Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Europe: La pauvreté augmente, l'aide est réduite...

Publié par Dav sur 9 Février 2013, 13:50pm

Catégories : #Société

 20120131pht36666_original.jpgLe projet de budget de l’Union européenne pour 2014-2020 réduit fortement l’enveloppe pour l’aide alimentaire, malgré la situation de la pauvreté en Europe.

« Le soutien à l’aide aux plus démunis sera de 2,1 milliards d’euros pour la période 2014-2020 », lit-on dans le document présenté vendredi par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, aux dirigeants de l’UE réunis à Bruxelles. Ce qui représente 300 millions d’euros par an. Pendant la période 2007-2013, cette aide européenne était de 3,5 milliards d’euros, soit 500 millions par an.

La réduction de cette enveloppe intervient alors qu’en France, par exemple, les Restos du coeur, qui distribuent chaque année des millions de repas, ont enregistré cette année une explosion des demandes d’aide . Cette aide européenne représente 23% des repas distribués par les Restos du Coeur et 15% de ses ressources, selon les dirigeants de cette organisation caritative.

 

18 millions de personnes concernés

 

Le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) a été créé en 1987 pour redistribuer aux populations pauvres de l’UE d’une partie des surplus agricoles communautaires. La disparition de ces derniers pose la question de la survie de ce programme, contesté en outre par des pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, qui estiment que ce type d’aide ne relève pas des compétences communautaires.

Les avocats de ce programme, comme la France, font valoir que le PEAD permet de répondre aux besoins alimentaires vitaux de plus de 18 millions de personnes en grande difficulté.

 

Le Journal du Siècle

NP le nouveau paradigme

Commenter cet article

gwendal 09/02/2013 23:16


@lasorcièrerouge, c'est une très bonne idée. Si çà se faisait chez moi, je prendrai souvent et déposerai peu vu que je ne mange déjà qu'1 repas par jour (et quand mon assiette retrouve la cuisine
elle est vide!).


Mais je serai ravi d'essayer la cuisine des voisins


Je "compenserai" en laissant de temps en temps un pain que je fais moi-même...

lasorciererouge 09/02/2013 14:04


Contre le gaspillage, un immeuble finlandais partage la nourriture



09 fév






 


HELSINKI – Jukka Peltonen vient d’acheter des clémentines mais, mauvaise surprise, elles sont trop acides à son goût.


Plutôt que de les jeter, ce directeur d’une entreprise de communication va mettre les fruits à disposition
de ses voisins dans un garde-manger communautaire aménagé dans la cave de son immeuble de Roihuvuori, une banlieue résidentielle d’Helsinki.


Partager les restes pour lutter contre le gaspillage alimentaire: depuis 4 mois les 200 habitants qui, comme lui, résident dans deux immeubles voisins, sont invités à cette expérience inédite,
une initiative qui s’inscrit dans la ligne d’une multitude de projets lancés ces dernières années pour une consommation responsable.


Yaourts proches de la date de péremption, charcuterie encore emballée, fromage, pain, fruits et légumes, boissons : Les étagères accueillent toute sorte de victuailles.


Chacun est censé laisser une marque de son passage sur un registre accroché à la porte du placard, dans une pièce où la température est maintenue à 6 degrés en toutes saisons.


On donne notre numéro d’appartement, on dit si l’on a pris ou déposé quelque chose, et on laisse un petit commentaire si on le souhaite, explique M. Peltonen, 51 ans, barbe finement taillée et
casquette à la Gavroche sur la tête.


Une page Facebook précisant les stocks doit aussi être mise à jour.


Ce type de partage étant juridiquement peu codifié c’est sur la confiance que reposent les échanges entre résidents.


Depuis la semaine dernière, on peut laisser des restes de plats cuisinés. Celui qui les dépose doit inscrire dans le registre les ingrédients que contient le plat. S’il raconte n’importe quoi, ou
si quelqu’un tombe malade, le cuisinier sait bien qu’il sera tenu responsable, observe Jukka Peltonen.


Ce projet antigaspillage est né il y a deux ans dans la tête de Heikki Savonen, 44 ans. Je me suis demandé pourquoi on ne créerait pas un Facebook de la nourriture, au niveau d’un quartier, ou
même d’une ville, pour éviter le gaspillage, se souvient ce styliste qui fourmille d’idées. Il s’associe alors à l’Institut finlandais de recherche agroalimentaire (MTT).


Après avoir lancé l’idée sur l’internet, il finit par se rapprocher des habitants des immeubles de Roihuvuori. C’était parfait. Avec 100 appartements, la taille était correcte. Et la population
très diverse: des familles de classe moyenne, des personnes âgées et des étudiants vivant seuls, raconte Heikki Savonen.


Pour l’institut agroalimentaire, l’expérience est avant-gardiste. Produire de la nourriture qui est ensuite jetée est un grand gâchis pour l’environnement, note Juha-Matti Katajajuuri, chercheur
à l’institut. Les ménages finlandais jettent 130.000 tonnes de nourriture chaque année.


A Roihuvuori, la participation au projet peut encore progresser car, après quatre mois d’essais, seule une dizaine de personnes laissent régulièrement des commentaires sur le registre. Restons
réalistes. Tout le monde ne va pas s’en servir, reconnaît Jukka Peltonen. Il y a aussi des utilisateurs secrets: ils se servent mais n’écrivent rien. Les personnes âgées, par exemple, ont parfois
honte de prendre la nourriture des autres, et préfèrent donc ne pas le dire.


L’été, les gens sortiront plus. Ils seront donc peut-être plus nombreux à participer, espère-t-il.


Difficile de dire à quel point les participants au système ont réduit leur facture au supermarché. Pour Heikki Savonen, un brin rêveur, là n’est pas le plus important. A long terme, une telle
initiative pourrait créer un sentiment de communauté. Les gens se croiseraient dans les couloirs de l’immeuble, et se diraient: tes pâtes d’hier soir, elles étaient super bonnes!


Afp

Nous sommes sociaux !

Articles récents