous en sommes, avec humilité mais sans résignation. Ce n’est pas une question de performance, mais de sincérité. Les voiles vont continuer à s’amincir et nous sommes entre les deux solstices dans une phase supérieure de propulsion. Disons que nous passons en vol supersonique et que si tous les rivets mal ajustés vont lâcher en vol, d’où les désagréables symptômes physiques et émotionnels possibles, nous allons également avancer beaucoup plus vite tout en lissant les dernières insuffisances. Rappelez-vous du kaléidoscope, de la recherche naturelle de transferts dans l’équilibre des énergies de vie. C’est en Soi, dans le silence intérieur que se fait cet équilibre et que peuvent naître sans pression et en Conscience les lignes du temps. Ne laissez pas régner sur vous le chaos émotionnel qui vous éloigne toujours de vous, soyez Maîtres de votre trajet, reprenez votre pouvoir et ne déléguez plus rien de celui-ci. Vous êtes dans ce monde mais pas de ce monde. Vous allez bientôt le constater.

Fraternellement,

© Le Passeur – 26 Juin 2012 – http://www.urantia-gaia.info

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