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Des sacs plastique "biodégradables" bientôt interdits? Les industriels furieux

Publié par David Jarry - Webmaster sur 13 Janvier 2014, 18:24pm

Catégories : #Environnement

Les sacs en plastique traditionnel traités pour être

Les sacs en plastique traditionnel traités pour être "biodégradables" sont-ils vraiment bons pour l'environnement? Rien ne le prouve, répond un député socialiste qui vient de déposer une proposition de loi pour les interdire, tandis que les industriels furieux, dénoncent une man?uvre pour les évincer du marché.

Les sacs en plastique traditionnel traités pour être "biodégradables" sont-ils vraiment bons pour l'environnement? Rien ne le prouve, répond un député qui vient de déposer une proposition de loi pour les interdire, tandis que les industriels furieux, dénoncent une man?uvre pour les évincer du .
"J'espère que cette proposition de loi sera examinée avant juin", déclare à l'AFP Arnaud Leroy, député des Français établis hors de (5e circonscription), qui l'a déposée la semaine dernière.

Selon lui, le principe de précaution s'applique. "Il y a un gros débat sur la biodégradabilité de ses sacs. Je demande simplement que soit démontrée l'innocuité de la technique avant la poursuite de mise sur le marché".
Les déchets en plastique polluent terres et océans, où ils s'élèveraient à six millions de tonnes par an, présentant de multiples risques pour la faune, les éco-systèmes et, éventuellement, pour la santé.
Deux nouveaux types de plastique se veulent la solution: les bio-plastiques ou hydro-biodégradables à base d'amidon de maïs ou encore de pomme de terre, et les plastiques oxo-dégradables.
Ce sont ces derniers qui sont visés par la proposition de loi. Ils sont fabriqués à base de polymères traditionnels mais, grâce à des additifs, comme des sels de métaux, le plastique abandonné dans la nature s'oxyde sous l'action de la lumière et/ou de la chaleur puis, assurent ses producteurs, fini par totalement se biodégrader.
Ces plastiques --qui se déclinent essentiellement en sacs et films agricoles-- représentent environ 10% du marché aujourd'hui en France, indique à l'AFP Philippe Michon, représentant exclusif en France de la compagnie britannique Symphony environmental, un des principaux fabricants de ces additifs dans le monde.
"Leur intérêt est qu'ils ont un faible surcoût par rapport à un sac plastique traditionnel, 10% à peu près, et le but du jeu est qu'on limite l'influence du plastique abandonné sur l'environnement", explique M. Michon, qui vend ses additifs à une trentaine de fabricants français.
Faux, assure Arnaud Leroy. Ces plastiques "se désagrègent en fines particules de plastique, le plus souvent du polyéthylène fossile, sans jamais atteindre la déstructuration moléculaire finale qui caractérise la biodégradation", écrit-il dans la proposition de loi.

"Principe de précaution"

Ils "n'ont pas fait la preuve de leur absence d'innocuité" et "le principe de précaution doit être appliqué dès lors que les risques sur la santé et l'environnement ne peuvent plus être écartés".
Une étude en 2010 du ministère britannique de l'Environnement concluait que "le sort du plastique oxo-dégradable après s'être fragmenté en fine poudre n'est pas clair". "Il est recommandé de mener des études pour déterminer s'il y a dégradation complète et à quelle échéance".

"Si des particules fines persistent après une longue période, il faudra établir leurs effets sur l'environnement", poursuivait l'étude, qui recommandait également de ne pas recycler ces "oxo" au risque de fragiliser les plastiques traditionnels.
Furieuse, l'Association des plastiques oxo-biodégradables a rejeté ces accusations, mettant en avant d'autres études-- dont une de 2011 assurant que 91% du plastique finit biodégradé dans le sol après 24 mois-- et dénonce une man?uvre politique et industrielle.

Cette proposition de loi "relève du lobbying à peine déguisé pour évincer les plastiques oxo-biodégradables du marché français et laisser la place aux bio-plastiques qui ne sont pas aussi compétitifs et ont une utilité limitée", dénoncent les industriels, qui assurent par ailleurs qu'une telle loi contreviendrait au droit européen.
La filière bioplastique, dont les deux plus gros fabricants en France sont Barbier et Sphere, revendique un peu plus de 4.000 emplois sur le sol français.

Pour M. Michon, "depuis plusieurs années, il y a une forte volonté d'essayer de développer les filières de fabrication de films à base végétale, en imposant des taxes sur les sacs plastiques traditionnels". "La demande d'interdiction doit être fondée sur des éléments scientifiques qui tiennent la route or je n'en vois pas", ajoute-t-il.

 Olivier Laban-Mattei

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ummite 14/01/2014 09:06


je me demande à quoi joues ces personnages ! sont-ils en train d'obliger la faillite des usines de fabrication
française afin de les donner aux pays étrangers , et récolter les dividendes ?


rien ne m'étonnera de ces affairistes au pouvoir depûis 1981 , non , vraiment rien d'étonnant .


je crains très fort d'une abstention aux votes prochains , mais c'est surtout pour les européenne que je crains le plus ,
car les abstentionistes feront la continuité de ces parasites auxquels ils s'en plaignent tous les jours depuis les traités de  maastricht et lisbonne

gwendal 14/01/2014 02:01


Si ces sacs ne se biodégradent pas à 100%, il y a arnaque Le bio, c'est 100% Si non, c'est pas
bio


A cause de ce genre de magouille, on va finir par refaire nos courses avec des paniers en osier ...en espérant qu'ils
ne viennent pas de chine (une terre humide comme la camargue devrait pouvoir faire tous ceux qu'on a besoin...)

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