Le Nouveau Paradigme

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De nouvelles analyses révèlent que les tempêtes magnétiques de 2003 ont affecté le système solaire!

Publié par Dav sur 2 Octobre 2011, 14:59pm

Catégories : #Magnétosphère

magnetismeNat Gopalswamy : « Les orages magnétiques de l'automne 2003 furent exceptionnels »

L'analyse des éruptions solaires de l'automne 2003 révèle des surprises. Les différentes données récupérées depuis les satellites, les sondes ou les instruments terrestres montrent que ces événements affectèrent bien plus le système solaire que ce qui était annoncé à l'époque [1].

 

Que s'est-il passé entre fin octobre et début novembre 2003 ?

 

Nat Gopalswamy : Trois régions étaient actives en même temps à la surface du Soleil. De nombreuses protubérances et des éjections de matières coronales se sont succédé à intervalles très courts. Certaines d'entre elles ont été les plus fortes du cycle actuel. Elles étaient de plus si rapides qu'elles ont engendré des ondes de choc - un peu comme le bang supersonique d'un avion -, qui ont augmenté l'énergie des particules chargées du vent solaire, les ont accélérées presque à la vitesse de la lumière et leur ont permis d'atteindre la Terre en moins de dix minutes. Le champ magnétique terrestre n'a pas pu les arrêter. Elles ont atteint le sol, ce qui est très rare.

 

Quelles conséquences pour la Terre et les engins terrestres ?

 

Aucun satellite ne fut heureusement perdu, mais 59 % d'entre eux ont connu des problèmes d'orbite, d'erreurs dans les recueils de données ou de dégradation des panneaux solaires. La Terre elle-même a subi des changements durables : le champ magnétique et l'ionosphère ont été affectés par l'augmentation du nombre d'électrons pendant deux mois. Les orages solaires étaient si intenses qu'on a même vu des aurores boréales à Boston en plein jour ! Question chimie, les particules du vent solaire ont cassé les molécules d'eau et celles contenant de l'azote, créant des oxydes qui ont réagi avec l'ozone stratosphérique et l'ont détruit. On a noté une baisse de concentration de 75 % vers 65 kilomètres d'altitude. On a même observé l'apparition d'une étonnante couche d'acide nitrique, d'abord dans la haute stratosphère en novembre 2003, puis vers 30 kilomètres en janvier 2004.

 

Les sondes martiennes ont aussi été touchées. Y a-t-il eu des conséquences encore plus loin ?

 

Oui, la sonde européano-américaine Ulysses a détecté les particules issues des orages solaires, alors qu'elle se trouvait près de Jupiter. La sonde Cassini, à son approche de Saturne, les a aussi détectées. Plus loin encore, Voyager-2, qui se trouvait à 73 unités astronomiques du Soleil, a enregistré des perturbations six mois après que le flux de particules a quitté notre étoile. L'arrivée de ces particules a renforcé la barrière appelée héliopause, sorte de bouclier qui nous protège des particules chargées venant des autres étoiles. C'est l'aspect bénéfique des orages solaires.

 

Une telle série d'événements peut-elle se reproduire ces mois-ci ?

 

Les orages solaires les plus intenses se produisent pendant la partie décroissante du cycle d'activité du soleil. Le dernier cycle  a connu son maximum en 2001. Tout reste possible

 

Propos recueillis par Jacques-Olivier Baruch

[1] N. Gopalswamy et al., GRL, 32, L03S01, 2005.

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Dav   "2012 un nouveau paradigme"

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