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Il est vrai que pour aborder la question qui a trait à la souveraineté dans le monde d’aujourd’hui, nous avons tout d’abord à répondre à une question : celle du « qui suis-je ? ». Car sans cela, il me semble qu’il nous sera difficile de pouvoir nous positionner par rapport à la société dans laquelle nous vivons.


Je crois que pour répondre correctement à cette question, on ne peut non plus mettre à l’écart les croyances qui façonnent l’environnement dans lequel nous évoluons aujourd’hui. Comme nous avons pu en parler précédemment, la spiritualité a été bannie suite au tournant décisif que l’Homme a effectué lorsqu’il s’est détourné de l’Eglise. Cette même Eglise, qui devait pourtant être la garante des questions spirituelles de toute une civilisation, s’était avérée corrompue et manipulatrice, destructrice et sans scrupule. Ainsi, et de façon logique, l’Homme a rejeté en bloc toute notion de spiritualité, toute notion de sacré. Et il est vrai que selon les croyances établies en cette fin de vingtième siècle, au travers desquelles la science a su imposer son hégémonie, nous pouvons constater que la civilisation occidentale vit dans un total désert spirituel. 

En rejetant le concept de Dieu comme il l’a fait progressivement tout au long de la croissance du matérialisme, l’Homme a communément admis que son existence propre était le fruit d’un « heureux hasard » de circonstances. Que notre pensée, notre conscience étaient subordonnées à notre cerveau et qu’en d’autres termes, tout était « biochimique ». Que la race humaine était la descendance d’une cellule primordiale, qui, au « hasard » de l’évolution aurait donné ce que nous sommes, c’est à dire des êtres humains, ainsi que des centaines de milliers d’autres espèces animales et végétales…


Dans son acharnement orgueilleux à tout vouloir expliquer, disséquer, y compris ce que pourtant elle ne comprend pas, la science met en exergue qu’elle peut donner la solution à toute chose. Pourtant, à mieux y regarder, des non-sens et des paradoxes s’accumulent au sein de nos sociétés occidentales.


En effet, il y a encore ne serait-ce que deux siècles, l’Homme croyait à l’Enfer et au Paradis, et le clergé détenait le pouvoir de vous conduire soit dans l’un soit dans l’autre. Ceci peut nous paraître anecdotique, mais il est important d’essayer de se remettre dans le contexte et de comprendre que ces individus forgeaient leur existence de leur naissance à leur mort dans le cadre de ces croyances. Au regard de cela on peut mieux réaliser pourquoi les gens de cette époque s’astreignaient à de dures vies de souffrances, de brimades et de dures labeurs. Leurs vies en quelque sorte, étaient guidées par une logique sans faille : il fallait vivre ces brimades et ces peurs, puisque c’était la seule issue pour échapper définitivement aux affres de ce monde. Le commun des mortels, manipulé par une poignée d’individus, faisait donc docilement ce qu’on lui ordonnait de faire contre un précieux billet pour le Paradis.


Mais tout a bien changé. Aujourd’hui, les scientifiques ont relégué les croyances chrétiennes au placard. L’Enfer, le Paradis ne sont plus qu’un mauvais souvenir, puisque l’Homme est une machine, une belle machine certes, mais rien de plus que cela. Sa pensée ? Des hormones. Ses rêves ? Des visions créées par notre cerveau ; notre ordinateur de bord.


La science a donc décrété que rien ne pouvait être plus haut que l’homme et qu’il était le seul représentant de notre Univers. Soit dit en passant, ces assertions sont aussi péremptoires que celles dont la science se gausse aujourd’hui, telles que : « la Terre est plate », « La soleil tourne autour du terre », et qui pourtant, étaient délivrés aussi à l’époque, non comme probabilités mais comme certitudes absolues.


Néanmoins, il est tout de même étonnant de constater le comportement pour le moins paradoxal des individus !
Si nous en revenons à la doctrine de ce siècle, l’Homme est une machine, une sorte de robot à qui l’on change des pièces quand elles sont défectueuses. Il naît par « hasard », il vit ou du moins il survit, il meurt par hasard et ainsi sa conscience disparaît dans le « néant » (encore une étiquette de plus pour se débarrasser de questions gênantes), puisque celle-ci, chimique, était subordonnée à son cerveau.


Pourtant, en considération de cela, il est surprenant de constater que les gens sachant qu’ils n’ont qu’une vie ; puisque c’est ce qu’ils croient, semblent s’infliger des existences bien souvent misérables et emplies de souffrance. Pourtant, à ce qu’il me semble, plus personne ne les y oblige. L’Eglise ne brandit plus son bâton. Alors pourquoi, puisque les gens n’ont qu’une vie, pourquoi n’en profitent-ils pas ? Pourquoi s’astreignent-ils à des routines dont ils se plaignent eux-mêmes ? Quelles sont les raisons qui engendrent un tel illogisme dans leur conduite ?!


De plus, si l’on tient compte du fait que chacun, individuellement, nous vivons et nous mourrons, un point c’est tout, je me permets de m’interroger sur la logique de ce « navire » qu’est la Terre, emportant à son bord une humanité d’hommes et de femmes sans but, et ayant pour seule motivation que celle de « passer le temps » !
Pourquoi cet illogisme du « hasard », alors qu’autour de nous, tout n’est que logique et ordre. Est-ce que le Cosmos à lui seul ne répond pas à cette définition ?


N’y aurait-il que pour l’Homme une absence de logique quant au pourquoi de son existence et quant à sa destination ?


Tous ces soit disant grands scientifiques ne nous feraient-ils pas prendre des vessies pour des lanternes afin de mieux masquer leur ignorance. Et ne mettent-ils pas des étiquettes dès qu’ils le peuvent aux choses qu’ils n’expliquent pas ?

 

Question ? Qui a créé l’Homme.
Réponse : le Hasard.


Je ne sais pas si nous nous en sommes rendus compte, mais notre société matérialiste qui pourtant se targue de ne croire qu’en elle-même, est excessivement pieuse et croyante. Son dieu est un dieu unique ayant pour nom « Hasard ». Et je vous le demande : quelle est la différence entre le fait de dire que Dieu a créé l’Homme ou de dire que le « Hasard » a créé l’Homme ? Fondamentalement, il n’y en a pas, ce ne sont que les dénominations, les étiquettes qui sont différentes. Et c’est donc ce fameux « Hasard » qui régie la vie des humains. Ces deux sbires : « Chance » et « Malchance » n’en font qu’à leur tête et nous en sommes les victimes impuissantes. N’oublions pas non plus son « Clergé », représenté en la matière par les scientifiques. Finalement, quelle similitude avec l’Eglise d’antan !


En revanche, si nos « éminents chercheurs » et par la même notre société acceptent l’idée selon laquelle le créateur de ce que nous sommes et du monde dans lequel nous vivons est le fruit du « Hasard », alors ils acceptent de façon inhérente la logique selon laquelle, à toute création, il y a un créateur.
Car la question du « Qui suis-je ? » est intimement liée à celle de « Qui est le créateur de toute chose ? ». Qui est le créateur de l’Homme et de toutes ces vies, de la Terre, de notre système solaire, de notre galaxie, de notre Univers ?


Soyons réalistes, cette question de par sa profondeur et son implication ne peut être solutionner et ne pourra jamais l’être par des expériences de laboratoires, des tests ou des ordinateurs. C’est une question qui s’adresse à l’âme et non à l’intellect. Et cette interrogation, durant des centaines d’années a su être subtilement détournée et effacée de la conscience de chacun, alors qu’elle n’avait jamais été résolue. La science, qui s’était fixée pour mission de tout résoudre a bien vite compris que pour satisfaire son auditoire, il lui faudrait être prestidigitatrice.


Il faut l’accepter comme tel, le matérialisme n’apprécie pas les interrogations en suspend, il préfère les réponses en carton !


Quant à nous, il me semble que si nous sommes en train de lire ceci, c’est que nous avons eu l’intuition ou bien cette conviction selon laquelle l’être humain n’était pas cette machine telle que notre société aime à nous le rabâcher. Nous sentons en nous que quelque chose de merveilleux et d’unique nous anime, et que nous avons pour devoir de prendre conscience de cette puissance, de la réaliser dans notre vie ainsi que de la partager. Nous ressentons le besoin empressent de nous rendre derrière ce décor de théâtre qu’à façonner le matérialisme afin de nous affranchir de certaines croyances.


La spiritualité d’aujourd’hui a ceci de très particulier, qu’elle est capable au travers des êtres qui la composent, de se dégager des carcans de croyances, des superstitions, des conditionnements et des paradigmes étroits qui l’étouffaient jusqu’alors. Nous avons aujourd’hui cette possibilité unique de pouvoir puiser dans ce qui nous est proposé comme connaissances tels le Bouddhisme, le Judaïsme, le Christianisme, les croyances amérindiennes, tel un puzzle, afin de nous forger sans conditionnement notre conviction.


Ce qui est merveilleux, c’est que des êtres qui ne se connaissent pas et vivent à des milliers de kilomètres les uns des autres parviennent aux mêmes conclusions et aux mêmes convictions, similaires sur le fond.
Aujourd’hui, nous comprenons enfin que Dieu, le Créateur, ou bien la Vie : appelons le comme bon nous semble, n’est pas à l’extérieur de nous-mêmes, mais qu’il fait partie de toute chose, que nous sommes Lui comme autant de cellules qui composent un organisme. Que nous sommes Lui et qu’Il est nous.


Il y a cinq cents ans à peine, nous nous serions faits brûler vifs pour avoir prononcé de telles hérésies. Mais nous comprenons aisément pourquoi ceci était caché de tous et de toutes. Car il est bien plus facile de manipuler des individus risquant à chaque instant les foudres d’un Dieu colérique et vengeur si tel en était le désir du Clergé que des individus qui savent par essence qu’ils sont eux-mêmes une partie du créateur, et qu’il leurs suffit donc de réaliser leur vraie nature pour se responsabiliser pleinement afin de s’émanciper des règlements et des carcans. Il est vrai aussi qu’en réalisant que la divinité est en nous, nous prenons conscience du fait que notre âme est immortelle, tout comme l’Univers. Cela non plus ne devait pas être du goût du Clergé de l’époque


Le bon sens nous souffle de manière évidente que le cheminement de l’Homme est celui de son élévation. Tel un enfant qui devient adulte, en passant par tous les stades que cela présuppose, l’Homme au travers de ses existences successives élargit son champ de conscience. La réincarnation n’est pas le fruit du « hasard », ni le fruit d’un accident malheureux, ni même celui d’une quelconque punition divine, elle répond simplement à une logique élémentaire.
Et elle a ceci d’extraordinaire, en ce sens, qu’elle permet à notre âme « d’endosser des rôles » qui lui apporte au fil de ses vies : expériences, connaissance, maturité, empathie… Nos vies successives polissent notre âme pour peut-être lui permettre un retour à la source…


La réincarnation signifie aussi que lorsque nous arrivons sur Terre et que nous naissons, même bébé, nous ne sommes pas vierges, nous avons déjà un passif qui contribuera à forger pour telles ou telles raisons, la suite de notre existence. Dès lors, nous comprenons mieux pourquoi il arrive parfois que des petits êtres sans défense nous quittent dans des conditions qui nous font dire que « c’est vraiment injuste ». Tout à sa raison d’être. L’enfant qui perd la vie, au-delà de cette « injustice », ne la perd pas par hasard. De plus, l’expérience que va générer la souffrance pour les parents sera certainement source de refus (c’est humain), mais sera aussi certainement par la suite, source de réflexion et pourquoi pas de maturité.


Cet aspect de la réincarnation nous demande de prendre du recul et de regarder au-dessus des apparences parfois trompeuses. La souffrance cache bien souvent les plus grandes leçons de Vie.
Vous pensez donc bien que des Vérités comme celles-ci aient été éradiquées dès lors, du dogme chrétien, comme cela c’est produit au Concile de Nicée en 325 A.P. J.C. Car avec la réincarnation, pas moyen de faire croire en Enfer ou au Paradis, donc pas de moyens de pressions à exercer sur les individus.


Pourtant, direz-vous toute l’Asie croit en la réincarnation et pourtant, ne semble pas être mieux lotie pour autant. Cette planète dans son ensemble n’échappe pas à la main mise qu’ont certains sur le reste de la population, et il est vrai que pour parer à cette croyance pour le moins libératrice, certains individus y ont apposé le sceau du karma. Il est déconcertant de constater à quel point dans ces pays, les gens semblent se plier à leur sort, non pas dans l’acceptation, comme cela est trop souvent dit, mais plutôt sous le coup de la résignation. Ces êtres pensent qu’ils sont les victimes de leur karma. Un karma qui est en quelque sorte un juge extérieur à eux-mêmes, qui les punit pour des fautes qu’ils auraient commises dans des incarnations précédentes. Cette orchestration non plus n’est pas le fruit du « hasard », car en effet, si ces individus étaient conscients qu’en fait de karma, ils étaient les seuls au bout du compte à pouvoir se juger, alors ils seraient les seuls à pouvoir se pardonner .S’ils étaient conscients que leur passivité et que leur « acceptation » n’était que résignation, alors, il n’est pas difficile de s’imaginer que ces êtres réagiraient différemment au destin souvent cruel qui s’acharne sur eux. Ce destin qui d’ailleurs est peut-être là pour essayer de les faire réagir, justement, de les sortir de leur torpeur, afin qu’ils se libèrent une bonne fois pour toute de cette croyance karmique qui les asservit, faisant le bonheur et la richesse de ceux qui ont construit leurs privilèges dessus. Car il faut bien s’imaginer que la misère des uns rapportent à d’autres, qui ont su intelligemment fixer dogmes et règles rigides afin de mieux asservir.


Que ce soit le « Hasard » des occidentaux ou bien le « Karma » des asiatiques, ils contribuent à maintenir la croyance selon laquelle nous ne pouvons intervenir sur notre existence et que nous en sommes les victimes passives. Ils contribuent à asservir.


Néanmoins, il faut bien prendre conscience que, dans nos pays occidentaux du moins, c’est la première fois depuis les deux milles dernières années que se présente à nous l’opportunité de comprendre qui nous sommes vraiment, sans superstition, sans peur de rétorsion ni brimades, la possibilité également de nous déconditionner afin de nous forger une conviction claire des Lois qui régissent l’Univers et qui nous régissent pour enfin convoler vers autre chose, vers un autre nous-mêmes.


Alors, nous devons nous poser cette question : Ces conceptions que nous avons, ces concepts de la divinité intérieure, celui d’être co-créateur de notre existence, les Lois Universelles, les abordons-nous de manière purement intellectuelle et mentale ou bien les vivons-nous en conscience chaque jour dans notre existence ? Car il ne suffit pas de savoir, le monde est rempli de gens qui savent mais qui ne font rien, encore faut-il appliquer ce que l’on sait dans sa vie de tous les jours…


De nos jours, tout est possible à l’âme en quête d’affranchissement, mais encore faut-il qu’elle est la volonté de s’extraire du conformisme et des manipulations des autorités et du monde « bien pensant ». Car si tout est là, en revanche une grande partie de notre humanité dort ou somnole.


Retrouver sa souveraineté aujourd’hui passe nécessairement par l’intégration, qu’au plus profond de notre être, nous sommes uniques et que nous devons commencer par retrouver de l’estime pour nous-mêmes et nous respecter.


Etre conscient de la divinité qui nous anime ne débute pas par autre chose que cela : s’aimer, se respecter et comprendre que notre vie présente est le reflet de nos limitations, celles que nous avons bien voulu nous fixer. Cette Loi : « Tout ce qui est à l’extérieur est comme ce qui est à l’intérieur » peut se vérifier dans notre vie de tous les jours, pour peu que nous fassions l’effort d’y prêter attention.

 

Pourtant, forts est de constater que tout est mis en oeuvre par les autorités pour engourdir les esprits et maintenir les individus dans l’immobilisme. Au travers d’habiles tours de passe-passe, notre société via différents vecteurs, a su déresponsabiliser les gens, mais surtout leurs ôter adroitement toute estime d’eux-mêmes, et donc saper leurs intuitions et leur bon sens. Et ces vecteurs de dévalorisations ne sont ni plus ni moins ce que le matérialisme a généré, c’est à dire l’éducation, les médias, le travail, la médecine et j’en passe…


Soyons conscients que si l’Eglise et son pouvoir ne brandissent plus d’horribles épouvantails, ceux-ci ont été remplacés habilement par d’autres, mais dont l’égotisme est demeuré le même. Toujours plus de pouvoir sur le monde et sur autrui, toujours plus d’argent sont leurs éternels credo. Pour ce faire, ils usent de tous les artifices dont ils disposent : techniques, psychologiques. Ils sont passés maîtres en la matière, il faut bien avouer qu’ils commencent à en avoir une certaine expérience ! Ce qu’ils ne veulent surtout pas, c’est que nous nous posions les bonnes questions, que nous reprenions conscience de ce que nous sommes, c’est à dire des êtres égaux, uniques, animés de sentiments d’amour et de compassion envers notre prochain, des d’êtres d’essence divine. En d’autres termes, que nous reprenions le chemin de la souveraineté et de la Liberté.


Comme ces êtres sont loin d’être idiots, ils ont bien compris que pour conditionner des individus, la meilleure solution pour eux, consistait à les canaliser dès leur plus jeune âge… L’éducation s’avéra donc naturellement le support idéal de leurs ambitions. Car il faut bien dire qu’avant, l’analphabétisme rendait leur tâche beaucoup plus simple. Mais il faut bien vivre avec son temps ! L’école était donc un lieu de prédilection pour former des êtres bien moulés.


De par sa terrible ampleur, il nous faut rentrer plus en détail sur les procédés employés par le système éducatif.
Dès son arrivée à l’école, le jeune enfant, qui, il faut bien le dire a déjà subi l’influence de ses parents, qui, eux aussi sont passés dans le même moule, va se retrouver confronté à un système qui ne tiendra absolument aucun compte de ses rythmes et par la même de son individualité. Bien que tous différents, ils seront traités de la même manière, dans des classes surpeuplés, avec tout bonnement une seule personne pour s’occuper d’eux. De plus, on sait aujourd’hui quelle est l’importance des rythmes chez un enfant qui d’ailleurs sont propres à chacun. Petit à petit, l’éducation transmise va désagréger son imaginaire qui fait pourtant partie intégrante de son univers, le coupant ainsi de plus en plus de ce que l’on pourrait nommer « l’autre coté du voile ». Il est surprenant de constater que presque tous les enfants ont des amis dits « imaginaires ». Certains voient des lutins, d’autres des anges… Malheureusement, bien souvent, les parents ou la maîtresse réprimandent ces petits rêveurs, car comment s’imaginer qu’ils pourraient voire des choses que nous, nous ne voyons pas ?! Là encore, les enfants sont brimés dans leur spontanéité. Pourtant, l’imagination ne serait-elle pas un pont vers autre chose, vers un autre monde ? Et à ce que je crois, toutes les grandes inventions sortes de l’imagination sans doute fertile de quelques uns. Car il faut le rappeler, tuer l’imaginaire des petits, c’est tuer du même coup la créativité de ces futurs adultes.


Et l’on peut dire que pour éteindre toute créativité, l’éducation y met toute son énergie. On ne demande pas aux enfants d’être eux-mêmes, mais plutôt d’apprendre ce qu’ont fait les autres, ce qu’ils ont dit ou écrit, et il faut l’apprendre par coeur. Et là, l’avis de l’enfant ne compte pas, il doit être simplement un bon magnétophone, et c’est à celui qui saura enregistrer de manière la plus performante. Car non contente de brimer leur spontanéité, l’éducation s’attache à mettre les enfants en perpétuelles concurrences dans ce qu’elle appelle pudiquement l’émulation. Qu’y a-t-il de plus traumatisant pour un enfant que d’être marginaliser parce que lui met plus de temps que les autres pour apprendre ? Lui a-t-on demandé son avis à cet enfant sur ses envies, sur ce qu’il souhaiterait faire ?


Nous est-il venu à l’esprit que cet enfant n’aimait tout simplement pas ce qu’on lui demandait de faire et que lui, plus que les autres peut-être, avait encore cette parcelle de personnalité qui lui permettait d’affirmer son refus ? Car tous les programmes scolaires ont en cela de commun, des petites classes aux plus grandes, qu’ils fragmentent toutes les disciplines, les rendant évidemment plus hermétiques et plus froides. Et puis, il est plus difficile de faire le lien entre les rouages de notre monde afin de le comprendre, lorsque tous ce qui le compose, c’est à dire son histoire, sa géographie, ses sciences, sa philosophie, sa politique et sa religion sont séparés et « dichotomisés »…L’éducation est une machine à faire des têtes bien pleines, ne se remettant jamais en question, et puis, pourquoi le feraient-elles d’ailleurs, puisque que tout ce qui leurs a été enseigné, l’a été en terme de vérités inébranlables et non comme des faits probables qui pourraient un jour être remis en question ?
Ceux qui sortent avec succès de cette usine ne peuvent avoir échapper au sentiment de supériorité qui leurs a été insidieusement distillés durant tout leur cursus. Ils savent, ils ont la science, et dans cette société, ceci est synonyme de réussite, de prestige, de succès et de pouvoir, sans oublier bien sûr, l’argent qui l’accompagne. Ceux-là sont sûrs d’eux et ne se remettront pas en question. C’est bien, c’est ce que l’on attendait d’eux !
Néanmoins, comme toute « usine » qui se respecte, celle-ci doit bien admettre qu’il y a de nombreux rebuts, des laissés pour compte, des individus, qui dès leur plus jeune âge ne cadrent pas avec le moule qui leurs est imposer. Il nous faut d’ailleurs souligner ici, que tout au long du parcours scolaire de l’enfant, celui-ci devra compter avec cette épée de Damoclès que l’on suspend en permanence au-dessus de sa tête ; car si la réussite scolaire est caractérisée par de longues et glorieuses études générales, en revanche, la punition suprême, celle dont on menace systématiquement les enfants afin de les « motiver », c’est celle de l’orientation : « Si tu es un cancre, alors il ne te reste plus qu’à faire un travail manuel ». Et il est vrai, qu’il est passé dans les moeurs le conditionnement selon lequel les études manuelles étaient bien ingrates en comparaison des autres. Et que les gens qui poursuivaient ce type d’études ne pouvaient être dignes de considération, puisqu’ils avaient été incapables de se conformer au premier moule qui leurs avait été imposés.
Cette habile manipulation psychologique a ôté à ces gens toute estime d’eux-mêmes, toute souveraineté. Et là encore, tout est parfait, puisque c’était le but escompté…


Ce système est bien huilé, et puis il faut dire qu’il bénéficie de l’aval des parents qui « encourage fortement » leurs enfants à se conformer à ce modèle de réussite social. Car qui n’a pas entendu dire : « si tu veux être quelqu’un alors il te faut réussir socialement et professionnellement ». Aujourd’hui, nombreux sont les individus qui n’existent qu’au regard de leur activité professionnelle, et qui font des pieds et des mains pour gravir les échelons « d’on ne sait quelle pyramide ».


Mais avant d’aborder ce sujet plus en profondeur, nous ne pouvons aller plus avant sans que nous n’omettions de nous attarder sur une des clés fondamentales de ces Institutions, qui représente pour elles, l’ultime estocade permettant de dépersonnaliser l’individu et de définitivement le mouler, je veux bien évidemment parler du service militaire… Cette secte, tout ce qu’il y a de plus officielle…


Bien sûr, il ne s’adresse qu’aux hommes, mais il faut dire qu’avec le manque de considération qu’il y a toujours eu pour la gent féminine, ce n’est pas bien graves… Ce fameux service est ni plus ni moins un rouleau compresseur qui annihile la personnalité. Tous les mêmes uniformes ; Il faut bien faire rentrer dans les esprits de ces jeunes recrues qu’ils ne sont ni plus ni moins le clone de leur voisin. On rase les cheveux de chacun, on dort dans des dortoirs afin de briser l’intimité, puis on commence le lavage de cerveau. Les ordres, les pas cadencés, et les champs patriotiques sont les meilleurs alliés de cette « secte » très officielle pour dépersonnaliser de jeunes individus. Et puis, quelle bonne manière de leur retirer leur pouvoir, leur dignité et leur souveraineté.

 
Peut-être qu’au regard de cela, certains diront qu’ils ont vécu une armée sereine, sans « problème » ou qu’il ne se reconnaisse pas dans le tableau que j’en ai brossé. Mais je crois que là n’est pas la question, l’enjeu ne se situe pas sur la forme mais sur le fond, car je rappelle que ce service est obligatoire et que dans tous les cas, bien ou mal vécu, chacun a docilement donné son pouvoir en exécutant son armée.


Pour conclure sur ce sujet, je souhaiterais simplement illustrer ces propos par une expérience vécue certainement banale, mais dont peu reste conscient. Il s’agit de l’aventure d’une personne de mon entourage qui ne souhaitait pas effectuer son service. Malheureusement, celle-ci n’avait pu être réformée lors de ses trois jours et elle fut intégrer bonnant-mallant. Il ne lui fallut pas deux semaines pour souffrir de cet emprisonnement forcé et de cette privation de liberté. Au fil des jours, il devint plus agressif, ne voulant plus sortir de son lit, et jeta son uniforme à plusieurs reprise par la fenêtre. Après plusieurs « insubordinations », il finit par atterrir à l’infirmerie, et c’était une chance pour lui, car avec un supérieur moins avisé, il aurait pu tout simplement se retrouver en prison ! Après avoir dû prendre toutes sortes d’anxiolytiques, celui-ci, au bout de quelques mois finit enfin par être réformé P4, ce jargon signifiant : « très instable psychologiquement ». Cette classification ne lui permettait plus, par ailleurs, d’exercer dans la fonction publique. Heureusement, je crois que cela n’était pas sa tasse de thé ! Cette personne est aujourd’hui responsable de son entreprise et ne garde pas un très bon souvenir de cette expérience…


Ce qui est remarquable, c’est de constater que c’est la personne qui refuse d’être « séquestrée » par l’administration militaire qui passe pour être anormale et psychologiquement déstructurée et non l’inverse.
Enfin je terminerais part une anecdote qui en dit long sur le bourrage de crâne que l’on fait subir à ces jeunes gens ; c’est celle d’un ami qui à sa sortie du Service Militaire, m’avoua que souvent lorsqu’il devait traverser une route, il attendait parfois encore qu’on lui en donne l’ordre ! C’est vous dire l’ampleur du conditionnement…


L’éducation et l’institution militaire sont donc relayées de manière parfaite par le milieu du travail, qui est un merveilleux critère de reconnaissance sociale, et qui forge les esprits dans la croyance selon laquelle tels ou tels métiers sont mieux qu’un autre, qu’ils permettent d’être reconnus, en d’autres termes, de se sentir exister, ni plus ni moins. Ceux qui n’auront pas eu la « chance » d’exercer un travail valorisant pourront quant à eux développer au fils du temps un insidieux complexe d’infériorité qui leur ôtera tout leur bon sens et leur logique, car comment savoir ce qui est bon pour soi, lorsque toute une société vous fait comprendre que vous n’avez pas un niveau d’étude suffisant pour y répondre.


Et puis ce travail n’est-il pas un merveilleux somnifère de la conscience ? Un travail qui nous prendra en moyenne entre 10 et 12 heures de notre vie quotidienne et qui durera 40 de nos précieuses années ! Autant dire qu’à ce train là, il n’y a pas de place pour la réflexion, car jamais nous n’aurons le temps de prendre du recul.
Et quel est-il ce travail ? Soyons conscient qu’aujourd’hui, bien des gens exercent encore dans des usines qui ne sont pas si différentes que celles décrites par Emile Zola. Tels des robots, les individus exécutent le même geste, 8 heures durant, 5 jours sur sept, leur vie entière. Est-ce cela la vie ? Est-ce cela ce qu’on appelle un travail enrichissant ?


Tout comme l’étaient les études, une fois de plus, on s’attache à fragmenter les tâches, à les rendre rébarbatives et dévalorisantes. Et puis, quelles sont les perspectives de ces activités ? Y en a-t-il d’ailleurs ?
Quant aux activités plus honorifiques, celles que l’on nomme aujourd’hui sous l’appellation « secteur tertiaire », sont-elles si différentes des autres dans leur nature ? Ne sont-elles pas au bout du compte tout aussi répétitives et dénuées d’intérêts profonds ? N’engendrent-elles pas elles aussi, une sclérose de l’esprit ?
Et puis, faut-il rappeler que la nature du travail demandée aux individus, ainsi que le temps de présence qui leurs est imposé, sont devenus de véritables aliénations, mentales et physiques. Aujourd’hui, nous passons dans notre vie plus de temps avec notre employeur qu’avec notre conjoint ou notre famille. On nous fait croire que c’est normal et que c’est à nous de nous remettre en question si par malheur nous venions à en douter. Les gens ont tellement perdu l’estime d’eux-mêmes et de leur bon sens qu’ils n’écoutent plus les appels désespérés que leurs lancent tout leur être.


Pourquoi, selon vous, les pays occidentaux sont-ils de véritables consommateurs pantagruéliques d’antidépresseurs, d’anxiolytiques, de pilules du bonheur ? Parce que les individus qui les peuplent sont heureux ou malheureux ? Les gens, de nos jours, réfutent leur mal être, leur stress et préfèrent se saboter. Au fond d’eux-mêmes, ils sont conscients qu’ils recherchent autre chose, du moins une qualité de vie qui leur permettrait de s’occuper d’eux-mêmes, de leur famille et d’avoir pourquoi pas, une activité qui pour eux serait un loisir et non une astreinte. Car il faut bien prendre conscience du fait que l’on a délibérément fait croire aux individus qu’un travail était souvent synonyme de servitude, et que ceux qui parviennent parfois à allier activité et plaisir sont qualifiés de chanceux. Pourtant, je rappelle que ce sont eux qui ont choisi leur existence et que chacun est libre de faire de même. Nous sommes libres et ce sont nos peurs seules qui nous asservissent. Ceux qui nous dirigent le savent que trop bien…Et c’est pour cette raison qu’ils les arrosent jour après jour par tout les biais possible et inimaginable. Pensez-y…

 

Aujourd’hui, le travail, tel qu’il est « vendu » par certains, est devenu un standard, une norme d’intégration et de reconnaissance sociale qui exprime si vous existez ou non. Mais, parallèlement à cela, il est curieux de constater que de plus en plus de gens choisissent de s’en exclure. Les médias nous bassinent avec les chômeurs, les SDF, mais nous sommes nous réellement demandé ce à quoi aspiraient ces personnes ? Car, soit dit en passant, lorsqu’on ne travaille plus depuis un certain temps et que l’on goutte à la liberté, d’une part, on s’offre la possibilité de pouvoir réfléchir sur son existence, et d’autre part, même si pour chacun cela implique d’importantes baisses de revenus, ces individus inaugurent une qualité de vie qui leur fait peut-être dire, que pour rien au monde, ils ne reprendraient leur ancienne activité, ou un travail aliénant et abêtissant.


Gardons à l’esprit que le travail tel qu’il est conçu aujourd’hui n’est rien d’autre qu’une sorte d’esclavage moderne, au sein duquel on fait croire aux gens qu’ils sont libres sous prétexte qu’ils gagnent de l’argent, alors qu’ils ont tout juste de quoi se nourrir et se loger, éventuellement de contracter un crédit foncier sur 30 ans et qu’ils n’ont le temps pour rien d’autre. Une fois de plus, le but de certains est le même, asservir les individus, faire en sorte qu’ils ne se posent la moindre question, et, que lorsqu’ils s’en posent, ils en viennent à se dire que se sont, eux, qui ne sont pas normaux, au regard de la société dans laquelle ils vivent.
Reste enfin pour nous, avant de réfléchir aux solutions que nous pourrions adopter pour sortir de cette impasse, à nous intéresser à ce que la Société a concocté de plus perfide, afin de pourvoir, en permanence les conditionnements qu’elle a forgés, et, touchant sans discrimination toutes les tranches d’âges, sexes confondus ; il s’agit bien entendu des médias et surtout de la Télévision.


Vaste sujet que celui de la télévision… Ce qui saute aux yeux, c’est que depuis son arrivée dans les foyers, dans les années cinquante, celle-ci n’a cessé de prendre de la place en leurs seins. Soyons réalistes, sa dissémination est le résultat d’un plan marketing à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, il est plus que commun de constater que des familles soient équipées de trois ou quatre téléviseurs, si ce n’est plus… On serait tenté de dire : « un pour chacun des membres de la famille ». Un téléviseur dans le salon, un dans la cuisine, un dans chaque chambre, certains en ont même jusque dans leurs toilettes !
Une chose est sûre, la population occidentale est bien équipée, mais soyons sûrs aussi que les pays du Tiers-Monde et les pays en voie de développement ne sont pas laissés en reste. Bien souvent, il est forts de constater que des familles dénuées de tout le nécessaire pour vivre, soient dotées d’un téléviseur !
Il n’y a pas de limite à sa dissémination, il leurs faut toucher la totalité de la planète et on serait presque surpris de constater avec quelle efficacité ils y parviennent ?!


Conscient du fait que presque six milliards d’individus regardent la télévision, il me semble donc important de nous demander pourquoi cet engouement ? Qu’est-ce que la télévision propose de si merveilleux pour retenir l’attention permanente et systématique d’une planète entière et de son humanité ?!


Tout d’abord, il me semble judicieux de redéfinir simplement ce qu’est l’acte de regarder la télévision, afin d’essayer de l’observer sous un oeil nouveau et non banalisé, comme si, en quelque sorte nous venions d’une autre planète. Celui-ci se résume à se trouver assis sans bouger, le regard et l’attention fixés immuablement, et ce, pendant une durée indéterminée, devant l’une des faces de cette boite grise, sur laquelle s’animent des images et des couleurs, accompagnées de leur son. Ne vous est-il jamais arriver d’observer une personne regardant la télévision, sans que vous-mêmes vous ne puissiez voir l’écran ? Il est curieux de constater que cet acte provoque mutisme et silence, comme une sorte de prostration. Et soit dit en passant, lorsque de l’extérieur ils nous arrivent d’observer le soir par la fenêtre d’une maison, la luminosité que génère un téléviseur, vous aurez sans doute pu remarquer la lueur grise irradiant et baignant la salle dans son entier, ainsi que ses occupants…


Une chose est sûre, regarder la télévision est un acte passif. On ne dit pas observer, contempler, scruter ni même voir la télévision (qui sont des verbes exprimant une action), mais regarder, ceci exprimant assez bien l’inaction de cette attitude. Hélas, la passivité n’a jamais engendré l’action car elle est tout bonnement son contraire.


Pourtant, il est tragique de constater que la télévision captive l’attention de nos jeunes enfants d’une manière toujours plus croissante, auxquels on propose des programmes à leur intention. On sait aujourd’hui, que la télé ne stimule pas l’imaginaire ou la créativité de l’enfant et cela semble d’ailleurs couler de source, car comment développer cette qualité quand des enfants restent assis passivement à ingurgiter des programmes qui ne stimulent en aucun cas leur réflexion, et leurs sont servis prêts à consommer, sans faire d’effort. Et puis, quels sont-ils ces fameux programmes pour la jeunesse ? Sachons tout de même que de nos jours un enfant passe en moyenne quatre heures par jour devant un écran, planté là par ses parents qui ont sûrement mieux à faire…ou qui malheureusement, comme nous l’avons vu, n’en on tout bonnement pas le temps, ce qui je trouve est alarmant.


C’est peut être aujourd’hui un lieu commun que de mentionner la caractère violent, agressif et abêtissant des programmes, mais il est essentiel pour nous de prendre bien conscience qu’un jour, à force d’avoir tout banaliser, y compris ce qu’il y a de plus terrible, l’être humain aura sans doute couru à sa perte… La banalisation est un bon moyen pour ne plus se poser de questions, pour avoir bonne conscience et accepter docilement l’inacceptable ! Car les enfants ne regardent pas uniquement les émissions qui leurs sont destinées, mais aussi celles des adultes ; le journal de 20 heures, dans lequel, pernicieusement, on intègre dans la conscience de ces jeunes enfants, que toute forme de violence est banale et que la femme égorgée, à qui l’on a arraché le foetus, est un acte tout aussi quotidien que celui de donner les résultats du loto. Comment d’ailleurs, serait-il donné à ces enfants, au regard de leur jeune âge, de faire la part des choses ?


Soyons en certains, les enfants ne sont ni sourds, ni insensibles. Ils sont avant tout en plein dans l’âge de leur structuration mentale, et sont donc plus fragiles. Nous savons à quel point les enfants apprennent des adultes par mimétisme. Ouvrons les yeux, et nous constaterons que l’accroissement de la violence infantile n’est pas une chimère. Que la télévision en tout point contribue à leur déstructuration, à les rendre confus et à achever ce qui leurs restait de créativité et d’imagination. Aujourd’hui, des études très sérieuses démontrent la non-innocuité de la télévision sur les enfants, ainsi que les dégâts intellectuels qu’elle provoque.

Pensez-vous que les autorités n’en soient pas informées ou soient si naïves pour ne pas y avoir réfléchis ? Cette complaisance est un acte délibérément étudié de leur part, ne nous y trompons pas. Et puis tous les moyens sont à leur disposition pour intervenir auprès des programmateurs. Si elles ne le font pas, c’est que ne veulent pas ! Alors, à quels jeux dangereux se livrent nos autorités, et que veulent-elles faire à nos enfants …?


Quant aux adultes, ils ne sont pas laissés pour compte ! Eux aussi, s’abreuvent à cette source intarissable d’images en conserve. Eux, à qui l’on a fait croire par exemple, qu’il fallait regarder les journaux télévisés afin d’être « au courant ». Eux, à qui l’on a su développer ce coté voyeur. Car ces journaux, soit disant d’informations, méritent-ils vraiment cette dénomination ? Ne sont-ils pas plutôt de vulgaires rubriques de « chiens écrasés », où l’on vend la violence et les atrocités aux heures des repas comme on vend de la lessive ? Les résultats sportifs côtoyant la famine ou l’injustice. Et puis, qui choisit ce qui est montré ou ce qui ne l’est pas, ce que l’on doit voir ou ne pas voir ? Croyez-vous que nous puissions leurs faire confiance ? Pourtant chacun prend ce qui est dit à la télévision pour des vérités inébranlables, pour des paroles d’évangiles, que pourtant personne n’a pris le soin d’aller vérifier !


Une fois de plus, la banalisation est de mise, elle assèche notre coeur et ne nous permet même plus de ressentir la moindre émotion pour les malheurs ou la misère de notre prochain. Ce qui se passe dans le monde, prend pour nous, les allures d’un théâtre fictif auquel nous ne prêtons plus attention…Ou alors nous enjoint simplement à de la résignation !


Quant aux restes des programmes, pouvons-nous nier leur caractère affligeant ? Les jeux, grands pourvoyeurs du nivellement intellectuel par le bas. Les émissions débats, qui servent à semer la confusion dans les esprits, portant toujours sur les mauvaises questions, alimentant la dualité plutôt que la réflexion constructive. Et puis les séries, qui, quant à elles, alimentent le culte de l’ego et celui de la réussite sociale, le culte du corps jeune et beau. Tout pour créer l’envie de ce que l’on n’a pas. Tout pour permettre aux téléspectateurs de vivre la vie de leur rêve, au travers de celles de certains. De vivre par procuration plutôt que de vivre dans la réalité.
Tous ces moments que nous passons assis devant notre poste de télévision sont autant de moments que nous passons à ne rien faire d’autres. Autant de moments perdus pour dialoguer, communiquer avec notre conjoint, nos enfants. Autant de moments perdus où ne prenons pas l’initiative de vivre nous-mêmes, des choses. Une bonne manière aussi pour nous, de ne pas réfléchir sur notre sort, de ne pas penser, de masquer notre ennui. Autant de moments perdus pour développer notre créativité à trouver d’autres occupations, d’autres centres d’intérêt, d’aller de l’avant. Une bonne manière pour nous de fuir, de nous fuir…


Certains diront sûrement : « il y a de bonnes émissions à la télé, et puis je ne regarde que les reportages et les magasines éducatifs ! ». A cela, je leurs demande simplement de se poser la question suivante : « ces reportages, ces émissions éducatives, d’ailleurs fort rares, m’enrichissent-ils, me font-ils aller au devant de mon prochain, lorsque l’on me montre sa souffrance ? Me poussent-ils à l’action ? »…


Et puis, ayons l’honnêteté de nous demander dans quel état nous nous trouvons lorsque nous éteignons notre téléviseur. Sommes-nous sereins et centrés ? Calmes et en paix ? Ou bien plutôt confus et agités ?


Rappelons-nous tout de même, que la télévision véhicule des ondes et des fréquences qui peuvent certainement se caler sur celles de notre cerveau, et parvenir à les modifier ou à les maintenir dans un certain état. La télé paraît hypnotiser les gens, et combien sont-ils à dire qu’ils ont du mal à se convaincre de l’éteindre. Je laisse à chacun le soin de se faire son idée sur le sujet avec sa propre intuition et son discernement…
Si vous le voulez, je vous proposerais simplement de faire une expérience : pendant un mois, prenez la décision de ne pas regarder la télévision et observer votre réaction. Certainement que cette période sera propice pour vous occuper différemment et jouer de votre créativité. Si vous arrivez à vous en passer, tant mieux. Peut-être que ce sera l’occasion pour vous de vous en débarrasser définitivement. Quant à ceux qui n’y arrivent pas, surtout qu’ils ne s’en formalisent pas. Cette expérience aura eu comme intérêt de leur montrer qu’ils sont dépendants, et il me semble essentiel en revanche, d’en être conscient. Acceptons cet état de fait et essayons petit à petit de nous en défaire. Sachez par exemple, que pour un alcoolique, l’étape primordiale sur la voie de sa guérison, est de reconnaître son accoutumance. Soyons honnêtes, et réalisons que bien souvent, nous acceptons mal de nous savoir dépendants de quelques choses, car cela implique que nous devrons nous reprendre en main, ne plus être complaisant et changer nos habitudes…


Car d’un point de vue plus large, ce sont bien de nos habitudes dont nous allons devoir nous défaire. Que ce soit pour la télé ou pour tout autre chose, nous devrons vivre cette période de notre vie ou l’on quitte ce qui nous est familier pour nous tourner vers une direction nouvelle. Acceptons que cette situation puisse être inconfortable pendant un temps, mais gardons aussi à l’esprit que cette initiative est nécessaire pour passer du stade d’enfant à celui d’adulte responsable et souverain.


Il est essentiel d’intégrer au plus profond de notre être que notre vie présente n’est ni plus ni moins le résultat de nos conditionnements et de nos croyances. Débarrassons-nous d’un de ces fardeaux et notre existence s’en trouvera modifiée. C’est pour cette raison qu’il est si important de se connaître et de comprendre ce pourquoi nous sommes programmés.


On nous a vendus par exemple que le travail rimait avec astreinte et ennui. Demandons-nous au regard de notre vie et de notre activité actuelle, si nous sommes conduits par cette croyance ? Si oui, faisons le nécessaire pour changer. Certains ne manquerons pas de faire remarquer qu’ils ne sont pas masochistes et que pourtant, ils n’ont pas un travail satisfaisant dans lequel ils s’épanouissent. A cela, je souhaite souligner que le propre d’un conditionnement, c’est de penser justement que nous ne sommes pas conditionner. Dans ce cas ci, posons-nous la question de savoir si oui ou non, nous nous autorisons au bonheur, si oui ou non, nous avons assez d’estime pour nous-mêmes afin de nous offrir la possibilité d’exercer une activité rémunératrice et enrichissante. Découvrir ses conditionnements relève d’un travail d’introspection, et non de réflexions superficielles qui nous arrangent. Affirmons que nous pouvons prendre plaisir dans une activité tout en gagnant de l’argent. Donnons-nous les moyens de ces changements et gardons à l’esprit que tout ne se fera pas en un jour. Persévérance et patience seront nos plus sûres alliées sur ce chemin…
Bien souvent, le fond du problème réside dans le manque de considération et le manque d’estime que nous nourrissons à notre égard et qui nous fait dire par exemple : « qu’une chance comme celle-ci est pour les autres mais certainement pas pour nous ».
Ces carences affectives nous conduisent à ne plus nous respecter, à ne plus respecter non plus nos intuitions, mais aussi les appels de notre corps lorsque celui-ci nous rappellent par ses maux, que telle ou telle situation est devenue insoutenable…


C’est à chacun que revient la responsabilité de rechercher les croyances qui l’animent afin de s’en défaire. Personne ne le fera pour nous. Nous savons par exemple quels ravages provoquent la télévision, alors qu’attendons nous pour ne plus là regarder ?


Pour beaucoup, cette habitude vient aussi du fait qu’ils pensent que sans leur téléviseur, leur vie serait moins gaie. Pourtant, s’abstenir serait une bonne manière de faire face courageusement à leur ennui, afin d’y remédier. La Vie est riche et belle pour peu que l’on en profite. Il ne tient qu’à nous de développer notre créativité pour la transformer, de nous créer des occupations qui nous engagent, qui nous impliquent, qui feront en sorte que nous ne resterons plus passifs et que nous ne subirons plus notre existence… Vivons la Vie !
Prenons enfin conscience de tous ces conditionnements, ainsi que de leurs vecteurs, et débarrassons-nous en une bonne fois pour toute. Faisons les sortir de notre vie au sens propre comme au sens figuré.


Comprenez-vous pourquoi, depuis que nous sommes petits, certains ont utilisé tous les moyens qui étaient à leur disposition, afin de faire en sorte que nous n’ayons pas d’estime pour nous, afin que nous nous dévalorisions ? Tout simplement pour qu’à chaque fois que quelque chose ne tourne plus rond dans notre vie, nous ne remettions surtout pas en question la Société dans laquelle nous vivons, avec toutes ses imperfections, mais nous-mêmes !


On nous a vendu l’idée que nous n’étions pas normaux dès lors que nous nous trouvions en désaccord avec cette Société, que c’est nous qui étions « défectueux » et non l’inverse. Qu’il nous fallait nous remettre dans le droit chemin quoi qu’il advienne et quoi qu’il puisse nous en coûter !
Comprenez bien que de cette manière, ce qui sont les instigateurs de cet « ingénieux » mécanisme, le préserve efficacement et durablement contre tout changement, et maintiennent de façon infaillible leurs privilèges et leur pouvoir.
Conscient de cela, c’est à nous que revient l’importante responsabilité d’épargner à nos enfants toutes ces sources de conditionnements et de souffrances, dont nous-mêmes avons déjà fort à faire pour nous en débarrasser !


L’éducation, l’enseignement jouent un rôle essentiel dans l’apprentissage des petits, alors ne les laissons pas dans les griffes de nos institutions. Personne ne nous y oblige d’ailleurs. Il n’y a que notre propre immobilisme, notre propre conformisme, nos propres peurs qui puissent nous en empêcher !


C’est à nous que revient la tâche, ô! combien merveilleuse (ne veut pas dire facile !), de trouver d’autres alternatives. Jouons de notre créativité, tout est à redécouvrir… Ne dit-on pas que nous avons pour mission en tant que parents, d’élever nos enfants ? Ne la méritent-ils pas, cette « élévation » ? Des alternatives existent déjà. Des écoles, où l’on prend soin de l’individualité de chacun, où les rythmes sont respectés. Des écoles dans lesquelles, les arts, les travaux manuels retrouvent leur juste place, où l’intuition et l’imaginaire des enfants sont stimulés. Ces enfants prennent conscience de leur valeur, mais aussi de celles des autres et comprennent, que tous, ils sont uniques dans leur multiplicité. Qu’ils n’ont pas besoin de se comparer à leur camarade, et que la compétition est veine. Ces écoles existent déjà, « Steiner », « Montessori ». Bien sûr elles ne sont certainement pas idéales, mais c’est à nous que revient le devoir de les parfaire…
Aujourd’hui, en tant que parents, nous avons le droit, si tel est notre souhait, de faire nous-mêmes l’éducation de nos enfants. Certains ont eu l’idée de se regrouper, et, en fonction de leur qualités et connaissances, se sont partagés leur éducation. Donnons libre cours à notre imagination, rendons enfin l’enseignement vivant en toute chose et allons de l’avant.


Et puis, gardons à l’esprit, que si nous sommes différents de part ce que nous pensons, nos enfants le serons forcément. Si nous décidons de les envoyer dans des institutions classiques, c’est marquer d’autant plus cette différence, nous les marginalisons. Il m’a été donné de recueillir les témoignages d’enfants, dont les parents étaient ouverts et qui vivaient assez mal leur isolement dans le milieu scolaire. Il me semble plus logique de nous trouver avec des individus qui nous ressemblent, plutôt que le contraire, d’autant plus que les enfants « normaux » sont assez cruels avec ceux qui ne leurs ressemblent pas.
Vous viendrait-il à l’idée, par exemple, de chercher à travailler dans une boucherie, alors que vos motivations sont le respect des animaux, et que vous êtes végétariens ? Un tel emploi nous rendrait certainement malheureux… Par analogie, croyez-vous que votre enfant puisse se sentir à son aise, si chaque jour, ses petits camarades se moquent de lui parce qu’il ne connaît aucune des émissions que, eux, regardent, se moquent du fait qu’il n’ait pas chez lui de télévision… N’en doutons pas, posséder un téléviseur est un standard planétaire, et j’ai pu constaté avec affliction, que souvent, certains devoirs portaient sur des émissions télévisées… Ne mettons pas délibérément nos petits dans la cage aux fauves, laissons leurs le temps de s’y préparer et d’être à la hauteur…


Enfin, prenons conscience du fait que le système actuel et tout ce qui l’accompagne existe, parce que nous le voulons bien. Nous avons donné notre pouvoir, mais nous pouvons tout aussi facilement le reprendre, quoi de plus simple ? L’école ne changera pas. En revanche, si elle ne nous convient pas, n’y mettons plus nos enfants. Nous prenons conscience que la télévision nous est nuisible, débarrassons-nous-en ! Ceci est valable dans tous les domaines et les aspects de la vie.


Nous détenons peut-être peu de chose entre nos mains, mais cet unique pouvoir que nous possédons à la valeur d’une perle magnifique ; c’est celle de pouvoir décider librement de ce que nous désirons. D’être des personnes souveraines.


Gardons toujours à l’esprit que nous sommes la clé de tout changement, intérieur et extérieur…Que nous façonnons notre réalité…

 

Arnaud Laforet

HorizonForet-3"Vers un nouveau paradigme"

2012 et après