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Dossier: le CENS prend trés au sérieux la menace d'Apophis

Publié par Dav sur 30 Décembre 2012, 23:45pm

Catégories : #Espace

Toulouse surveille Apophis, l’inquiétant astéroïde qui menace la Terre

Les ingénieurs du Centre national d’études spatiales de Toulouse préparent une mission destinée à mieux connaître Apophis, l’astéroïde qui menace de percuter la Terre en 2036 ou 2037.

 

 

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Il tourne autour du Soleil dans une course effrénée. L’astéroïde Apophis, dont on ne sait pas encore de quoi il est constitué, fait l’objet d’une surveillance incessante, notamment par les ingénieurs du Centre national d’études spatiales de Toulouse qui viennent de lancer une étude pour interroger la matière de ce mystérieux objet céleste. Trois cents mètres, c’est le diamètre de ce corps rocheux qui pourrait atteindre la Terre en 2036 ou 2037 à la vitesse de 12,5 km par seconde. Le risque de collision avec notre planète est bien réel, les chercheurs ne le nient pas, mais pas question d’alimenter le flot de croyances qui se croisent et se recroisent à l’heure de Bugarach, la nouvelle montagne magique qui échauffe les esprits. Jean-Yves Prado, ingénieur au CNES de Toulouse, qui collabora à son heure au Gepan (Groupe d’études et d’information sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés), est soucieux de démêler le vrai du faux dans une actualité qui nous rapprocherait de l’apocalypse.

 

Cette fois-ci, la menace ne vient pas de la Terre mais de l’espace, même si nous avons une «chance» sur 250 000 seulement d’être percutés par cet immense caillou dont l’impact représenterait l’équivalent de plusieurs bombes atomiques. En 2029, ce géocroiseur, terme pour désigner les astéroïdes qui peuvent croiser l’orbite terrestre, passera à 36 000 km de la terre, à la hauteur des satellites géostationnaires. Et Apophis devrait se rapprocher de nous une nouvelle fois en 2036. Et c’est pour cette raison que les scientifiques restent vigilants.

«On ne peut nier les risques de collision»

 

Apophis, quel est ce «géocroiseur» géant qui nous menace ?

 

Apophis est un astéroïde de 300 mètres de diamètre environ. Il est certain qu’il ferait beaucoup de dégâts s’il entrait en collision avec la Terre. S’il venait à chuter sur la France, ce serait plusieurs départements où il ne repousserait plus grand-chose, sans compter les risques d’incendie. La catastrophe serait énorme. Des objets comme lui, il y en a plusieurs milliers, mais, heureusement, l’espace est grand. Il tombe un astéroïde sur Terre tous les cent milliers ou millions d’années. C’est la fréquence moyenne des impacts de tels astéroïdes avec notre planète. Le risque ne sera jamais nul. Un objet comme Apophis présente une particularité rare, c’est qu’il passera près de la Terre le 13 avril 2029, à une altitude de 35 000 km par rapport à la surface de la Terre.

Le risque de collision est-il bien réel ?

Difficile de répondre. Apophis se trouve sur une trajectoire dont on ignore si elle croisera très exactement la trajectoire de la Terre. On est toujours dans l’une incertitude concernant l’orbite d’Apophis. Ce qu’on sait, c’est qu’en 2029, Apophis va passer très près de la Terre et sa trajectoire sera fortement modifiée du fait de l’attraction terrestre. Il peut y avoir des conditions qui font que cette nouvelle orbite se traduise, quelques dizaines ou centaines d’années après, par une collision. On ne maîtrise pas Apophis, on ne sait pas où il va exactement passer, à quelques centaines de kilomètres près. Cette incertitude sur son altitude de passage conduit à une incertitude sur sa future période orbitale d’une journée environ entre 418 et 420 jours. Ce qui laisse place à plusieurs possibilités de nouvelles rencontres avec la Terre dans les décennies à venir.

 

C’est le plus gros astéroïde identifié ?

 

Le tout premier, découvert en 1801, c’est Ceres et ses 950 km de diamètre. Mais la plupart des astéroïdes comme Ceres sont dans une orbite entre celle de Mars et Jupiter. On est donc tranquilles pour un bout de temps. On estime à un millier le nombre d’astéroïdes de plus d’un kilomètre de diamètre qui passent à moins de 7 millions de km de la Terre. On les appelle des géocroiseurs. Et sur ce millier, on en connaît 900 de diamètre supérieur au kilomètre. Aucun d’entre eux ne présente de danger de collision avec la Terre. Il en reste donc une centaine à répertorier, pour lesquelles on ne peut se prononcer. Certains de ces astéroïdes se percutent entre eux. Ils peuvent même s’attirer l’un l’autre. C’est un système vivant sur l’échelle de quelques millions d’années. De temps en temps, s’il y en a deux qui se rencontrent, certains morceaux peuvent gagner une trajectoire qui les ramène plus près de l’orbite de la Terre.

 

Quelle est la mission du CNES de Toulouse ?

 

Nous venons d’engager une étude pour définir une mission spatiale capable de répondre à la question : de quoi est fait Apophis ? Si un jour ou prend la décision de détourner Apophis – ce sera difficile mais c’est à la portée de nos moyens techniques – cette mission permettra de caractériser la structure interne d’Apophis. Cela peut être fait avec des sismomètres, comme pour les recherches de pétrole. On place des écouteurs à la surface pour enregistrer les vibrations du sol, ou bien des radars comme c’est le cas pour Mars.

 

L’idée est de déposer des instruments pour connaître la teneur du sol. S’agit-il d’un conglomérat de blocs, ou bien de «neige sale» composée de poussières ? Une décision éventuelle de détourner Apophis nécessitera de connaître la structure même d’Apophis. L’étude scientifique réfléchit aux instruments à mettre en œuvre pour étudier l’intérieur de l’astéroïde, une autre, technique, réfléchit à la faisabilité et au coût de la mission. Ensuite, on présentera cette étude à des partenaires éventuels. Pour des raisons d’efficacité, cette étude reste pour l’heure franco-française.

 

Par Toutatis !

 

Pour les néophyptes, les météorites ressembleraient à de vulgaires cailloux. Sauf que ces roches qui ne sont pas terrestres, nous apportent un témoignage direct sur l’enfance du système solaire voilà 4,5 milliards d’années, rappelle Jean-Pierre Luminet, astrophysicien à l’Observatoire de Paris et auteur d’ouvrages consacrés aux «Météores et astéroïdes tueurs». Parmi eux, Toutatis, un «géocroiseur» qui, le 12 décembre, s’est approché à 7 millions de km de la Terre, au risque de pulvériser la sonde chinoise Chang’e-2 ! Le rocher mesure 4,6 km sur 2,4 km, et a été découvert en 1989 par Christian Pollas de l’observatoire de la Côte d’Azur.

 

Recueilli par Jean-Marie Decorse pour La Dépêche

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Commenter cet article

Micka 02/01/2013 12:07


@Dav : Vous venez de donner raison à @Parminouuu... L'argument qui l'avance est dans l'article...

Parminouuu 01/01/2013 04:13


" Il tombe un astéroïde sur Terre tous les cent milliers ou millions d’années. C’est la
fréquence moyenne des impacts de tels astéroïdes avec notre planète".


c'est ce genre de phrase qui fait que ce site me parait de plus en plus ...
ridicule. 

Dav 01/01/2013 17:15



Le ridicule c'est vous qui vous permettez de remettre en question un article scientifique du CENS pris sur le site officiel et qui est là à titre d'info pour les amateurs d'astronomie nombreux
sur ce site.


De plus votre argument ne tient pas la route car il n'y a pas de cycle pour la chute d'astéroïde, c'est trés aléatoire et il en est découvert tous les jours....



Dessygaste 31/12/2012 22:49


Aucun danger avec cet astéroïde il ne sera jamais aussi près de la Terre que 2012 DA14. Entretenir la peur ¼ de siècle avant un événement serait-ce la nouvelle stratégie du NOM?

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