Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Dés 2016, en cas de crise, les banques pourront prélever les dépôts des épargnants

Publié par David Jarry - Administrateur sur 14 Décembre 2013, 13:51pm

Catégories : #Société

 
 

Les représentants de l'Union européenne ont décidé de mettre à contribution les épargnants à partir de 2016.

 

Après la ponction des épargnants chypriotes cette année et l'idée émise par le FMI d'une supertaxe de 10% sur le patrimoine , l'Europe vient d'entériner la participation des déposants au renflouement des banques en cas de crise grave. L'accord , scellé mercredi 11 décembre, est passé relativement inaperçu, alors qu'il pourrait être d'une importance capitale pour les épargnants.

Les Européens se sont mis d'accord sur une loi prévoyant des règles de renflouement interne des banques, ou "bail-in", afin d'éviter de faire participer les Etats au sauvetage des établissements financiers.

"Grand pas franchi ce soir: accord #BRRD pour 28", a écrit sur son compte twitter le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, en référence à la directive sur le sauvetage des banques. "Contribuables ne seront plus premiers à payer pour erreurs des banques", a-t-il ajouté.

"C'est un pas fondamental vers la réalisation de l'union bancaire", a assuré Michel Barnier dans un communiqué.

Des représentants du Parlement européen, du Conseil qui représente les Etats, et de la Commission européenne se sont mis d'accord au cours d'un "trilogue" sur ce texte, qui s'appliquera aux 28 Etats membres.

Cette nouvelle directive s'articulera avec le Mécanisme unique européen de résolution des banques, qui fait toujours l'objet de difficiles négociations au niveau des ministres, et destiné lui à la seule zone euro. Les ministres des Finances doivent se retrouver mercredi prochain pour tenter de finaliser un accord sur ce sujet.

 

Dépôts garantis jusqu'à 100.000 euros

 

Selon la directive, lorsqu'une banque sera en difficulté, les autorités nationales pourront intervenir pour l'empêcher de sombrer. De source européenne, on a indiqué qu'une "recapitalisation préventive et des instruments publics de stabilisation" étaient prévus "sous de strictes conditions".

La recapitalisation ne concernera ainsi "que les banques solvables qui doivent être recapitalisées en cas de faiblesses identifiées par les tests de résistance".

Si une banque est proche de la faillite, le renflouement interne ou "bail-in" s'appliquera, par opposition au "bail-out" privilégié pendant la crise et qui faisait appel à l'argent public, creusant ainsi les déficits.

Les premiers à payer seront les actionnaires et les créditeurs (autrement dit les épargnants qui disposent de fonds sur leurs comptes), qui devront couvrir au minimum 8% des pertes de la banque  avant que l'on puisse faire appel à des fonds nationaux de résolution, abondés par le secteur bancaire.

Les dépôts seront garantis jusqu'à 100.000 euros. Au-dessus de cette somme, les personnes physiques et des petites et moyennes entreprises bénéficieront d'un traitement préférentiel par rapport aux autres créanciers.

 

Transparence des banques

 

Chaque Etat membre devra mettre en place des fonds de résolution nationaux qui devront atteindre un niveau de 1% des dépôts couverts dans les 10 ans.

"Toutes les banques devront contribuer à ces fonds mais les contributions seront plus importantes pour les banques qui prennent plus de risques", a dit Michel Barnier.

Les banques devront mettre des "réserves de côté pour les temps difficiles", afin de "rendre le secteur financier plus robuste pour qu'il prête à l'économie réelle", a-t-il commenté sur twitter.

Ces règles du "bail-in" entreront en vigueur au 1er janvier 2016. La Commission avait d'abord prévu une application à partir de 2018, mais la Banque centrale  européenne avait fait part de ses inquiétudes pour la période intermédiaire, craignant que le Mécanisme de résolution unique de la zone euro n'ait à régler le sort de certaines banques sans disposer de cet outil.

Jusqu'ici, ce sont les Etats, avec l'argent des contribuables, qui renflouaient les banques (un "bail out"). Ce renversement pose un certain nombre de questions, notamment sur la transparence de la gestion des banques pour les épargnants. Les informations disponibles pour les clients sont souvent très compliquées à décrypter pour juger de la santé financière de leur établissement bancaire. En outre, cela assure les banques de ne pas faire faillite, ce qui pourrait les inciter à être moins prudentes sur les marchés.

Source: 

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Walter 07/04/2015 05:44

Monsieur,
J’ai lu avec attention votre article. Pouvez-vous me donner votre avis éclairé sur l’idée énoncée ci-apres.
J’avais écrit cet article lors des problemes financiers Européens de l’époque, mais je constate qu’ils sont toujours d’actualite. A remettre dans le contexte de l’époque.
Merci d’avance pour votre reponse.

Une idée simple, une simple idée
PREAMBULE :
Comme la plupart des Européens, je lis les journaux, j’écoute le journal télévisé, je m’informe sur les réseaux sociaux et je m’inquiète sur le devenir de notre Europe, voir du monde, tel qu’il a été manipulé par des « sachant » des secteurs bancaires et financiers depuis des décennies.
Ces institutions fondamentales qui ont participé, outre les industries et le commerce, à la progression sociale et de facto à l’enrichissement de nos pays, ne peuvent plus rester dans le même schéma. En ma qualité de non sachant, j’ai l’impression d’assister à un jeu de domino Japonais dans lequel les pays de la zone Euro les moins riches entraînent inexorablement les autres vers une chute fatale. Pour exemple les plus proches, Irelande 85 Milliards, Grèce 130 Milliards, Portugal 78 Milliards et plus récemment Espagne 100 Milliards. Quel sera le prochain état, l’Italie, la France et in fine l’Allemagne. Cette chute progressive fait peur aux états du monde les plus riches, Etats-Unis et Chine notamment.
Elle fait surtout peur aux citoyens Européens que nous sommes, car comment l’argent prêté à ces pays sera-t-il remboursé ? Par le retour à la croissance ? Par la rigueur ? C’est ce que prétendent nos politiques: par la hausse des impôts sur les ménages et la baisse des dépenses publiques qui devrait permettre de supprimer les déficits, puis de dégager des excédents budgétaires pour enfin rembourser la dette.
Tous ces sauvetages représentent tant d’argent, que le quidam moyen Européen a du mal à mettre bout a bout ces zéro. Il pense surtout que c’est son pouvoir d’achat qui tend vers un zéro absolu !
Le présent discours se veut mondialiste. Qui a procuré des richesses aux banques et aux institutions financières ? Le peuple, par son travail et son épargne… Toutefois, l’aveuglement des politiques, nous force à constater que la crise a atteint un sommet. L’obsession est toujours la même : éviter que les détenteurs de capitaux ne subissent les conséquences des pertes accumulées par les banques ou les Etats auxquels ils ont prêté. Le prix à payer est la baisse des salaires, la hausse de impôts (direct ou indirect), la montée du chômage, … Bref un désastre.
Pour les besoins du développement de l’idée ci-après, nous prendrons comme exemple celui du « sauvetage de l’Espagne ».
Le gouvernement Espagnol a décidé d’accepter un plan de sauvetage à hauteur d’un maximum de 100 milliards d’euros de la part de l’Union européenne, pour relever son système bancaire. Bien que ce plan de sauvetage comporte de nombreuses zones d’ombres, ce qui est certain, quelque soit le mode de financement choisit par l’Europe, il va augmenter la dette publique des états membres, ce qui touchera de facto les contribuables, bien évidemment. Enfin, cette intervention directe auprès des banques devrait être assortie de la suppression du risque souverain de l’Etat garantissant leurs dépôts.
Supposons que ce plan de sauvetage soit une réussite pour le système bancaire. Quid de l’Espagnol, de son pouvoir d’achat, du règlement de ses mensualités de prêt immobilier… ?
La présente n’a pas pour but de polémiquer sur le bien fondé de cette décision, mais de proposer une idée afin que, dans ce monde de récession, les banques et institutions financières rendent au peuple laborieux les richesses dont ils auraient du être les garants.
Or, que ce passe-t-il aujourd’hui ? A défaut d’aider le peuple tel que pourraient le faire des parents vigilants quant à leurs avoirs, à l’égard de leurs enfants, ce sont les enfants qui sont dans l’obligation, du fait du gaspillage patrimonial, d’aider leurs parents. Des placements hasardeux, des jeux en bourse, etc.… Un sauvetage pour les banques et des efforts drastiques pour le peuple.
Posons-nous la vraie question : les banques et la relance de l’économie et vice-versa. Les deux facteurs ne peuvent en aucun cas être dissociés, ce qui n’est pas le cas avec les mesures prises depuis ces derniers mois, ces dernières semaines et derniers jours. En effet, on sait que le facteur aggravant qui a conduit les banques Espagnoles à ce fiasco est une grave crise immobilière qui a pris naissance il y a environ quatre ans. Chômage et crise immobilière ont engendré une crise bancaire, les établissements espagnols devant faire face à une hausse du nombre de mauvais payeurs, devenus pour la plupart des chômeurs.
Comment sauver les banques et redonner du pouvoir d’achat au peuple ? La simulation ci-après est basée sur le prêt consenti à l’Espagne, son taux d’intérêt sur une période de dix ans. L’estimation de la population est fictive, sans aucune réelle base de données, seulement une projection pour comprendre l’idée de ce mécanisme de relance de l’économie et de sauvetage des banques.
Les chiffres et les montants énoncés ne sont que des approximations et ne doivent en aucun cas être une source de contestation. Le seul intérêt résidant dans la perspective d’une réflexion.
PRINCIPE :
Etat dont la population est d’environ 40 Millions d’habitants ;
Personnes en situation de pauvreté (Chômeurs, familles surendettées, jeunes en situation précaire, personnes âgées avec peu de ressources, etc.) estimation 1 Million de foyers.
L’état, par l’intermédiaire de sa Banque Centrale prête à ces familles la somme de 100 Milles Euros à taux 0%, soit un montant de 100 Milliards d’Euros.
Cette somme nominative est déposée sur un compte bancaire au libre choix du bénéficiaire.
Cette somme est bloquée pour une période de 10 ans et ne peut en aucun cas faire l’objet de retrait de la part du bénéficiaire.
La banque dépositaire versera un intérêt de 4% l’an, à verser mensuellement au titulaire du compte, soit un versement mensuel d’environ 340 Euros, exonéré de fiscalité. Cette somme pourrait paraître dérisoire pour certains, mais parlez-en aux Espagnols, aux Grecs, au Portugais et aux Irlandais… et plus prêt de chez nous aux Français dans le besoin.

AVANTAGES :
Sur une base évoquée ci-dessus, les banques seront recapitalisées à hauteur de 100 Milliards d’Euros, soit pour mémoire, le montant de l’aide financière accordé à l’Espagne sans se soucier du sort des Espagnols et des autres Européens avant eux.
Les familles disposeront d’une somme supplémentaire de 340 Euros pour consommer, rembourser leurs crédits et notamment ceux relatifs aux emprunts immobiliers. On notera pour les banques le double intérêt du système.
Le montant des sommes réinjecté dans l’économie nationale peut être estimé à 340 Millions d’Euro par an et sur une période de 10 ans de 3.4 Milliards d’Euro.
Les pouvoirs publics pourraient diminuer une partie importante des aides allouées aux diverses familles nécessiteuses et donc diminuer une partie des dépenses publiques.
Les banques pourront recouvrer le montant mensuel des crédits immobiliers ou autres en prélevant à la source les mensualités ad hoc, ce qui donnera une bouffée d’oxygène aux familles endettées et surtout une dignité.
La Banque Centrale aura la sûreté de récupérer sa créance par le biais des banques, même si aucun intérêt n’aura été produit, mais eu égard aux sommes d’argents introduites dans l’économie nationale, il s’agit d’une véritable aide efficace et constructive.

INCONVENIENTS :
Le plus au niveau des entreprises, de la reprise de l’activité économique n’est pas garanti.
Il s’agit d’un effet ponctuel, même sur une période de dix ans. On peut craindre un effet pervers à son terme lorsque les foyers bénéficiaires se verront privés de cette aide financière. Toutefois, l’aide directe aux banques déplait à tous les citoyens et cette idée pourrait paraître politiquement correcte et être vue comme une forme d’assistanat aux plus défavorisés, tout en aidant les banques et l’état.
A vous de trouver d’autres inconvénients…

CONCLUSION :
Cette simulation doit bien évidemment être affinée par des gens compétents. Le système pourrait être étendu à tous les états d’Europe, en difficulté ou non, et surtout avant de l’être, et certainement a d’autres états du monde.
Ces financements pourraient être distribués par les Banques Centrales de chacun des pays, ou par le biais des Institutions Européennes.

Enfin, quelques derniers chiffres pour confirmer cette hypothèse de travail qui, sí elle avait été appliquée ou devait entrer en application pour certains états démontrent son impact (chiffres estimatifs):

IRELANDE:
Population, environ 4 500 000,
Prêt, 85 Milliards,
Nombre de foyers assistés, 850 000
Nombre de personnes par foyer, 3,
Nombre de personnes touchées par cette aide 2 500 000,
Soit plus de 50% de la population ou 50% des foyers Irlandais.
Il convient d’appliquer le même principe pour les autres états.

Walter PERIOLI

lasorciererouge 30/12/2013 14:12


http://resistance-medias.com/2013/06/29/film-%CF%80-1999/


 


Film: Pi

gwendal 15/12/2013 00:54


S'ils disent 2016 ...c'est que c'est pour 2014 ...car, il ne faut pas les croire: la faillite totale mondiale
est imminente


Au fait, quelle différence y a-t-il entre une entreprise privée bancaire et une entreprise privée de téléphonie ou de maçonnerie... ...tadada ...AUCUNE  Nous n'avons pas a sauver ces entreprises privées qui ne savent pas gérer l'argent qui leur est confié  Qu'ils fassent tous faillite, et on repart
sur des bases saines comme en Islande

christian 14/12/2013 19:57


Bonsoir il faut vite se retirer de L U E ,mais le probléme les Français n'ont pas encore compris ,comme disait le général de Gaulle les Francais sont des Veaux...

ummite 14/12/2013 18:20


avec cela , si les électeurs n'ont encore rien compris , ils ne comprendrons donc jamais rien .


avec cette décision bancaire , ils viennent de vous avertir que la crise bien plus profonde arrivera à son apogé
  pour 2016 !

lacanal 14/12/2013 14:19


a force de jouer aux "mazos",on finira bien par comprendre un jour!!!!!!!!!!!en


France ce sont les memes tetes depuis 30ans qui nous "enfoirent"faut virer tt ça et


mettre un sang neuf a la place,ça suffit,ils ont fait leurs preuves d'imcompetences


et" crimes" et grace a eux ,sommes plus maitre chez nous,jusque dans notre


jardin personnel puisque plus le droit de cultiver hors de leur catalogue....quant


a bruxelles,n'en parlons pas,le peuple n'a qu'a fermer sa "gueule"....ces gens


sont meme pas elus et se permettent absolument tout:faut que le peuple de France" foute" un bon coup de pieds dans cette taupiniere et reprenne son


pouvoir ,et tout rentrera dans l'ordre:du bon sens, du bon sens,et du bon sens .l

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