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ESA inaugure un centre de prévision des éruptions solaires

Publié par Dav sur 9 Avril 2013, 13:40pm

Catégories : #Soleil

Pour mieux prévoir ces événements extrêmes, heureusement très rares, l'Agence spatiale européenne (ESA) a inauguré mercredi dernier à Bruxelles son nouveau Centre de coordination de météorologie spatiale (SSCC) qui sera chargé de sonner l'alerte le plus vite possible en vue de protéger les infrastructures vitales, en particulier les transformateurs électriques. Financé par 14 États membres de l'ESA, à l'exception notable de la France, dans le cadre du programme de veille spatiale (SSA), le SSCC s'appuiera sur les observations effectuées par des dizaines d'universités, d'organismes de recherche et de sociétés privées européennes. Il devrait être complètement opérationnel d'ici à 2020.

 

Les astéroïdes ne doivent pas faire oublier le Soleil. Plus insidieux encore que les météorites, comme celle qui s'est abattue récemment en Russie, les orages géomagnétiques sont l'autre menace venue du ciel.

Notre étoile est en effet sujette à de violentes sautes d'humeur dont les conséquences peuvent être catastrophiques pour les satellites géostationnaires, les astronautes en orbite autour de la Terre, mais aussi les avions de ligne et les réseaux électriques terrestres. De quoi provoquer une gigantesque pagaille dans nos sociétés modernes, devenues dépendantes des technologies de la communication (ordinateurs, téléphones, Internet, GPS…). Avec, à la clef, des dégâts pouvant atteindre plusieurs milliers de milliards de dollars au titre des réparations et surtout du manque à gagner consécutif à l'arrêt, pendant un temps indéterminé, de pans entiers de l'activité économique.

 

Lors de ces éruptions ou tempêtes solaires, qui surviennent lorsque le Soleil est dans un cycle de haute activité, comme c'est le cas depuis un an, notre étoile relargue d'énormes quantités de particules ionisées (protons, électrons, noyaux d'hélium) à haute énergie capables de traverser la magnétosphère terrestre, ce bouclier qui protège notre planète et ses habitants de leurs effets délétères. Tout est ensuite une question de degré. Lorsqu'il est de faible intensité, le phénomène, à l'origine des fameuses aurores boréales, se résume à de légers problèmes de transmission radio ou de réception des signaux GPS. Mais il n'en est pas toujours ainsi.

En mars 1989, un orage géomagnétique de forte intensité a provoqué un gigantesque black-out au Québec, privant 5 millions de personnes d'électricité pendant neuf heures. En 1921 et surtout en 1859, c'est un véritable cyclone solaire qui a déferlé sur la Terre, électrocutant plusieurs télégraphistes. Aujourd'hui le même événement provoquerait une catastrophe inédite dans l'histoire de l'humanité avec des coupures d'électricité de plusieurs mois sur des régions entières du globe.

«Pour l'heure nous sommes capables de prévoir l'arrivée d'un orage géomagnétique avec six heures d'avance», explique Jean-Yves Prado, responsable des relations Terre-Soleil au Centre national d'études spatiales (Cnes). Soit un délai insuffisant pour prendre des mesures conservatoires: délestage des réseaux électriques, maintien des avions au sol, mise en sommeil des satellites… Tout l'enjeu des recherches menées au SSCC sera d'améliorer les prévisions de cette météo spatiale qui n'en est encore qu'à ses balbutiements.

 

Source : ESA

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gwendal 10/04/2013 00:06


Vu ce que çà doit coûter, c'est surement pas pour les beaux yeux d'une secrétaire...

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