Dimanche 25 décembre 2011
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Vue d'artiste des deux planètes chthoniennes en orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que décrit dans l'espace un corps autour d'un autre corps sous l'effet de la gravitation.) autour de leur
étoile (Une étoile est un objet céleste émettant de la lumière de façon autonome, semblable à une énorme boule de plasma comme le Soleil, qui est l'étoile
la plus proche de la Terre.) (Image fournie par l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont
l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Peirce[1], un philosophe...) de Toulouse)
Les recherches sur les exoplanètes conduisent de surprise en surprise. Chaque nouvelle découverte défie les modèles élaborés à partir des connaissances tirées de
notre
système solaire (Le système solaire est le nom donné au système planétaire composé du Soleil et des objets célestes gravitant autour de lui. Par extension, le terme système solaire peut parfois
être employé pour désigner...) et contribue ainsi à une meilleure compréhension de la formation de tels système.
L'une des plus récentes découvertes dans ce domaine a été réalisée par une équipe de l'Université de Montréal et de l'Université de Toulouse dans un environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les
enjeux écologiques actuels, le terme environnement tend actuellement à prendre...) où on ne s'attendait pas à trouver des planètes, c'est-à-dire autours d'une ancienne étoile
géante (Branche asymptotique des géantes, naines blanches, nébuleuses planétaires) rouge (La couleur rouge répond à différentes définitions, selon le système chromatique
dont on fait usage.) qui en est presque arrivée à sa phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et principalement en physique :) finale.
"Notre découverte a battu plusieurs 'records': ces planètes sont les plus petites, les plus chaudes, les plus rapprochées de leur étoile et les rapides qui aient été
observées jusqu'à maintenant", affirme Gilles Fontaine, professeur au Département de physique de l'Université de Montréal. Tous les principaux chercheurs qui ont participé à cette recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances
scientifiques. Par extension métonymique, la recherche...), dont les résultats viennent d'être publiés dans le numéro du 22 décembre de Nature, sont de ses anciens
étudiants, dont Stéphane Charpinet, de l'Université de Toulouse, qui a dirigé les travaux.
Survivre à l'enfer !
Ce système planétaire gravite autour de l'étoile joliment nommée KIC 05807616 située à environ 3900 années-lumière de la Terre (La Terre, foyer de l'humanité, est surnommée la planète bleue. C'est la troisième planète du système solaire en partant du Soleil.), dans le voisinage (La notion de voisinage correspond à une approche axiomatique équivalente à celle de la topologie. La topologie traite plus naturellement les notions
globales comme la continuité qui s'entend ici comme la continuité en...) des constellations du Cygne et de la Lyre. Il y a quelques milliards d'années, cette étoile ressemblait à
notre soleil ((pourcentage en masse)), quoique de taille légèrement plus petite. Puis elle s'est réchauffée progressivement et a pris de l'expansion
pour atteindre jusqu'à 1000 fois son volume (En physique, le volume d'un objet mesure « l'extension dans l'espace » qu'il
possède dans les trois directions en même temps, de même que l'aire d'une figure dans le plan mesure...). Elle était alors devenue une géante rouge.
Au moins deux planètes gazeuses géantes, du type de Jupiter, orbitaient autour de cette étoile et ont ainsi été littéralement gobées par l'expansion de l'enveloppe
gazeuse de leur hôte. En refroidissant, l'astre a considérablement diminué de volume, un processus qui se poursuit encore aujourd'hui et qui le mènera vers son stade final de naine blanche. Le
plus incroyable, c'est que les deux planètes ont survécu à cet enfer extrême !
Elles ont évidemment perdu leurs couches gazeuses mais il subsiste des noyaux composés de fer et d'autres métaux lourds. Ces noyaux sont plus petits que la Terre et
représentent respectivement 75 et 87% de la taille de notre planète. Elles sont très près de l'étoile, soit à moins de un million (Un million
(1 000 000) est l'entier naturel qui suit neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (999 999) et qui...) de kilomètres (Le mètre (symbole m, du grec metron, mesure) est l'unité de base de longueur du Système international. Il est défini comme la distance parcourue par la lumière dans le vide
en...). Par comparaison, Mercure se trouve à une distance moyenne (Il y a plusieurs façon de calculer une moyenne d'un ensemble de nombres. Celle
qu'il convient de retenir dépend de la grandeur physique que représentent ces nombres....) de 58 M de km du Soleil.
"Elles sont si près de leur étoile qu'elles en font le tour en cinq à huit heures", précise Gilles Fontaine. La température (La température d'un système est une fonction croissante du degré d'agitation thermique des particules, c'est-à-dire de son énergie thermique. Elle est définit par l'équilibre de
transfert de chaleur avec d'autres systèmes.) à leur surface (Il existe de nombreuses acceptions au mot surface, parfois objet géométrique,
parfois frontière physique, souvent abusivement confondu avec sa mesure - l'aire ou la superficie.) peut monter jusqu'à 9 000 degrés ! Mais elles ont affronté des chaleurs beaucoup
plus élevées lorsqu'elles étaient absorbées par l'atmosphère de l'étoile.
À de telles températures, les métaux ne devraient-il pas se volatiliser? "C'est en effet ce qui se produit, répond le professeur. On parle alors de sublimation parce
que le métal ne passe pas par l'état liquide. Le processus se poursuit encore aujourd'hui et même dans 100 millions d'années, il subsistera encore des noyaux."
Les planètes influent sur les étoiles
Selon l'équipe de chercheurs, les deux planètes géantes n'ont pas seulement été rejointes par l'expansion de l'étoile; elles auraient aussi été attirées par elle et
auraient ainsi accéléré sa perte de masse (La masse est une propriété fondamentale de la matière qui se manifeste à la fois par l'inertie des corps et leur interaction gravitationnelle.) en favorisant la
dispersion de son enveloppe gazeuse dans l'espace. "C'est l'aspect le plus intéressant de notre découverte, déclare Gilles Fontaine. C'est la première fois qu'on montre que des planètes peuvent
avoir un effet sur l'évolution de leur étoile."
Cette découverte a été réalisée à l'aide du télescope spatial Kepler, un télescope (Un télescope (du grec tele signifiant « loin » et skopein signifiant « regarder, voir ») est un instrument optique qui permet...) de la NASA (La National Aeronautics and Space Administration (« Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace ») plus connue sous son abréviation NASA,...)
spécialement conçu pour rechercher des exoplanètes, notamment par le transit de celles-ci devant les étoiles. Mais l'équipe de Gilles Fontaine ne recherchait pas de planètes. Leur domaine est
plutôt celui de la sismologie des étoiles à vibration variable (En mathématiques et en logique, une variable est représentée par un symbole.
Elle est utilisée pour marquer un rôle dans une formule, un prédicat ou un...), une catégorie dont fait partie KIC 05807616. Mais le système planétaire de cette étoile ne passe pas
en transit devant l'astre qui n'avait donc pas retenue l'attention des chercheurs de planète.
"C'est en remarquant de très faibles modulations de l'ordre de 0,005% dans la luminosité de ce système, modulations produites par les différentes phases des planètes
et non par la vibration de l'étoile, que nous avons déduit leur présence, explique le professeur. Il s'agit donc d'une découverte fortuite. La poubelle de Kepler renferme sans doute beaucoup
d'autres trésors !"
Technoscience.net
DAv
"2012 un nouveau paradigme"
Par Dav
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