Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


De Lothar à Joaquim : une décennie de perturbations

Publié par Dav sur 20 Décembre 2011, 06:32am

Catégories : #Changements terrestres

 
 
Tempêtes

Avec les deux tempêtes Martin et Lothar des 26 et 27 décembre 1999, la fin du XXème siècle a été éprouvante. Dans un contexte général de prise de conscience du réchauffement climatique, la multiplication et l’intensification des tempêtes troublent les scientifiques.

Les ouragans Lothar et Martin ont marqué tous les esprits mais surtout ceux des météorologues. Les vents ont chatouillé la barre des 200 km/h et ont ainsi rasé près de 6 % de la surface boisée française, endommagés les systèmes électriques et tué 92 personnes. Selon l'ONF, les cours du bois, qui se sont effondrés dès le lendemain de la tempête, n'ont jamais retrouvé leur niveau d'avant 1999. Tous ces dégâts en seulement deux jours.10 ans plus tard, a-ton trouvé les solutions pour prévenir ces intempéries et être capable de garder le contrôle de la situation dans les zones touchées ?

La tempête Joaquim de la semaine dernière a montré que nous n’étions pas toujours prêts face à l’imprévisibilité de ces intempéries. 400.000 foyers privés d’électricité et un cargo échoué déverse toujours son fioul sur le littoral français, dans le Golfe du Morbihan. Les tempêtes sont considérés comme des aléas climatiques et les météorologues ne peuvent rien faire contre la force du vent. Elles sont de plus en plus prévisibles grâce à l’évolution technologiques de la météorologie. En 1999, dès le 23 décembre, Météo France lançait un avis quelconque de tempête. Le 24, elle parlait de "fortes rafales" et de "très fortes vagues". Les scientifiques ont donc pu annoncer Lothar et Martin sans pouvoir savoir quelle en serait leur violence. Les logiciels qui reconstituent les phénomènes météorologiques ne pouvaient pas envisager des vents à plus de 160 km/h à l'intérieur des terres. Depuis, les modèles se sont améliorés et les mesures sont plus précises. De cette double "tempête du siècle" est née la vigilance météorologique à travers une carte en quadrichromie évaluant la gravité du phénomène du vert au rouge. Cependant, les outils technologiques ne sont pas toujours fiables.

Le réchauffement climatique n’explique pas tout

Depuis 1999, la France a subit le passage de 5 tempêtes très violentes. Tout d’abord, moins d’un an plus tard, le 20 septembre 2000, des rafales de vent sur le Sud-Est accompagnées d’orages ont provoqué la mort de 6 personnes. Ensuite, le 17 décembre 2004, le vent a dépassé les 150 km/h dans l'ouest, le nord, et la région parisienne et a causé la mort de 6 personnes. Les 18 et 19 janvier 2007, c’est la tempête Kyrill qui a fait tressaillir l’Europe en y faisant 47 morts dont 3 en France. La tempête Klaus est une tempête qui a principalement touché le sud-ouest de la France et l’Ouest de l’Europe entre le 23 et le 25 janvier 2009. Enfin, la tempête Xynthia du 27 février 2010 est considérée comme l'une des plus violentes depuis celle de 1999. Des rafales allant jusqu'à 130 km/h dans l'intérieur des terres et 150 km/h sur le littoral qui ont causées 52 morts. Mais il faut savoir que des tempêtes sont également explicable par des phénomènes de changements climatiques comme, le bouleversement du courant-jet, qui est un élément important de la prévision météorologique puisque sa position et son intensité sont reliés aux mouvements verticaux de l'atmosphère et qui a provoqué l‘intensification des ouragans Lothar et Martin. Ces tempêtes sont le résultat direct de forts mouvements verticaux sous un jet de 400 km/h.

Des solutions inefficaces

La stratégie de l’ONF a été, dès 1999, de reconstruire la forêt pour 1/3 par des plantations et 2/3 en privilégiant et accompagnant la régénération naturelle. Depuis, l’ONF et les forestiers ont mis en place des outils pour être capables de mieux anticiper ces aléas climatiques. Aujourd’hui, forts de cette expérience, les forestiers ont adapté leurs techniques sylvicoles afin de rendre la forêt française plus résistante. Mais comment lutter contre les canicules et les incendies naturels et criminels ? Aucune réponse n'est donnée mis à part les plans de replantation qui prennent des années. De son côté, EDF a mis en place la Force d'Intervention Rapide Électricité depuis les dégâts des ouragans de 1999. Elle se compose d’une équipe de 150 personnes du personnel d'alerte par région, mobilisée en cas de besoin. EDF possède également un parc de groupes électrogènes en réserve, capable chacun de réalimenter un village entier, le temps de réparer le réseau endommagé. Pourtant, l’électricité n’est toujours pas rétablie pour une grande partie de la France depuis le passage de la tempête Joaquim.


Les tempêtes les plus violentes, qui ont causées des dégâts importants sur l'Europe ces 10 dernière années, relancent le débat sur l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des tempêtes, ainsi que du rôle du réchauffement climatique dû aux activités humaines.
Plusieurs études, réalisées à partir de simulations numériques, démontrent que le changement climatique devrait s'accompagner d'un déplacement des dépressions de l'Atlantique Nord vers le Nord et vers l'Est, et d’une intensification de la variabilité. Cependant, selon Pascale Delécluse, directrice du centre de recherches de Météo-France, "on ne constate pas d’intensification des tempêtes. Le véritable problème est que les tempêtes ne sont pas des événements fréquents et que nous ne disposons pas de statistiques fiables sur le sujet. Aujourd’hui, nous ne sommes pas sûrs que cette augmentation de la fréquence soit une tendance forte, ni que cette tendance puisse être liée au réchauffement climatique."

Maxisciences
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