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Fin de vie : l’Ordre des médecins propose une aide à mourir

Publié par Dav sur 16 Février 2013, 18:32pm

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Pour la première fois, le conseil national de l’Ordre des médecins a envisagé qu’un collège médical permette une « sédation terminale » pour des patients en fin de vie, réservée à des situations auxquelles la loi actuelle – la loi Leonetti de 2005 – ne donne pas de réponse.

"Toutefois, la loi peut n'offrir aucune solution pour certaines agonies prolongées ou pour des douleurs psychologiques et/ou physiques qui, malgré les moyens mis en œuvre, restent incontrôlables", note le conseil national de l'Ordre des médecins dans un texte rendu public jeudi. | AFP/VALERY HACHE

« Toutefois, la loi peut n’offrir aucune solution pour certaines agonies prolongées ou pour des douleurs psychologiques et/ou physiques qui, malgré les moyens mis en œuvre, restent incontrôlables », note le conseil national de l’Ordre des médecins dans un texte rendu public jeudi. | AFP/VALERY HACHE

« Sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la personne, atteinte d’une affection pour laquelle les soins curatifs sont devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision médicale légitime doit être prise devant des situations cliniques exceptionnelles, sous réserve qu’elles soient identifiées comme telles, non pas par un seul praticien mais par une formation collégiale », estime l’Ordre dans un texte rendu public jeudi qui évoque « un devoir d’humanité » sans employer directement le terme d’euthanasie pour décrire cette assistance médicalisée pour mourir.

 

 

DES SITUATIONS QUI « NE PEUVENT DEMEURER SANS RÉPONSE »

 

La loi Leonetti de 2005, encore mal connue, « répond au plus grand nombre de situations de fin de vie », souligne le conseil national de l’Ordre des médecins dans ce document intitulé « Fin de vie, ‘Assistance à mourir » ». Cette loi « autorise, en fin de vie l’emploi de traitements à doses efficaces pour soulager le patient, avec son accord, quand bien même ces doses seraient susceptibles d’écourter ce qui reste de vie », rappelle l’Ordre. « Toutefois, la loi peut n’offrir aucune solution pour certaines agonies prolongées ou pour des douleurs psychologiques et/ou physiques qui, malgré les moyens mis en œuvre, restent incontrôlables », note-t-il.

 

Ces situations, mêmes « rares, ne peuvent demeurer sans réponse » poursuit l’Ordre. « Une sédation, adaptée, profonde et terminale délivrée dans le respect de la dignité pourrait être envisagée, par devoir d’humanité, par un collège dont il conviendrait de fixer la composition et les modalités de saisine », estime l’Ordre.

 

 

3 000 EUTHANASIES PAR AN

 

Il s’agit d’une des préconisations du rapport du professeur Didier Sicard sur la fin de vie en France (ici en PDF) remis au président de la République François Hollande en décembre 2012. Le constat du professeur Sicard était sans appel : il faut « mieux faire droit aux attentes et espérances des citoyens à l’égard de la fin de vie ». Prenant acte que la majorité des Français souhaitent être aidés médicalement pour mourir (56 % selon un sondage réalisé par la mission), il proposait que la loi Leonetti soit appliquée non pas à la lettre mais dans son esprit et qu’une sédation terminale (administration d’opiacés entraînant le coma puis la mort) puisse être administrée par les médecins aux patients qui l’auraient demandé de façon réitérée. Il avait rejeté l’idée d’inscrire l’euthanasie dans la loi.

 Le débat avait été relancé avec une lettre le 6 février de 250 médecins au président François Hollande pour protester contre des sanctions à l’encontre d’un urgentiste inculpé pour « empoisonnement » de sept malades en fin de vie. Durant sa campagne pour l’élection présidentielle, François Hollande avait promis « une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité » pour « toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable » mais sans jamais utiliser le mot euthanasie.

Malgré l’interdiction, le nombre d’euthanasies peut être évaluée à 3 000 par an en France, a indiqué le 1er février un responsable de l’Institut national d’études démographiques, Nicolas Brouard.

Source : Le Monde

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lasorciererouge 30/10/2013 20:04


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C'est un fou furieux ce mec !

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