Le Nouveau Paradigme

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EXPÉRIMENTATION ANIMALE : TOUT SAUF SCIENTIFIQUE !

Publié par Dav sur 6 Septembre 2012, 13:52pm

Catégories : #Société

Expérimentation animale : Tout sauf scientifique !

 
Un nouveau témoignage d'un médecin britannique le confirme : expérimenter sur des animaux ne permet pas de trouver des remèdes pour l'homme.

 

Cette pratique persiste surtout car elle est très lucrative et permet de “publier”. Dans l'intérêt de notre santé, nous devrions cesser de sacrifier des animaux et nous tourner tout d'abord vers une bonne hygiène de vie.

 

Le Dr Martin Ashby a obtenu son doctorat de médecine à la University College London Medical School, après avoir obtenu un diplôme en psychologie. Il s'est formé à la médecine générale. Il a ensuite été le médecin-chef d'un service de soins de base pour des sans abri dans le nord de Londres.

 

Trois ans plus tard, il a repris l'exercice de la médecine générale tout en travaillant dans une unité de sevrage alcoolique et de désintoxication dans le sud de Londres. Il a passé quatre ans à se former à la médecine palliative et il a travaillé comme consultant en médecine palliative dans un hospice de la côte sud de Grande Bretagne.

 

Pour faire carrière en recherche scientifique, il faut que les expériences menées en laboratoire soient publiées dans des périodiques à comité de lecture. Plus il est l'auteur de telles publications et plus un chercheur est reconnu dans son domaine. Quel que soit l'intérêt réel de l'expérience ! Dans l'interview que nous vous présentons ce trimestre, un navrant exemple de cet immense obstacle à l'abolition de l'expérimentation animale. Et des réflexions d'un médecin plein d'humanisme et de bon sens.

 

Antidote Europe (AE) : A quel moment au cours de vos études de médecine avez-vous commencé à remettre en question la validité des “modèles animaux” pour la médecine humaine ?

Martin Ashby (MA) : Pendant ma formation à l‘école de médecine, nous devions faire des expériences sur des cuisses de grenouille et sur des coeurs de lapin. Ces expériences faisaient partie du module de physiologie humaine. Plusieurs collègues et moi-même avons pris part à l'expérience sur des cuisses de grenouille, soit des études de la conduction nerveuse sur des cuisses sectionnées de grenouilles tuées juste avant.

 

Comme nous étions plusieurs à penser que nous n'avions rien appris, nous avons refusé de participer aux expériences sur les coeurs de lapin, prévues quelques semaines plus tard. On nous disait que ces expériences étaient une partie “essentielle” de notre formation et de notre compréhension de la physiologie du système nerveux et du coeur humain.

Si nous tentions d'en débattre, certains physiologistes devenaient très intransigeants, voire intimidants, et même certains collègues médecins étaient, tristement, tout aussi fermés au dialogue et accrochés à leur statut de “patrons”. Mon espoir que l'université enseigne à penser et à questionner était menacé. Pour moi, la science devait être une constante remise en question du dogme mais elle commençait à m'apparaître comme un groupe quasi religieux !

Deux ans plus tard, j'ai appris que ces expériences avaient été supprimés du cursus, preuve qu'elles n‘étaient nullement “essentielles” pour notre formation. Je me suis demandé quelles autres expériences sur des animaux avaient été faites dans les cursus antérieurs sans être davantage “essentielles”. C'est ainsi que j'ai commencé à me poser des questions. Cette expérience m'a appris beaucoup.

 

La médecine est souvent une corporation très conservatrice. Quiconque remet en question le savoir acquis peut susciter la résistance et le ridicule. En gros, nous devions nous couler dans le moule du candidat idéal. C'est un triste état des choses. A partir de ce moment, quand on me disait qu'une expérimentation animale était essentielle, j'avais appris à remettre en question cette affirmation.

 

AE : Quelle est votre opinion actuelle sur l'expérimentation animale ?

 

MA : Je me suis mis à lire les argumentations pro et anti-vivisection. A l‘époque, la plupart des organisations anti-vivisection discutaient du fondement éthique des expériences sur des animaux et les pro-vivisection disaient à quel point la recherche sur des animaux serait essentielle, en utilisant des arguments émotionnels allant jusqu‘à : “Faut-il tester un médicament sur un chien ou sur votre bébé ?”

Toutefois, j'ai bientôt été intéressé de découvrir qu'il y a de plus en plus de médecin

s et de scientifiques qui mettent en question la pertinence et la fiabilité des expériences sur des animaux pris comme modèles de maladies humaines. J'ai tenté d'en rencontrer certains.

 

Beaucoup ne voulaient pas parler de peur de représailles sur leurs carrières. J'ai lu des livres du Dr Ray Greek, du Pr Pietro Croce, entre autres. J'ai ainsi commencé à apprendre qu'il y a de nombreux exemples (que je ne listerai pas ici) où les expériences sur des animaux ne prédisent pas les réactions chez l'homme.

 

Mon opinion s'est ainsi faite. Tester un médicament ou un traitement sur un animal dans le but de vérifier s'il est sûr et efficace pour l'homme n'est pas de la science. Au mieux, lorsqu'un résultat a été prédit sur un modèle animal, ceci n'a été que pure coïncidence et non le résultat d'un processus scientifique.

 

Outre les différences physiologiques, la complexité des réactions humaines et les interactions entre un état pathologique et la santé psychologique et sociale ne doivent jamais être minimisées.

 

Dans mon domaine, la médecine palliative, une grande partie de mon travail consiste à traiter les patients pour la douleur. Je suis toujours frappé de constater comment des maladies presque identiques peuvent causer des douleurs terribles chez certains patients et pas de symptômes chez d'autres.

 

Les médicaments peuvent soulager certains de façon étonnante et causer des effets secondaires intolérables chez d'autres.

(...)

 

 

 

 

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  • Editeur de l'actualité : antidote-europe.org
  • publi 3-4Vers un nouveau paradigme
  • 2012 et apres

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MaRichesse.Com 06/09/2012 21:44


C'est evident! avant tout les animaux sont differents des humains!

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