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EUROPE : Hier Hitler au pouvoir. Aujourd’hui le passé se répète-t-il en France ?

Publié par Dav sur 1 Avril 2013, 21:43pm

Catégories : #Société

Les médias français (tv radio presse) appartiennent à un nombre de plus en plus restreint de multinationales dont l’activité n’a rien à voir avec le journalisme. Cette centralisation a pour conséquence une uniformisation dans le traitement médiatique de certains sujets. Dans ce contexte il nous paraît intéressant de revenir sur la centralisation médiatique ayant eu lieu dans les années 30 en Allemagne, centralisation ayant favorisé la montée au pouvoir d’Adolf Hitler. Médias et montée du nazisme : le trust Hugenberg

 

 

Alfred Hugenberg acquit son influence et sa fortune comme président du directoire de Krupp, une des principales entreprises du complexe militaro-industriel allemand au début du 20ème siècle. La très lucrative 1ère guerre mondiale permit à Alfred Hugenberg de développer en parallèle un groupe de médias. Ainsi en 1918, il contrôle directement ou indirectement 1 600 journaux allemands, ce qui en fait de lui le patron du plus grand groupe de presse européen.
À partir des années 1920, le Trust Hugenberg comprend une agence de presse, la Telegraphen Union (TU), la société de production d’actualités filmées UFA, l’agence de publicité ALA , et enfin la maison d’édition Scherl. Il couvre donc toutes les formes de médias du moment.
Fort de cette position Alfred Hugenberg se découvre rapidement un destin politique. Après l’avoir rejoint dès la fin de la guerre, il devient président du DNVP (parti national du peuple allemand) en 1928.
En 1931, soit deux ans après la crise de 29 et deux ans avant l’accession au pouvoir d’Hitler, Hugenberg forme avec le parti nazi une alliance dite « de front national » pour « la destruction du mouvement révolutionnaire marxiste d’inspiration bolchévique ». Adolf Hitler accède alors aux médias du Trust Hugenberg, qui va lui donner une tribune de choix tout au long de son ascension. Afin d’illustrer le phénomène nous nous attarderons sur l’exemple du traitement médiatique ayant eu lieu, à partir de 1929, du plan Young. Ce plan prévoyait une diminution de 17 % des « réparations » incombant à l’Allemagne suite à la signature du traité de Versailles. Ce plan prévoyait aussi un échelonnage du remboursement de ces « réparations » jusqu’en 1988. Les médias allemands ne cessèrent alors d’imputer tous les maux du peuple allemand (qui souffrait d’un taux de chômage record suite à la crise de 1929) au nécessaire remboursement des réparations. Or c’était tout simplement faux, seules 13% des sommes envisagées en 1919 seront finalement payées par l’Allemagne. Mais cette propagande mensongère aura favorisé la montée au pouvoir d’Hitler avec le sentiment de revanche dont chacun connaît les conséquences.

Alfred Hugenberg

En janvier 1933 Hugenberg devient un des ministres principaux du premier cabinet d’Hitler. Dans la même année il sera contraint de quitter son poste et de céder ses entreprises de médias au 3ème Reich. Il obtient néanmoins, grâce à l’intervention de Gœbbels, le droit de garder sa maison d’édition. Il demeure membre du Reichstag jusqu’en 1945, même s’il n’y joue plus aucun rôle.
La somme de ces événements fait qu’en 1945 il apparaît comme une évidence aux Allemands qu’il faudra désormais limiter l’influence des intérêts industriels dans la production et la diffusion de l’information. D’où le tabou «Hugenberg» : cette loi allemande, non écrite, interdit depuis au capital industriel d’investir dans les médias allemands.

L’histoire se répète-t-elle en Union Européenne?

 

Bien qu’il soit difficile de comparer directement les instances dirigeantes actuelles avec le parti nazi, la situation actuelle fait tout de même froid dans le dos. La concentration de la plupart des médias entre les mains de groupes industriels  n’ayant pas intérêt à divulguer certaines informations, la connivence entre ces groupes et le pouvoir politique, enfin l’uniformité dans le traitement de certains sujets, comme lors du référendum de 2005 sur l’Union Européenne, voilà des éléments qui amènent légitimement à se poser des questions.

Philippe Aghion, économiste, résume la situation en ces mots : « Ici (en France) les rapports entre politiques, industriels et médias tiennent quasiment de l’inceste. Souvenez-vous de Nicolas Sarkozy convoquant Eric Fottorino dans son bureau pour lui exprimer sa préférence parmi les potentiels racheteurs du Monde ! Une scène inimaginable dans un pays d’Europe du Nord. Et si le Président n’intervient pas auprès d’autres médias, c’est bien parce qu’il n’a pas à le faire : ils appartiennent  à des conglomérats (Bouygues, Dassault…) qui ont signé des contrats publics avec l’État. Qui peut croire qu’ils se montreront critiques envers son chef ? D’où l’importance de légiférer, d’imposer des garde-fous et de s’assurer , comme c’est le cas en Allemagne, qu’aucune entreprise obtenant des contrats publics ne puisse posséder de grands médias. »
Si les groupes industriels contrôlant presque tous les médias ont intérêt à l’accélération de la construction européenne, est-il concevable qu’ils usent de leurs outils médiatiques pour influencer l’opinion publique sur un sujet aussi fondamental et déterminant ? Cette question prend tout son sens quand on se souvient à quel point étaient stigmatisés les tenants du NON lors de la campagne pour le référendum de 2005. Le NON fut tout de même majoritaire, mais les instances dirigeantes, de connivence avec les lobbys industriels et donc médiatiques, n’en ont eu cure et sont passés outre.

Remarquons à ce propos que les responsables politiques remettant en cause les fondements même de l’UE ont le plus grand mal à trouver des créneaux pour exprimer leur point de vue dans les grands médias commerciaux, et que leurs positions y sont systématiquement déformées et/ou caricaturées. Dans ces conditions, le projet de contrôle centralisé des médias des pays de l’UE via la commission européenne actuellement en cours (cf article « Leveson: EU wants power to sack journalists » the Telegraph 22/01/2013), ne peut qu’inspirer la méfiance.

Quand bien même le parallèle entre le parti nazi et les instances dirigeantes européennes actuelles a ses limites, le parallèle entre les deux situations exposées dans cet article devrait être un minimum exposé par les grands médias, ne serait-ce qu’en prévention d’un bégaiement de l’histoire contemporaine.

 

source : journal-audible.org

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lasorciererouge 24/11/2013 09:31


http://www.youtube.com/watch?v=YWVt5TCVWD4#t=58


 


Monsieur Daniel Balavoine: J'emmerde tous les pouvoirs

ungars 02/04/2013 20:42


Encore une couche :


http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-chypre-l-echec-et-mat-de-l-euro-.aspx


Là, c'est nettement plus grave. Commencez à envisager de vider vos comptes et livrets...

Isa 02/04/2013 15:37


Une bonne raison pour boycoter la presse.

Juggernaut 02/04/2013 15:06


- Hitler pratiquait le National Sozialismus (Na-Zi) : nos politiques d'aujourd'hui pratiquent l'International Socialisme !


- Hitler pronait l'Ordre Nouveau : nos politiques aujourd'hui veulent instaurer le Nouvel Ordre Mondial. Le Comité des 300, la Commission Trilatérale, les
Bilderberg ... les Illuminati en général en sont les "promoteurs" et représentent le danger absolu.


- Hitler utilsait la Propagandastaffel et contrôlaient les médias : nos politiques d'aujourd'hui abusent de la Propagande et de leur contrôle sur les médias.


- Hitler était grand ami avec Le Grand Mufti de Jérusalem Amin Al Husseini ennemi juré des juifs, qui représentait la Force Arabe. http://www.facebook.com/video/video.php?v=1028533526702
 ... et aujourd'hui, les dirigeants actuels ne jurent que par leur collaboration avec l'Islam (avec ce que l'on en connait et que l'on constate tristement au
quotidien).


"Il arrive que l'Histoire repasse les plats mais ce sont rarement les meilleurs" : André Frossard.


"L'Histoire se répète pour ceux qui n'en ont rien appris" : Winston Churchill

ungars 02/04/2013 08:42


Oui, l'Europe se nazifie à vitesse grand V :


http://www.dailymail.co.uk/news/article-1179902/Revealed-The-secret-report-shows-Nazis-planned-Fourth-Reich--EU.html

gwendal 02/04/2013 01:40


Le fait que "front national" soit écrit aussi gros que "hugenberg" montre une volonté de l'auteur de continuer le vieil et faux amalgame entre le nazisme et une des droites
francaise


Petit rappel historique: le nazisme est la contraction allemande de "nazional socialisme" ...donc rien a voir avec une droite de n'importe quel autre pays


Pour le fond du reste de l'article, je suis d'accord, car on constate tous les jours clairement que les opposants au système européen tout puissant sont baillonés
médiatiquement


L'ue est une dictature, que certains russes, qui ont connu l'urss, n'hésitent pas a appeller "l'union socialiste soviétique européenne" (l'USSE)

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