Jeudi 21 juin 2012 4 21 /06 /Juin /2012 07:33

© afp.

 

Brandissant pancartes, ballons et tronçonneuses, des dizaines de milliers de manifestants du Sommet des peuples ont défilé mercredi dans la bonne humeur dans le centre-ville pour exiger une transformation radicale de l'économie, en marge de la conférence de l'ONU Rio+20.

 

Parti de la cathédrale Candelaria, le défilé multicolore qui réunissait écologistes, travailleurs, fonctionnaires, militants noirs, homosexuels, Indiens, féministes entre autres a parcouru au son des tambours et des sifflets l'avenue Rio Branco, l'artère centrale du centre-ville, jusqu'à la Place Cinelandia, théâtre des manifestations historiques. Selon la police, ils étaient entre 80.000 et 100.000 manifestants.

La pluie qui tombait par moment n'a pas découragé les militants qui "attendent très peu de la conférence Rio+20". "Je n'attends pratiquement aucun résultat concret. L'agenda 21 du sommet de la Terre en 1992 n'a jamais été respecté. La méga dévastation de la planète continue", a déclaré à l'AFP l'ingénieur argentin Raul Nieva Conejos, professeur d'écologie à l'Université de Tucuman qui défilait sous la banderole de Greenpeace.

La "Marche mondiale des peuples" a été organisée par 200 organisations de la société civile pour protester contre "l'économie verte" prônée au sommet officiel de l'ONU sur le développement durable Rio+20. La conférence réunit une centaine de chefs d'Etat ou de gouvernement jusqu'à vendredi.

 

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Commentaires

L'appel désespéré du «dalaï-lama de l'Amazonie» au Brésil


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Davi Kopenawa, du peuple Yanomami, défend les peuples d'Amazonie. Crédits photo : LEON NEAL/AFP

À la veille de la Conférence des Nations unies sur le développement durable, qui accueille les chefs d'État du monde entier du 20 au 22 juin, le leader indien de renommée internationale Davi Kopenawa a lancé un appel pour la protection d'une tribu amazonienne menacée d'extinction. Les Awá-Guajá, l'un des derniers peuples isolés de la planète, vivent essentiellement de la chasse, dans les forêts de l'État du Maranhao (nord-est du Brésil). Mais les 450 indigènes vivent sous la menace de bûcherons clandestins.

Tandis que débute la saison sèche propice à la déforestation, «les activités des bûcherons et des éleveurs ont atteint un point critique. Près de 30% de l'une des réserves awá légalement protégées a été détruite. Les forêts des Awá disparaissent plus vite qu'aucun autre territoire indigène du Brésil», constate l'association Survival International.

«Si nous avons quelque chose à retenir du sommet de la Terre de 1992, c'est que les promesses bien intentionnées sont inutiles si elles ne sont pas suivies d'une action concrète. Les autorités brésiliennes doivent tenir leur parole: si le territoire des Awá n'est pas dûment protégé, ils n'existeront plus dans 20 ans», affirme le directeur de l'ONG, Stephen Corry. Ces dernières années, chaque nouvelle saison sèche a entraîné un afflux plus important de bûcherons clandestins dans les territoires awá, qui connaissent le taux de déforestation le plus élevé d'Amazonie.

«Les bûcherons clandestins désirent clairement se débarrasser des Awá, qu'ils jugent dérangeants. Les éleveurs quant à eux rasent et incendient les forêts pour y faire paître leurs bêtes. Il existe aujourd'hui un réel risque de génocide à l'encontre de ce peuple», s'alarme Sophie Baillon, porte-parole de Survival International en France.

 

La forêt des Awá est abattue en toute illégalité à un rythme alarmant. / © Survival International
La forêt des Awá est abattue en toute illégalité à un rythme alarmant. / © Survival International

 

Pour Davi Kopenawa, connu pour avoir défendu pendant plusieurs décennies les droits des tribus amazoniennes, l'unique façon de garantir la survie des Awá est de protéger leurs droits territoriaux.

«Combien de temps le gouvernement attendra-t-il encore avant de prendre des mesures pour expulser les colons, les éleveurs et les bûcherons clandestins et d'assurer la protection de leur territoire?», s'interroge le «dalaï-lama de l'Amazonie». Et d'exhorter les participants à Rio+20 à demander à la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, «d'agir de toute urgence» en faveur des Awá, en «mettant un terme» à la déforestation illégale.

Soutenu dans son action par l'acteur britannique Colin Firth, Survival International a dénoncé une loi adoptée en mai par le Parlement brésilien, assouplissant la protection des forêts. «Une loi profitant avant tout aux industriels», selon l'ONG. Dans une vidéo mise en ligne sur le site de l'association, Amiri, un porte-parole awá déclare: «Nous aussi sommes des êtres humains, vous ne pouvez pas nous abandonner… Vous pouvez nous aider en expulsant ces gens, les bûcherons. Vous avez le pouvoir de les expulser de notre territoire.»

Marta Azevedo, présidente de la FUNAI, le département des affaires indigènes du gouvernement, a reconnu «l'extrême vulnérabilité» de ce territoire lors d'un récent voyage dans l'État du Maranhao. Elle a affirmé que cette région deviendrait une priorité absolue.

Source: Le Figaro
Commentaire n°1 posté par lasorciererouge le 21/06/2012 à 21h14

j'ai peur ; pas d'un éffondrement économique , et du chaos que cela entrainera , j'ai peur pour notre planête dont le bon fonctionnement  se dégrade à vue d'oeil  pour des histoires de fric , l'un des pires  maux de notre monde ; j'attend avec sérénité ses futures colêres car bien que faisant attention je participe à sa destruction; mais j'ai peur quand même ;

Commentaire n°2 posté par frisquette le 22/06/2012 à 07h43

Il n'y a aucune peur à avoir, il faut voir au delà et garder une vue d'ensemble. Nous devons passer par là afin de mieux construire un nouveau paradigme! Amitiés

Réponse de Dav le 22/06/2012 à 08h55

En ayant peur, nous participons à la grande manipulation qui vise à nous séparer les uns des autres, voire nous opposer et ainsi nous éloigner de notre Source. Observez les changements sans jugement, sans crainte, car ils ne sont que le fruit d'une tentative désespérée de l'Ombre pour ne pas disparaître.

Mais le système solaire tout entier prend un virage cosmique, certes difficile à négocier, mais que rien n'y personne ne pourra empêcher. N'oubliez pas que nous ne sommes pas dans la Réalité, mais en train de rêver. Rien de grave ne peut arriver. Nous sommes loin d'être seuls, et d'autres frères veillent sur nous.

Ouvrez votre Coeur, Lui sait...

Confiance et lâcher-prise !

Commentaire n°3 posté par Wolfette le 22/06/2012 à 11h22

Je te réponds comme Dav frisquette, la peur est un fléau au même titre que le fric!

Si tu peux dominer tes peurs , tout ira mieux , je parle en connaissance de cause! les peurs des gens forment de mauvais égrégores .

Bonne journée

Commentaire n°4 posté par nadine le 22/06/2012 à 12h23

Une communauté guarani pourrait recevoir une indemnité de 83 millions de dollars


Un Guarani. Une communauté guarani pourrait recevoir 83 millions de dollars d'indemnité pour dommages ‘moraux et matériels’
Un Guarani. Une communauté guarani pourrait recevoir 83 millions de dollars d'indemnité pour dommages ‘moraux et matériels’
© Survival

Un procureur public brésilien a demandé au gouvernement de payer la somme de 83 millions de dollars à une communauté guarani à titre de compensation pour les dommages ‘moraux et matériels’ qu’elle a subi.

La communauté de Guyra Roká était affectée par les activités de la compagnie Raizen, la filiale brésilienne de Shell. Suite à une campagne d’envergure de Survival,celle-ci a finalement annoncé qu’elle renoncerait à se procurer la canne à sucre en territoire guarani à partir du 25 novembre prochain.

Marco Antonio Delfino de Almeida a intenté une action en justice contre le gouvernement lui demandant de verser une compensation aux Guarani de Guyra Roká pour toutes les années durant lesquelles ils ont été privés de leur territoire et pour le retard que les autorités ont pris pour le démarquer et leur restituer. Il demande également des compensations pour la violence et les problèmes sanitaires et sociaux qui ont affecté les Guarani alors qu’il étaient destitués de leur terre.

Le procureur souhaite que cette indemnité soit consacrée à des projets qui bénéficieront directement aux Guarani. Il a déclaré : ‘Lorsqu’ils reviendront, la plus grande partie de leur forêt aura été abattue. Le sol aura été épuisé en raison des décennies d’agriculture intensive… Les Indiens auront besoin des ressources financières dont ils manquent pour rendre leur terre productive et leur environnement à nouveau durable’.

Les Guarani de Guyra Roká avaient été expulsés de leur terre dans les années 1920. Ils ont passé de nombreuses années dans une réserve où ils ont souffert du surpeuplement et du manque de terre. Lorsque la situation de cette réserve devint intenable, ils s’installèrent dans des campements de fortune au bord d’une route, à proximité de leur terre ancestrale.

Aujourd’hui, bien que leur territoire ait été reconnu par le ministère de la Justice, il ne vivent que sur une petite parcelle de celui-ci. Le reste est occupé par des éleveurs de bétail qui plantent de la canne à sucre pour approvisionner l’industrie brésilienne d’ethanol.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Ce cas témoigne d’une juste reconnaissance des années de souffrance des Guarani spoliés de leurs terres qui ont conduit leurs enfants au suicide et durant lesquelles leurs leaders et leurs aînés ont été régulièrement assassinés. Mais ils n’ont jamais renoncé à leur terre ancestrale et tout ce qu’ils demandent c’est qu’elle leur soit restituée’.

Source: Survival France

.......c'est bien mais la VIE n'a pas de prix !!

Commentaire n°5 posté par lasorciererouge le 23/06/2012 à 20h25

Allons nous juste regarder ou…agir?

Mouton Noir.

Commentaire n°6 posté par lasorciererouge le 28/06/2012 à 21h55

Révélation d’un plan secret visant à la spoliation du territoire d’un groupe d’Indiens isolés

 

Des ranchs d'élevage détruisent le territoire des Indiens isolés du Paraguay.
Des ranchs d'élevage détruisent le territoire des Indiens isolés du Paraguay.
© GAT/Survival

Le plan secret d’une importante compagnie d’élevage paraguayenne – Carlos Casado SA – a été trahi par des photos satellite montrant un réservoir nouvellement construit.

La présence de ce réservoir indique que la compagnie a l’intention de défricher la forêt voisine appartenant à un groupe d’Indiens isolés.

Habituellement, dans la région du Chaco, les propriétaires terriens font d’abord construire de grands réservoirs d’eau avant de défricher des parcelles de forêt pour les transformer en pâturages à bétail.

La construction du réservoir met les Indiens de la région, particulièrement les Ayoreo isolés, en danger immédiat. Ce groupe de chasseurs-cueilleurs dépend totalement de la forêt pour sa survie.

L’organisation ayoreo OPIT a appelé le ministère de l’Environnement du Paraguay à intervenir pour empêcher une telle déforestation illégale : ‘Aidez-nous à protéger les forêts que nous essayons de récupérer depuis 1993’.

Des photos satellite ont révélé la présence d'un réservoir récemment construit.
Des photos satellite ont révélé la présence d'un réservoir récemment construit.
© Survival

C’est l’une des multiples controverses qui ont frappé cette région du Chaco ces derniers mois.

En juin dernier, Survival avait révélé un stratagème imaginé par des éleveurs pour évincer les Ayoreo de leurs terres par la construction d’une route traversant leur territoire.

Cette route devait passer à proximité de la propriété de Carlos Casado, ce qui lui aurait permis d’introduire des milliers de bovins dans la région.

Sa compagnie avait pourtant proposé de vendre ce terrain au ministère paraguayen des Affaires indiennes (INDI), avec l’idée de le restituer aux Ayoreo, mais l’instabilité politique et la mise en accusation récente du président Lugo ont dramatiquement remis en question les droits territoriaux des Ayoreo.

Uncontacted Chaco

A special report from the Paraguayan Chaco. Recently contacted Ayoreo Indians are worried for the future of their uncontacted relatives.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘Un réservoir d’eau dans le Chaco n’annonce qu’une seule chose : l’arrivée des bulldozers. Il n’est pas question que les Ayoreo isolés et leurs forêts disparaissent au profit des ranchs d’élevage. Le gouvernement doit agir de toute urgence pour garantir la protection de ses citoyens les plus vulné

Commentaire n°7 posté par lasorciererouge le 31/07/2012 à 22h29

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