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En bref : une troisième comète découverte par Claudine Rinner

Publié par Dav sur 23 Février 2013, 11:05am

Catégories : #Espace

L'astronome amateur française Claudine Rinner vient d'accrocher à son palmarès une troisième comète en moins de deux ans. Une liste qui pourrait bien s'allonger encore.

 

Le 8 mars 2012, Futura-Sciences dédiait la journée de la femme à Claudine Rinner, une astronome amateur française de 47 ans passionnée par la traque des petits corps du Système solaire. Installée en Alsace, Claudine Rinner s'est véritablement consacrée à l'astronomie depuis une quinzaine d'années, observant d'abord depuis sa terrasse avec un télescope de 20 cm de diamètre puis évoluant peu à peu vers des télescopes plus gros installés sous de meilleurs cieux, des instruments qu'elle commande à distance depuis chez elle.

 

Lorsqu'elle choisit en octobre 2011 de déplacer son télescope de 50 cm de diamètre à l'observatoire de l'Oukaimeden, au Maroc, elle a déjà à son actif la découverte de plusieurs centaines d'astéroïdes depuis le premier en 2003. Le ciel de l'Atlas marocain ne tarde pas à faire la preuve de ses qualités. Dans la nuit du 28 au 29 novembre 2011, Claudine Rinner découvre sa première comète, P/2011 W2. Moins de trois mois plus tard, elle déniche C/2012 CH17 Moss (pour Morocco Oukaimeden Sky Survey). Elle n'aura attendu qu'un an pour ajouter un troisième astre chevelu à son palmarès.

 

Début février, elle a détecté ce qu'elle pensait être un astéroïde de plus parmi les milliers qu'elle a déjà découverts. Mais cet astre lointain, photographié par hasard par un télescope plus puissant de 1,8 m de diamètre installé à Hawaï, a révélé une queue minuscule. P/2013 CE31 Moss est une comète avec une orbite très éloignée de nous qui l'empêchera de briller comme C/2012 F6 Lemmon ou d'offrir le spectacle que promet Ison. Mais nul doute que Claudine Rinner n'en restera pas là et qu'elle va poursuivre sa surveillance méthodique du ciel, à l'image de Charles Messier, l'astronome qui découvrit une vingtaine d'astres chevelus au XVIIIe siècle et qu'on surnomma « le furet des comètes ».

 

Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences

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