Le Nouveau Paradigme

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Des scientifiques réfutent un des principaux argument des climato-sceptiques

Publié par Dav sur 27 Décembre 2011, 19:01pm

Catégories : #Sciences

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Pour certains scientifiques, le réchauffement se serait brusquement arrêté en 1998, mais assertion est-elle réellement fondée ? Stefan Rahmstorf (Institute for Climate Impact Research à Potsdam, Allemagne) et Grant Foster (Tempo Analytics) ont publié dans la dernière édition de la revue Environmental Research Letters, une saisissante réfutation du mantra préféré des climato-sceptiques. De fait, les courbes donnant l'évolution récente de la température moyenne de la Terre montrent un léger tassement à partir de 1998. Ce quasi-plateau peut être troublant, d'autant que les émissions de gaz à effet de serre n'ont nullement cessé depuis la fin des années 1990 - elles ont même largement augmenté.

Comment, alors, l'expliquer ? La tendance de fond au réchauffement est tantôt accentuée, tantôt ralentie, par des phénomènes naturels. Ceux-ci sont nombreux, mais les chercheurs ont choisi de n'en considérer que trois. Le premier est le cycle de l'Oscillation australe El Niño (ENSO) : celle-ci voit l'alternance de phases chaudes, dites El Niño, et froides, dites La Niña, qui font grimper ou baisser la température moyenne de la Terre avec une périodicité qui varie de deux à sept ans. Le deuxième est l'activité solaire : celle-ci varie selon un cycle de dix à douze ans. Quant au troisième, il s'agit simplement de l'activité volcanique : lorsqu'une éruption très puissante se produit - comme celles du Chichon (1982) ou du Pinatubo (1991) -, la température moyenne de la Terre peut perdre un demi-degré dans l'année qui suit...

Tenant compte de ces trois paramètres, les auteurs ont estimé leur contribution respective aux températures des années 1979 à 2010. Ils ont ainsi pu extraire des courbes d'élévation des températures la part principalement due à l'accumulation des gaz à effet de serre. Pour être le plus exhaustifs possible, ils ont traité de cette manière les cinq séries de données disponibles : deux obtenues par des mesures par satellite et trois autres obtenues grâce aux températures relevées au niveau du sol, dans les stations météorologiques réparties sur le globe.

Puis ils ont fait la moyenne des cinq courbes pour obtenir la meilleure approximation possible de la "vraie" courbe du réchauffement dû aux émissions humaines de gaz à effet de serre. Le résultat est qu'entre 1979 et 2010 la tendance est claire - comprise entre 0,14 °C et 0,18 °C d'augmentation par décennie.

Dans ce classement corrigé des caprices de la nature, l'année 2011 n'est plus au dixième rang des années les plus chaudes, mais bien au premier : les chercheurs ont tenu compte d'une activité solaire toujours relativement faible et surtout d'une Niña très forte, la plus puissante mesurée depuis quelque six décennies. A contrario, l'année 1998, exceptionnellement chaude dans les relevés classiques, ne pointe plus qu'à la neuvième place, un El Niño là encore très intense - le plus puissant du siècle - étant pris en compte.

Corollaire : l'année 2012, avec une activité solaire qui reprend de l'intensité et une Niña qui semble disparaître, pourrait battre tous les records.

 

Source : Environmental Research Letters

B-calendrier-maya-completDav  "2012 un nouveau paradigme"

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