Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Des preuves de vie sur Titan?!

Publié par Dav sur 7 Septembre 2012, 13:11pm

Catégories : #Espace



C’est la sonde américaine Cassini, qui tourne autour de Saturne depuis 2004, qui a détecté ces deux signatures (et qui font l’objet de deux études séparées). Il s’agit d’un déficit d’hydrogène et d’acétylène à proximité de la surface, deux « prévisions » qui avaient été faites en 2005 par des scientifiques qui essayaient d’imaginer quel type de microbe pourrait survivre dans cet environnement hostile.
Il faut dire que la température sur Titan (moins 178!) est beaucoup trop froide pour conserver de l’eau à l’état liquide (et l’eau est la base indispensable de la vie chez nous). En revanche, Titan abrite des lacs de méthane liquide, et certains scientifiques ont suggéré dès 2005 que la vie pourrait éclore là-dedans aussi. Son cycle de vie serait du coup très différent du nôtre —respirer de l’hydrogène plutôt que de l’oxygène et se nourrir des molécules organiques d’acétylène— de sorte que la « signature » laissée par ces bactéries ne serait pas celle que nous cherchons habituellement —sur Mars, par exemple.
Mais même les astrobiologistes —ceux qui cherchent des traces de vie ailleurs—s’empressent de mettre les freins : cette double signature pourrait aussi être le fruit d’un banal processus chimique qui n’a rien à voir avec de la vie. « Une chimie très inhabituelle et pour l’instant inexpliquée », résume Chris McKay, un des défenseurs de la théorie de 2005.
Une chimie qui pourrait, par exemple, être liée à des courants atmosphériques « titaniens » que nous connaissons encore très mal —la sonde Cassini tourne autour de Saturne, pas autour de Titan, de sorte que les occasions d’observer cette lune sont limitées.
Titan fascine depuis longtemps les amateurs d’astronomie, parce qu’il est un des rares mondes de notre système solaire, incluant les planètes, à être entouré d’une atmosphère. Ce fait a jadis conduit les planétologues à avancer l'hypothèse qu’il s’agirait d’une copie de la Terre, telle qu’elle était il y a 4 milliards d’années, et qui aurait été, depuis, mise au congélateur.
Quelle que soit la signification de cette double signature, Titan va continuer de fasciner longtemps : aucune autre mission vers Saturne n’est prévue avant 2017, au plus tôt.

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http://www.rhedae-magazine.com/De-la-vi ... z1Dgg2JxL5


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Source :

http://www.rhedae-magazine.com/De-la-vi ... _a741.html






Les données de l'orbiteur Cassini révèlent une activité chimique inhabituelle sur Titan. Deux documents publiés la semaine dernière (01/06/2010) et qui détaillent le résultat des analyses de l’atmosphère et de la surface de Titan ont fait sensation dès leur parution.

D’après les premiers rapports de la NASA, il y aurait une vie extraterrestre sur la lune de Saturne, les scientifiques essaient maintenant de calmer le jeu mais Internet et la presse mondiale s’enflamment … Sans doute à juste titre…

Titan, une exception de notre système solaire
Titan est un satellite de Saturne. Avec un diamètre proche de celui de Mars (5150 km), Titan est le deuxième plus grand satellite du système solaire. Il s’agit du seul satellite connu à posséder une atmosphère dense, composée d'azote, de méthane et d'autres molécules. Il fait très froid, mais on sait que les lacs, probablement du méthane liquide, existent à la surface. Si cet objet céleste, plus gros que Mercure ou Pluton n'était pas en orbite autour de Saturne, il serait probablement considéré comme une planète.
Il y a cinq ans, l’astrobiologiste McKay et d'autres scientifiques ont affirmé que si la vie sur Titan existait, l’analyse de sa surface et des gaz (l'éthane, l'hydrogène et l'acétylène) qui la composent pourrait le prouver.
De nouvelles observations montrent que c'est le cas !
La NASA a des preuves ?
La NASA explique qu’il y a de bonnes raisons de croire qu'ils ont découvert des indices vitaux indiquant l’existence d’êtres primitifs. Il n'est pas certain que ce soient des microbes que nous avons trouvé sur Titan, les explications non-biologiques ne sont donc pas à écarter.
La sonde Cassini a analysé la chimie complexe à la surface de Titan. La recherche a été détaillée dans deux études distinctes.
Le premier document a été publié dans la revue Icarus et montre que l'hydrogène gazeux de l'atmosphère de la planète est utilisé par des formes de vies qui respirent.
Le deuxième document, paru dans le Journal de la Recherche Géophysique, en est venu à la conclusion que l’acétylène est utilisé comme source d’énergie vitale.
Chris McKay est l’astrobiologiste qui a dirigé la recherche, il est à la tête du centre de la NASA situé à Moffett Field, en Californie, et a déclaré: « Il y une consommation d'hydrogène sur Titan ; ce gaz peut être utilisé de façon similaire à la celle dont nous consommons l'oxygène sur Terre. Il est donc fort probable que la consommation de ce gaz soit d’origine biologique »
Chris McKay estime qu’il ne faut sans doute pas s’attendre à une forme de vie très évoluée.Les indices vitaux indiquent la possibilité de l'existence des premiers stades de formes de vie primitive extra-terrestre sur Titan.
Un satellite mystérieux
La sonde Cassini a photographié de nombreux lacs d'hydrocarbures dans la région polaire de Titan, mais la sonde a été incapable de déterminer la profondeur et ne permet pas de savoir ce qui se trouve dans ces lacs (Certains sont grands comme les Lacs du Michigan)…
Le mystère n’est pas totalement percé, une mission d’exploration de Titan est envisagée afin de mener des expériences à la surface. Les scientifiques souhaiteraient davantage de données pour résoudre totalement cette énigme…
Toujours est-il que l’intuition que nous ne sommes pas seuls dans l’Univers semble se confirmer et prendre de la consistance au fil des découvertes scientifiques récentes. Pensons notamment aux dizaines d’exoplanètes découvertes depuis 20 ans et dont une bonne partie pourrait abriter une forme de vie, évoluée ou non…

Source :

http://www.besoindesavoir.com/article/article/id/551827





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Cette image de la lune Titan a été obtenue le 26 octobre 2004 par la sonde américaine Cassini, en orbite autour de Saturne. La nature des régions claires et sombres est encore inconnue, mais des traces d'écoulement laissent penser que les zones sombres pourraient correspondre à des étendues liquides d'hydrocarbures (méthane ou éthane). Des nuages blancs sont visibles au pôle sud

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Cette image a été prise de Titan, elle montre la planète Saturne.



Avec un diamètre de 5150 km, Titan est le plus gros satellite de Saturne. De tous les astres du système solaire, c'est le seul à posséder une atmosphère d'une densité comparable à celle de la Terre. L'atmosphère de Titan est composée majoritairement d'azote (80%) avec quelques autres gaz (1% de méthane et des traces d'hydrogène et d'argon). Celle-ci contient également des composés organiques, des hydrocarbures et des nitriles (dont l'acide cyanhydrique et le cyanoacétylène). Certains de ces composants sont présents sous la forme d'aérosols.

Si Titan intéresse autant les exobiologistes, c'est que son atmosphère constitue l'un des milieux les plus favorables à l'apparition de molécules prébiotiques, ces éléments à partir desquels la vie est née. Certes, la température sur Titan est extrêmement basse (-180°C), et les réactions chimiques doivent être très lentes, mais sur des milliards d'années, elles ont peut-être donné naissance à des composés particulièrement intéressants. Titan est un gigantesque réacteur chimique à l'échelle planétaire, au sein duquel les réactions qui ont abouti à la naissance de la vie sur Terre se produisent peut-être encore aujourd'hui.

Cette lune a été la cible de la petite sonde Huygens, conçue par l'agence spatiale européenne (ESA) et qui a voyagé à bord du vaisseau Cassini de la NASA. Lancée en 1997 et équipé d'une douzaine d'instruments scientifiques, Cassini a atteint le seigneur des anneaux en juillet 2004. Les images obtenues par l'orbiteur ont très rapidement plongé les scientifiques dans une grande perplexité. La surface de Titan, étonnamment plate, semble également très jeune, et les cratères d'impact y sont très rares. Des masses sombres et claires ont été aperçues, sans qu'il soit possible de se prononcer pour l'instant sur leur nature. Certaines images montrent des traces très nettes d'écoulements.

La surprise est cependant venue de la petite sonde Huygens. Le 25 décembre 2004, cet engin de 320 kg s'est séparé de son vaisseau mère pour pénétrer le 14 janvier 2005 dans l'atmosphère brumeuse de Titan. La descente de Huygens sur Titan a marqué un tournant dans l'exploration de ce satellite. Incroyable réussite technique et scientifique, cette mission a prouvé que l'Europe pouvait se hisser au niveau de l'agence spatiale américaine.

Freinée par un ensemble de trois parachutes, la petite sonde a mis 2h30 pour traverser l'atmosphère de Titan et se poser en douceur sur son sol gelé. Une fois à la surface, Huygens a continué à fonctionner pendant au moins 1h30, alors que les ingénieurs ne comptaient que sur quelques minutes d'activité. Les données collectées par les six instruments de Huygens ont été transmises à la sonde Cassini, qui survolait Titan à ce moment là. Huygens a transmis des données pendant environ 1 heure, jusqu'à ce qu'elle perde finalement le contact avec Cassini lors de son passage derrière l'horizon. Les radiotélescopes de la Terre ont continué à capter le signal extrêmement ténu de Huygens pendant encore plusieurs heures, puis Titan est enfin redevenue silencieuse.

Certains scientifiques estiment que de vastes océans de méthane ou d'éthane liquide pourraient exister à la surface de Titan, et la petite sonde avait donc été munie de flotteurs. Si Huygens s'est posée sur une surface solide, les flotteurs auraient très bien pu se révéler utiles. Certaines images acquises pendant la descente par la caméra DISR montrent effectivement des chenaux fluviaux qui semblent se jeter dans une étendue liquide. Il est tout à fait possible que ces lits de rivières soient creusés par du méthane liquide, et que ces flots, après avoir cheminé sur une surface de glace, aillent se jeter dans une mer intérieure ou un lac, en laissant derrière eux une traînée noire d'hydrocarbures. Le méthane ne proviendrait pas de l'atmosphère (sous la forme de pluie), mais serait extrudé en surface, peut-être par des cryovolcans. Contrairement aux volcans terrestres qui crachent du magma en fusion, ces volcans du froid expulseraient des tonnes de glace visqueuse et du méthane liquide. Sur d'autres images, des nuages de méthane s'étirent paresseusement le long du littoral, et les paysages ressemblent à s'y méprendre aux régions côtières terrestres. Les images de la surface sont encore plus spectaculaires, et montrent une surface plate, couverte par des blocs de glace, et qui s'étend jusqu'à l'horizon sous un ciel clair. Pour un peu, on se croirait sur Mars ...

Titan est aujourd'hui un monde froid et gelé, et sur cette lune lointaine, le temps semble s'être arrêté. Dans quelques milliards d'années, lorsque notre étoile sera devenue une géante rouge, les conditions qui règnent à sa surface changeront cependant radicalement, permettant alors peut-être pour la première fois le jaillissement d'une étincelle de vie. Ainsi, lorsque le soleil sera à l'agonie, et que la Terre ne sera plus qu'un lointain souvenir, Titan connaîtra peut-être son premier printemps...

Ce scénario a été décrit avec beaucoup de justesse et de mélancolie dans Titan, un roman de Stephen Baxter. Documenté à l'extrême et très réaliste, ce récit prend appui sur la mission Cassini Huygens pour raconter le périple long et douloureux d'un équipage d'astronautes vers Titan, alors que la Terre sombre en plein chaos. Sur la lune saturnienne, dont les nombreuses descriptions sont à couper le souffle, Baxter imagine une vie basée non pas sur le carbone, mais sur l'ammoniac.


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La comparaison de taille entre la Terre ( notre planète ) et Titan ( Satellite de Saturne ).

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La surface de la lune Titan vue par la sonde européenne Huygens. Le sol est vraisemblablement formé d'un mélange de glace d'eau et de glace d'hydrocarbure. Les petits blocs de glace dure visibles au premier plan ont seulement quelques centimètres de diamètre.

 

publi 3-4Vers un nouveau paradigme

2012 et apres

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