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El Nino, un phénomène moins prévisible que prévu

Publié par Dav sur 8 Janvier 2013, 13:10pm

Catégories : #Climat

Les phénomènes El Nino ne sont pas aussi prévisibles que ne le pensaient les scientifiques. La fréquence et la puissance de ces phénomènes climatiques qui réchauffent l’océan ont été plus variables au cours du 20ème siècle que la moyenne pour la période de 7000 ans précédents, d’après de nouvelles analyses.

Ces découvertes discréditent largement la théorie selon laquelle certaines variations de long terme de l’orbite de la Terre influencent fortement ces phénomènes, d’après ce qu’ont indiqué des scientifiques.

« Ce sera un choc pour de nombreux paléontologues » a déclaré Axel Timmermann, un scientifique climatique à l’Université de Hawaii, Manoa à Honolulu, qui n’a pas été impliqué dans les nouvelles recherches. Ces découvertes sont un contraste important à leurs idées ».

Les phénomènes El Nino sont marqués par des températures à la surface de la mer plus chaudes que la normale le long du Pacifique équatorial. Ces évènements –ainsi que leurs alter egos La Nina, qui sont définis par des températures à la surface de la mer plus froides que la normale dans la même région- influencent les régimes climatiques dans de grandes parties du monde, faisant cuire certaines régions tout en en inondant d’autres.

Ensemble, ces phénomènes sont appelés ENSO (pour El Niño-Southern Oscillation (ENSO). Dans les temps modernes, les phénomènes El Nino se produisent tous les deux à sept ans, parfois ils sont forts et durent longtemps, tandis que parfois ils sont brefs et faibles.

Pour estimer la puissance et la fréquence de l’ENSO dans les périodes antérieures au développement des instruments climatiques, les scientifiques se tournent souvent vers les chroniques telles que les sédiments des lacs, dont les couches donnent un aperçu des tendances de précipitations dans la région voisine, ou les anneaux des arbres, qui donnent des indices quant aux températures et aux précipitations pendant les saisons de pousse.

Mais certains des meilleurs enregistrements climatiques sont piégés dans les coraux, d’après Kim Cobb, un paléontologue de l’Institut de Technologie Georgia à Atlanta. En effet, les ratios d’isotopes d’oxygène incorporés dans leurs squelettes en carbonate de calcium peuvent aider les scientifiques à modéliser les tendances passées en matière de précipitations et de températures sur une base mensuelle.

Dans le cadre de la nouvelle étude, Kim Cobb et ses collègues ont étudié les variations sur le long terme du ratio des isotopes oxygène-18 et oxygène-16 dans des échantillons de coraux collectés sur Christmas Island et Fanning Island, qui font toutes deux partie de l’archipel de Line Islands dans le Pacifique central.

Dans cette région, un phénomène El Nino provoque à la fois des températures à la surface plus chaudes et des précipitations accrues, qui résultent sur une réduction des concentrations d’oxygène-18 dans les carbonates du corail. « Cela fait de la région un endroit idéal pour les reconstructions climatiques » a déclaré Axel Timmermann.

D’abord, l’équipe a utilisé des datages radioactifs pour estimer quand chacun des 17 échantillons de corail avaient vécu et poussé. Ensuite, l’équipe a coupé les coraux en deux et a prélevé des petits échantillons, espacés d’un millimètre, pour les analyser chimiquement. Les coraux font la chronique du climat dans la région pour des intervalles allant de 19 à 81 ans espacés sur les 7000 dernières années, soit une archive permettant de tripler la quantité de données auparavant disponibles pour les coraux, d’après Kim Cobb.

D’après les coraux, les variations sur le long terme de la magnitude et de la fréquence des phénomènes ENSO au cours du 20ème siècle étaient en moyenne beaucoup plus importantes qu'à tout moment connu des 7000 dernières années, d’après ce que les chercheurs indiquent dans le journal Science.

Néanmoins, il y a eu de courts intervalles, notamment au début des années 1600, où la variabilité des phénomènes ENSO était même plus forte qu’au cours du siècle dernier.

Les scientifiques ne savent pas précisément pourquoi la variabilité des phénolmènes ENSO au 20ème siècle est tellement plus élevée qu’elle ne l’était au cours des siècles précédents. Cela pourrait être lié aux concentrations accrues de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, mais cela ne peut pas être prouvé avec la quantité limitée de données climatiques disponibles, d’après elle.

 

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lasorciererouge 09/01/2013 19:56


La nature n'a pas de comptes à nous rendre, par contre nous..!!! 

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